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Deep Purple 1969 à 1970

Le carrousel légendaire : l’histoire de Deep Purple à travers leur discographie (2).
Publié le 23 novembre 2020

 

Par Mel Dee

Chapitre 2 : Du livre à la roche
Partie 2 : 1969 à 1970

Souvenez-vous, témoins du retour de Deep Purple en 2020, je vous ai laissé dans ce fameux disquaire de Montréal avec un retour dans le passé, en 1968 et la formation du carrousel légendaire avec le 1er album, Shade of Deep Purple :  Je suis toujours devant la rangée D du rack à vinyles et je vous disais ceci :

So listen, so learn, so read on, you gotta turn the page, read The Book of Taliesyn, manuscrit du XIVe siècle mais surtout titre du 2e album studio du band, sorti aux États-Unis en octobre 1968 et en juin 1969 au Royaume-Uni, avec un son bien british particulièrement avec le 2e titre Wring That Neck et la magie de Lord et Sampers à la minute 0.47, il s’agit de ma pièce préférée de l’album qui comporte 7 titres et 5 bonus.

Après avoir repris Help des Beatles sur leur 1er album, le band réitère avec une 2e reprise de leurs compatriotes anglais We Can Work it Out, ainsi qu’une reprise d’un titre de Neil Diamond, Kentuky Woman et de Ike & Tina Turner River Deep, Mountain High.

Un album atypique, dont j’étudie volontairement la pochette en 2002, année où je deviens designer graphiste et que mes inspirations sont autres que les emballages de produits ou affiches de magasins, avec non pas le lièvre et la tortue, mais bien le lièvre et le poisson dessinés par le grand Jon Lord, à méditer ! Les alchimistes Blackmore, Evans, Lord, Paice et Simper offrent alors des pièces envoûtantes et psychédéliques aux studios De Lane Lea.

1968

La tournée américaine qui commence avec la sortie de cet album est peu fructueuse et s’achève en 1969 sur la côte ouest des États-Unis et si j’étais là à cette époque, j’aurais boudé Ritchie Blackmore, car l’homme à la Gibson ES-335 est devenu celui à la Fender Stratocaster.

1969 est aussi l’année où se déroule l’enregistrement du 3e album du groupe intitulé Deep Purple sorti en juin 1969 exactement, 10 ans avant ma naissance et pourtant parmi les 7 titres, y figurent Why Didn’t Rosemary? Une des chansons que j’ai le plus écouté dans ma vie, ainsi que la douce Lalena, une reprise de Donovan Leitch. Les membres du groupe ne se doutaient probablement pas que cette année 69 serait celle où l’histoire du rock va basculer dans le bon côté avec la naissance du hard rock. Oui Led Zeppelin sort leur 1er album, influence Deep Purple et le monde entier découvre un son venu d’une autre dimension et Dazed And Confused devient à mes 7 ans, ma chanson préférée en ayant le 2e plus gros choc de ma vie après Speed King.

Peut-être confus aussi, Blackmore et Lord remettent en question à ce moment-là la composition du groupe et ne souhaitent plus continuer avec Evans et Simper en plus du changement de label qui est passé de Parlophone à Harvest Records. Derek Lawrence cependant est toujours le producteur.

Il est temps de dire au revoir à Rob Evand et Nick Simper, debout sur scène pour la dernière fois le 4 juillet 1969 à Cardiff en tant que membres de Deep Purple, car un mois plus tôt en ce fameux juin 1969, le chanteur Ian Gillan et le bassiste Roger Glover sont recrutés pour prendre le nouveau virage du band.

L’année 1969 s’achève avec le génie de Jon Lord qui compose un concerto. Concerto for Group and Orchestra, album enregistré lors d’un show au Royal Albert Hall avec le Royal Philharmonic Orchestra. Je vous en parlerai dans un futur article consacré aux albums en concert et compilations.

Je suis interrompue dans mes pensées, lorsque mes doigts frôlent ce fameux vinyle de pur hard rock bien gravé dans la roche avec les visages de nos virtuoses, Ian Gillan, Ritchie Blackmore, Jon Lord, Roger Glover, Ian Paice, me voilà de nouveau devant mon souvenir le plus cher, cette petite fille de 6 ans éblouie par Speed King sur cette cassette grise offerte par mon oncle et qui a changé ma vie à toujours.

Et je voyage en 1970, nous sommes déjà face à la période Mark II de Deep Purple avec sa nouvelle formation, marquée par l’enregistrent de In Rock, le 4e album studio sorti le 3 juin, dont la majorité des titres ont été créés dans un petit local de répétition dans le Hanwell Community Centre à Londres. Dès l’âge de 10 ans j’ai commencé à rêver de vivre en Angleterre, impressionnée par la culture musicale de ce pays Deep Puple, Led Zeppelin, Black Sabbath, Les Beatles et ce fameux studio Abbey Road qui a vibré sur le 2e titre de In Rock, Bloodsucker.

Les changements continuent, la faillite de Tetragammaton Records, remplacé par Warner Bros pour le marché américain, et Martin Birch est le chef d’orchestre des sessions d’enregistrement en remplacement de Derek Lawrence.

L’album est produit par Deep Purple et marque pour la première fois leur direction hard rock, donnant naissance aux plus grands succès et classiques du rock, Speed King, et cette pièce absolument majestueuse Child In Time, qui m’accompagnera dans les moments les plus difficiles de ma vie. Elle est inspirée par les airs de violon de Bombay Calling du band It’s A Beautiful Day.

Tel le single Black Night, classé 2e dans les charts du Royaume-Uni, le 15 août 1970, les autres titres rencontrent un succès international incroyable.

1970

EMI réédite en 1995 In Rock à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de sa sortie incluant des titres bonus et des inédits remixés par Glover.

Le tour majestueux du carrousel vient de se faire, In Rock est un grand succès.

Pour ceux qui ont interrompu la lecture de cet article pour faire des recherches sur les illustrations de John Lord, je vous ai bien eu, non ce n’est pas notre organiste favori qui a dessiné la pochette mais John Vernon Lord le grand illustrateur britannique.

 

BANNIÈRE: MEL DEE
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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