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Iron Maiden Ottawa

Iron Maiden à Ottawa
Le 15 octobre 2022
Publié le 19 octobre 2022

Texte/Photos: Patrick Loiselle     Photos: Daniel Lagueux

Iron Maiden et le Québec c’est une histoire d’amour qui dure depuis plus de 40 ans.

De la première visite du groupe en 1981 avec Paul Di’anno et la tournée Killers, jusqu’à leur dernière visite avec le Legacy of the Beast Tour en 2019, ce n’est pas moins de 20 visites qu’on a eu droit de leur part. Ils aiment venir chez-nous et on leur retourne la faveur en étant toujours présents quand ils viennent. Sauf que cette fois c’était chez nos très proches voisins, à Ottawa, qu’ils s’amenaient pour une des dernières prestations du Legacy Tour.

Évidemment que la tournée n’aurait jamais duré plus de 4 ans s’il n’y avait pas eu de pandémie, mais c’est la réalité et eux se devaient d’honorer leurs engagements, COVID ou non. Par ailleurs, l’été prochain, ils retourneront sur la route avec un tout nouveau show, le Future Past Tour avec un focus sur Senjutsu et les pièces qu’on n’a pas encore entendues live et Somewhere in Time principalement, donc à suivre en temps et lieu!

Depuis leur visite au Québec en 2019, ils ont profité de la pandémie pour sortir leur 17e album studio, Senjutsu l’an dernier. Malheureusement, ils n’ont pu faire de vraie tournée pour en faire la promotion et on sait que Maiden, lors d’une sortie d’album, joue à profusion leur dernier-né. Comme ils se devaient de visiter les quelques villes restantes à l’agenda, rien ne les obligeait nécessairement de conserver le setlist original, cependant ils en ont profité pour remplacer 4 morceaux du premier segment, soit Where Eagles Dare, 2 Minutes to Midnight, For the Greater Good of God et The Wickerman par 3 pièces de Senjutsu et ont ressorti Blood Brothers. De plus, ils ont remanié l’ordre du setlist.

Photo Daniel Lagueux

C’est donc dans un Canadian Tire Center, domicile des Sénateurs d’Ottawa, déjà bien rempli que Within Temptation ouvre le bal avec la pièce The Reckoning. Le son est quand même bien et le band démontre une grande maturité on stage. Ils ont joué environ 50 minutes et 9 pièces au total dont, entre autres, In the Middle of the Night, Raise Your Banner et Mother Earth. C’était la première fois que je les voyais et s’ils reviennent avec leur propre show, j’y serai. Pendant leur prestation, la salle s’est drôlement remplie et on aura définitivement droit à une salle comble.

Il est maintenant 20h50 et les premières notes de Doctor, Doctor de UFO se font entendre ! Ça veut dire, il reste 5 minutes pour régler nos choses, le show débute. Je les avais revus cet été à Paris, avec cette nouvelle variante, donc pas de surprise de mon côté, mais j’avais hâte de voir comment le groupe se comporterait dans un environnement plus intime et possiblement moins wild qu’à Paris, où on était 38K fans entassés dans un stade de rugby. De plus, Ottawa n’a jamais eu la réputation d’être l’endroit le plus bruyant pendant un show rock. Mais, j’ai été drôlement impressionné pour l’intensité du groupe et par l’énergie de la foule. Tout le monde semblait absolument heureux de participer à cette soirée, band et fans.

Photo Patrick Loiselle

Senjutsu débute les hostilités et ce début de show pourrait ressembler un peu, en termes de feel, à la tournée Book of Souls et If Eternity Should Fail avec une entrée un peu atmosphérique. Gros son de drum et le reste du groupe arrive tranquillement sur le stage. Le son est lourd et Bruce Dickinson est en grande forme. Comme background, c’est un décor typiquement japonais.

2Photo Patrick Loiselle

Photo Daniel Lagueux

On en n’est qu’à la première pièce et déjà on a la visite d’Eddy attriqué en Samouraï. Très à l’aise avec le maniement du sabre ! Suit ensuite Stratego, que personnellement je trouve que c’est la pièce la plus faible du nouvel album. The Writing on the Wall, avec l’intro jouée à la guitare acoustique par Adrian Smith et la foule commence vraiment à embarquer solide. Bruce nous fait chanter le refrain et l’effet est réussi. Les lumières se ferment et on entend toutes sortes de bruit, c’est le temps de changer de décor et de retourner loin en arrière soit à l’époque Pièce of Mind (1983) et Revelations. Revelations n’a jamais été ma préférée en studio, mais live c’est une autre bête. Un de mes highlights à Paris et encore cette fois, elle est superbe.

Photos Daniel Lagueux

Première pause, discussion pour Bruce qui en profite pour nous présenter Blood Brothers, à sa façon coutumière. Le moment fort de la pièce est le solo de Janick Gers. Autant on peut trouver son jeu un peu clownesque et même qu’à l’occasion on se demande quasiment s’il joue vraiment. Sur cette pièce il est très sérieux et s’applique à la jouer de façon parfaite. C’est son moment et il le sait.

Photo Daniel Lagueux

Autre changement de décor pour l’épique Sign of the Cross. Pour moi c’est toujours un moment fort d’un show de Maiden, cette pièce est intense, théâtrale et tellement bien faite. De plus, la foule a sa place pour vraiment s’impliquer et participer. Un autre grand moment de la soirée. Flight of Icarus est la suivante. Pendant de nombreuses années et malgré les demandes répétées des fans, le groupe s’obstinait à la laisser de côté, jusqu’au début du Legacy Tour. La réaction fut instantanée et c’est maintenant une des pièces les plus bruyamment accueillies par la foule et où le visuel est au premier plan avec Bruce et son lance-flammes et l’Ange géant Icarus qui à la fin, s’étant trop approché du soleil, finit par faire fondre ses ailes et s’effondrer. Très visuel comme séquence.

Photo Daniel Lagueux

Les gros canons suivent, Fear of the Dark débute la séquence avec Bruce avec un autre de ses nombreux changements de costumes et sa lanterne. Réaction encore très forte de la foule, le « party est vraiment pogné dans la salle ». Hallowed Be Thy Name, assurément le classique des classiques du groupe. Toujours tellement puissante avec son intro en douceur. Davey Murray est assis et joue doucement les premières notes et Bruce qui nous raconte ses pensées, jusqu’à ce que ça parte et là, le band est en mode turbo. Steve court d’un bord du stage à l’autre, même chose pour Janick Gers, Bruce qui s’époumone en arrière de sa cage, bref c’est « l’enfer ».

Photo Patrick Loiselle

Photo Daniel Lagueux

Pas une seconde de répit, c’est sur ces paroles familières «Woe to You» que The Number of the Beast enchaîne. Bruce est d’une énergie féroce comme je l’ai rarement vu. Finalement, le premier chapitre se termine avec Iron Maiden et l’immense Eddy qui se déploie en arrière de Nicko McBrain.

Après quelques minutes et suite à un autre changement de décor, les rappels débutent avec The Trooper. 3e visite de Eddy, qui lui aussi a changé de costume. Il a troqué le look Samouraï pour un look militaire. Suit The Clansman et Run To the Hills où Bruce s’amuse à mettre le feu aux poudres, littéralement et faire sauter la baraque. Une dernière pause avant d’entendre le fameux discours de Winston Churchill pendant la 2e guerre pour fouetter ses troupes, que les premières notes de Aces High se font entendre dans la sono. On a encore droit au fameux spitfire au-dessus du stage et le tout se termine dans une finale infernale.

Photo Patrick Loiselle

Iron Maiden c’est une grande machine, rodée au 1/4 de tour et chaque show est un événement. Cette dernière soirée à Ottawa ne fait pas exception. J’ai déjà hâte à l’an prochain pour la suite…

Fabriqué au Québec
Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone 

Photo de bannière : Patrick Loiselle
BANNIÈRE : DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE : MARCO GIGUÈRE
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR : GÉO GIGUÈRE

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