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Megadeth The Sick

Analyse d’album The Sick, the Dying… And the Dead
Sortie: le 2 septembre 2022
Note 10/10
Publié le 9 septembre 2022

 

Par Ricardo Langlois

Megadeth n’échappe pas à la règle. La métaphore du Mal qui s’accentue. Un ancrage radical. Ces mondes sombres existent pourtant. Cette musique est enflammée et énergique. La Lumière est rare sauf dans les solos d’une rare intensité. À bas le cynisme de notre société, continuez à écouter votre musique sur Spotify. Ici, c’est notre génération, les survivants du Métal. Nous sommes d’éternels ados en jubilation. L’éthique de la conviction. De la musique. Des symphonies de destruction qui n’en finissent plus.

C’est de l’Art. Un idéal. Une Célébration. C’est peut-être le meilleur album de l’année. Dave a combattu tous ses démons intérieurs. Metallica, Megadeth, Ozzy, Iron Maiden, Priest… ce sont des légendes.

Megadeth. Crédit photo: Photo: Jeremy Saffer

Du grand Art

Nous y voilà, donc avec ce 16e album de Megadeth: The Sick, The Dying… And the Dead….

Près de 40 ans après leur formation Dave est toujours là malgré des problèmes de santé important (cancer de la gorge). Le guitariste Kiko Loureiro est en feu et s’est imposé dans le groupe.

Et que dire de l’apport de Dirk Verbeuren à la batterie. La présence de Dirk derrière la batterie est géniale et porte cela à un autre niveau. L’ancien batteur de Soilwork fait partie du groupe depuis un moment maintenant, mais c’est son premier disque avec Megadeth. La batterie a joué un rôle aussi important sur ce The Sick, The Dying… And The Dead! (1)

Le son est fermement enraciné dans le thrash metal des années 1980, mais le groupe s’appuie sur cela et apporte de nouvelles influences, extraits sonores et paysages sonores. Le résultat final est de la pure magie. L’ensemble des titres est compact même si quelques longueurs arrivent ici et là.

Life in Hell donne rapidement un coup de fouet au disque et on rentre de plus en plus dans ce disque. Ice-T fait une excellente apparition sur le formidable single Night Stalkers.

The Dogs of Chernobyl commence comme une chanson légèrement plus lente, tout en étant lourde, mais elle augmente considérablement sa vitesse dans la seconde moitié de la chanson. The Dogs of Chernobyl prend un sujet spécifique (les centaines de chiens errants sur le site de la catastrophe nucléaire de 1986) et le transforme en quelque chose de plus personnel (Tu m’as laissé comme l’un des chiens de Tchernobyl).

Cet album regorge d’excellentes musiques. Le morceau bonus Police Truck, une reprise de Dead Kennedys, est un clin d’œil amusant aux racines punk-rock.
Le morceau This Planet’s On Fire (Burn In Hell) une reprise du grand Sammy Hagar est aussi un titre pour le moins surprenant et cool à découvrir ! Le Red Rocker (comme disent nos cousins de France) c’est pas rien quand même et avec Dave Mustaine, c’est fort sympathique.

Dave Mustaine 2021. Crédit Photo : SUZANNE CORDEIRO / /AFP via Getty Images

L’inspiration au rendez-vous

Fort d’un line up implacable (c’est une marque de fabrique) Mustaine revient aux vrais affaires 6 ans après l’excellent Dystopia auquel cette dernière livraison n’a rien à envier.
On retrouve Steve DiGiorgio, sur cet album, à la basse, remplaçant au pied levé David Ellefson, en musicien de studio pour l’opus. Aujourd’hui c’est James LoMenzo qui reprend du service à la basse au sein du groupe (il avait déjà été membre de Megadeth de 2006 à 2010).

Ce 16e album de MEGADETH est une merveille, il faut bien se le dire. On y retrouve tout ce qui fait la qualité de ce groupe, à commencer par des compositions inspirées et une exécution d’enfer.

Ouvrant sur un The Sick, The Dying… And the Dead plongeant l’auditeur dans une atmosphère bien sombre dés les premiers accords, on est d’entrée de jeu accroché par ce titre à tiroirs.

La paire Mustaine/Loureiro est rudement efficace et accordée.

Les guitares sont aussi somptueuses que géniales. Une recherche méthodologique partout dans les incursions de guitares. Du old school avec une petit zeste de prog. Une transmutation qui prouve que Megadeth a maintenant tout pour être un des meilleurs groupes de métal au monde. La note 10 est accordée au groupe qui nous a vraiment surpris avec Dystopia.

Rust in Peace, l’inoubliable

En à peine 41 minutes, on explore un album bourré de riffs, de solos, de paroles torturées, et d’une inspiration thrash comme on aimerait en avoir plus souvent. Si la production, améliorée par le remaster sorti en 2004 avec quelques bonus, est un peu légère avec une batterie trop étouffée. Je sais que je tiens tout de même dans mes mains un album phare que je pose à coté de …And Justice For All de Metallica et de Seasons In the Abyss de Slayer, pour moi les meilleurs albums de ma collection, car comme ces derniers Rust In Peace (2) est un album doté d’une énergie, d’une hargne et d’une inspiration rares, d’une vie qui lui est propre, qui fait qu’il passe régulièrement sur ma table tournante pour y rester un bon nombre de jours : en un mot, un classique.

Notes
1. Notes du site vinylestimes.fr
2. L’album Rust in Peace est classé en 12e place sur le top 20 métal sur famillerock.com

Ricardo Langlois est analyste musical pour Famille Rock et critique littéraire  pour Lametropole.com. Il a écrit 4 livres de poésie.

 

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