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Mark Knopfler mini bio

Portrait d’un guitariste unique
Mark Knopfler
Publié le 5 décembre 2021

 

                 Par Mel Dee

Je me souviens des longues ballades en voiture, mon oncle conduisant au rythme de ses chansons préférées, parmi elles, Sultans of swing passait et repassait, et ce durant toute mon enfance. Cette chanson est un hymne, qui fait partie intégrante de notre vie et de celles des générations futures qui auront la chance de découvrir l’histoire du rock. Je vous emmène en ballade pour découvrir ou redécouvrir le grand guitariste derrière cette magnifique chanson.

Mark Freuder Knopfler est né à Glasgow en Écosse le 12 août 1949. Son père Erwin Knopfler était architecte et joueur d’échecs, il quitte malgré lui la Hongrie en 1939 pour l’Écosse et épouse une enseignante anglaise nommée Louisa Mary (Laidler). Mark à une sœur ainée Ruth et un petit frère David, avec lequel il écrira l’histoire du rock quelques années plu tard.

La maison de la famille Knopfler se situé dans la banlieue de Gosforth à Newcastle. Mark est encore un bébé, mais déjà sensible à la musique, bercée par des émissions musicales de la BBC, comme Listen with Mother et par la voix de sa mère fredonnant sur des comédies musicales. À l’âge de 6 ans, il se réjouissait au son du piano Boogie Woogie et de l’harmonica de son oncle Kingsley, d’ailleurs le petit garçon essaya ensuite d’imiter son oncle sur le piano familial avant de se trouver face <a son destin :

« Le plus beau jour de mon enfance, mon père m’a emmené au magasin de musique local à Newcastle upon Tyne en Angleterre. Je venais d’avoir 15 ans et j’étais amoureux  d’une guitare électrique rouge.»  Raconte Knopfler au journaliste de The Wall Street Jounal, Marc Myers en 2019.

À l’âge de 16 ans, Knopfler forme un duo avec une amie nommée Sue Hercombe et vit sa première apparition à la télévision locale.

Mark Knopfler et Sue Hercombe-1966

Saviez-vous que Knopfler a failli devenir journaliste?  Il à étudié le journalisme au Au Harlow Technical College et à travaillé pour le Yorkshire Evening Post en tant que journaliste junior. Maîtrisant la sténographie, il est affecté dans les salles de presse des tribunaux à Leeds.  En 1970, Mark se spécialise en langue anglaise à l’Université de Leeds et obtient son diplôme en 1973. Le journalisme aide l’auteur compositeur à raconter des histoires basées sur la société et les traduire en chansons.

Évidemment le seul véritable amour de Knopfler est la musique. Bien plus heureux avec une guitare, épluchant la revue musicale Melody Maker  pour les annonces qui cherchent un guitariste, ce qui l’amène à Londres pour auditionner. Il rejoint alors les Brewers Droop, avec lesquels il joue quelques mois en 1973.

Photo: markknopfler.com

Dire Straits : un band mythique 

Mark occupe ensuite un poste de conférencier au Loughton College, puis décide de former un band avec son frère David, alors colocataire avec le bassiste John Illsley qui les rejoint ainsi que le batteur des Brewer’s Droop, Pick Withers,  les Café Racers sont nés. Quel est la relation entre Café Racers et les Dire Straits ?  Je vous prépare un voyage dans l’univers de ce band mythique bientôt, car il mérite un article dédié, restez à l’affut sur famillerock.com !

Les frères Knopfler-Dire Straits.

Musique de cinéma

À partir de 1982, Knopfler compose plusieurs bandes originales de films. Local Hero (1983), Cal (1984),  The Princess Bride (1987), Last Exit to Brooklyn (1989), Wag the Dog (1998) Metroland (1999), A Shot at Glory, (2001) et Altamira (2016).

Duolian String Pickers et Notting Hillbillies

Steve Phillips était un musicien de blues-country, luthier et peintre, en 1968, Knopfler l’interview et les deux musiciens deviennent des amis. Ils jouent ensemble sous le nom des Duolian String Pickers. La même année, dans un pub The Grove à Leeds, Phillips et Knopfler jouent des classiques du blues avec Brendan Croker pour la première fois.

Brendan Croker, Mark Knopfler, Steve Phillips. Leeds le 31 mai 1986

Quelques années plus tard, alors que Mark vit un succès fulgurant avec Dire Straits, Phillips l’approche pour qu’il participe à la production de son album avec Croker. Mark ajoute Guy Fletcher dans la collaboration. Finalement, il ne se contente pas de produire seulement, mais il décide de transformer le projet en band. Pensant possiblement se la couler douce avec ses vieux camarades, Mark se voit emporté dans une nouvelle aventure à grand succès international. L’album Missing…Presumed Having a Good Time est au top, s’ensuit une tournée en 1990. 

En solo et en duo

Knopfler a une longue carrière solo agrémentée de belles collaborations. Déjà en 1979, Bob Dylan fait appel à lui pour son album Slow Train Coming, puis Infidels (1983), Down in the Groove (1988) et la compilation Chimes of Freedom (2012). La liste des artistes qui ont collaboré avec Mark est éblouissante.

En 1990 sort l’album Neck and Neck en duo avec Chet Atkins. Cet album a gagné deux Grammy en 1991, pour les chansons Poor Boy Blues et So Soft Your Goodbye.

Mark Knopfler and Chet Atkins – Photo rockpaper.com

Golden Heart (1996) est le premier album solo de Mark. Des chansons au goût à la fois simple et sophistiqué, unique et romantique. La même année, il enregistre dans le studio de télévision de la BBC An Evening With Mark, qui sort en vidéo en 1997 sous le nom A Night In London.

Sailing to Philadelphia (2000), deuxième album solo. Son manager, Ed Bicknell, laisse la place à Paul Crockford. Une vidéo coup de cour ci-dessous.

Lors de la tournée en 2001 de l’Amérique du Sud à Moscou, Mark finit les shows avec cette chanson inédite Pyroman qui ne figure pas dans l’album. Écoutez l’intro … magnifique.

En 2002, quatre concerts de charité sous le nom de Mark Knopfler and Friends sont donnés, avec les Notting Hillbillies en première partie. Cette même année, sort son album The Ragpicker’s Dream.

Le 17 mars 2003, Mark Knopfler subit un accident de moto, sa convalescence lui permet de composer son album suivant, Shangri-La au style country-blues. Pour cet album, une grande tournée commence le 28 février 2005 à Johannesbourg et se terminer à Vancouver le 31 juillet 2005.

All the Roadrunning (2006) est un  album en collaboration avec rien de moins qu’ Emmylou Harris, il est suivi de Kill To Get Crimson (2007) et Get Lucky (2009). Privateering (2012) est un album, qui marque une tournée spéciale, car la légende Bob Dylan est à l’affiche avec Knopfler. Puis une tournée européenne en 2013.

Attention aux larmes, voici le duo exceptionnel, qu’est ce que j’aurai aimé être là :

Tracker (2015) est le huitième album solo de Knopfler, suivi de Down The Road Wherever (2018), qui donne lieu à une tournée en 2019.

Les guitares

Dresser la liste de la collection incroyable de Knopfler est un bonheur, toutefois trop longue pour cet article. Voici une petite sélection des plus mythiques.

La première, une Hofner :

Si comme moi votre couleur préférée est le rouge, l’objet le plus magique, la guitare et la valeur des choses est non matériel. Voici une très belle phrase de Knopfler: «  Nous n’étions pas riches, alors la guitare que mon père a achetée était une Hofner Super Solid V2 rouge à bas prix. À la maison, j’aimais tellement cette guitare que j’ai essayé de dormir avec.  … ». knopfler pour The Wall Street Jounal, Marc Myers. 

Mark voulait tellement une Fiesta Red Fender Stratocaster, comme celle de Hank Marvin, mais n’étant pas riche,  il a dû se contenter à l’âge de 15 ans d’une Höfner Super Solid V2 rouge à 50 £.

Mark nostalgique, sous le bras la Höfner Super Solid V2 que son père lui à offert.

La ‘National Steel’, la magnifique :

En 1969, Knopfler à acquis une première guitare National modèle Tricone de 1928. (vidéo). Sa deuxième guitare : La National style ‘O’ aux gravures hawaïennes de 1937 (vidéo). Knopfler l’acquit auprès de son ami Steve Phillips. Cette même guitare qu’on voit sur la pochette de l’album Brothers in Arms, puis sur la pochette du Real Live Roadrunning. Devenu emblématique elle apparait très souvent sur d’autres pochettes, magazines, etc.. En 2006, National crée une parfaite réplique de la Style ‘O’ pour Knopfler, la Reissue.

Knopfler et sa National style ‘O’, Guy Fletcher la Tricone de Knopfler. The Nothing Habillities.

Les Gibson à Knopfler

J’en parle tout le temps, mais je suis une passionnée de Les Paul. La guitare suivante de Knopfler est une Gibson Les Paul Special de 1959 rouge, utilisée avec The Brewers Droop en 1973 et  les Café Racers en 1976 entre autres. Plus tard, Mark ajoute à sa collection une magnifique Gibson Chet Atkins. En 1984, s’ajoute la Les Paul 1984 Reissue 59. En 1994, deux prestigieuses Les Paul de 58 et 59 entrent sur scène. Gibson a sorti une édition limitée de la guitare Custom Les Paul Mark Knopfler 1958.

La Fender rouge

Avec Dire Straits, Knopfler marque nos esprits avec deux Stratocaster : Fiesta Red de 1961 acquise entre 76 et 77, repeinte en rouge en 1978, et la Hot Red de 1962 qui l’a plutôt déçu. Elle s’est vendu aux enchères dans les années 80. Il utilisa ensuite des Schecter “dream machine”.

“La meilleure guitare sur laquelle j’ai  jamais joué”. Knopfler parle de la Pensa-Suhr, en plus de la MKI, il en possède plusieurs modèles.

Voici une vidéo que j’aime beaucoup, regardez le geste de Knopfler à la minute 4:19

 

À mon oncle

Cet article est dédié à mon oncle préféré, c’est celui m’a bercée au son de sa guitare depuis ma naissance et m’a tendu cette fameuse cassette de Deep Purple. Comme l’oncle de Knopfler, Kingsley qui l’a influencé depuis ses 6 ans. Que nous soyons devenus grands musiciens ou grands passionnés, cela est grâce à ceux qui perpétuent l’amour et la culture du rock et de ses origines.

Longue vie mon oncle affectueusement appelé Tonton Nounou et longue vie a la légende Mark Knopfler.

BANNIÈRE: MEL DEE
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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