Chroniques

In Trance Scorpions 2

L’Expérience Scorpions de Québec
Entrevue: suite de # 1
Publié le 2 juillet  2022 

             Par Mel Dee

IN TRANCE, depuis plus de 25 ans, un groupe hommage au parcours pas comme les autres!

Mel: À quel âge avez-vous commencé à écouter ou jouer du rock? Et quels sont vos groupes préférés (influences) en plus de Scorpions?

Stéphane Dorval : J’ai commencé à écouter du rock en 1979 à 8-9 ans et à en jouer en 1987. Mes influences sont, bien sûr, Klaus Meine, mais aussi Robert Plant, Rob Halford, Geoff Tate, Bruce Dickinson et James Labrie

Steff Dorval. IN TRANCE. Photo: Cyril Trassard

Jeff Carrier : Mes frères plus vieux écoutaient déjà du Styx, Deep Purple et Led Zep, mais quand j’ai découvert Ozzy et Black Sabbath en 1982-83, vers 13-14 ans, tout à changé. J’ai commencé à jouer à 15 ans.
Mes influences sont:  Pawel Maciwoda, Francis Buchholz, Steve Harris, Cliff Burton, Ralph Rieckermann, Robert Trujillo, Stuart Hamm, Geezer Butler, Michael Anthony, Pete Way, John Entwistle, Paul McCartney, Nikki Sixx.

Jeff Carrier. IN TRANCE. Photo: Pierre Ménard Beauportrait.com

Adam Villeneuve:  J’ai commencé à jouer de la guitare à 14 ans, au milieu des années 90.
Mes groupes préférés et inférentiels sont : Megadeth, Symphony X, Dream Theater, Evergrey, Whitesnake, Deep Purple, Iron Maiden et les guitaristes Matthias Jabs, Ritchie Blackmore, John Sykes, John Petrucci, Dave Mustaine, Marty Friedman, Kiko Louero, Adrian Smith et Dave Murray

Adam Villeneuve.IN TRANCE. Photo: Audrey Tousignant

Steeve Chiasson : J’ai commencé à jouer de la batterie à l’âge de 9 ans (vers 1979), puis à jouer du rock à l’adolescence dans notamment un groupe Hommage à Rush. En plus de Scorpions, mes groupes préférés sont : Rush, Iron Maiden, Queensrÿche, Mötley Crüe, Skid Row, KISS et Whitesnake.
Mes batteurs préférés sont : Neil Peart, Tommy Aldridge, Simon Phillips et Dennis Chambers.
J’ai dû étudier beaucoup le style d’Herman Rarebell, plein de subtilités, mais c’est James Kottak qui m’a le plus marqué. Je m’intéresse actuellement au style de Mikkey Dee.

Steeve Chiasson. IN TRANCE. Photo: Pierre Ménard Beauportrait.com

Paul Gagné : Le rock est entré dans ma vie le 9 décembre 1980, au lendemain de l’assassinat de John Lennon, avec l’avalanche de reportages sur le meurtre et l’histoire des Beatles en trame de fond. J’avais 9 ans. Je n’avais pas de grand frère avec des disques cool pour faire mon éducation musicale, alors ça a été les voisins, les cousins et toute une découverte d’informations, de cassettes et disques empruntés, copiés, etc.
Mon père m’a montré quelques accords sur sa vieille guitare et j’ai appris le reste tout seul. Ma première expérience de rock remonte à 1984, secondaire 2, et ça a été de jouer Rock You Like A Hurricane et We’re Not Gonna Take It avec une guitare Vantage empruntée, avec les mauvais accords et sur une scène avec des prises électriques «pas de ground». Je pognais des chocs électriques chaque fois que ma bouche touchait au micro. J’ai fait rire de moi tout le reste du secondaire!

En 2006, j’étais avec Rudolf Schenker et Jay Jay French de Twisted Sister et je leur ai raconté ça. Y se tordaient de rire! Avec mon frère et un voisin, on s’est parti en 1986 un groupe de sous-sol, Hannoveraner, surtout axé sur Scorpions.
Mes influences : Rudolf Schenker, Matthias Jabs, Michael Schenker, Uli Roth, Jimi Hendrix, The Beatles, « Fast » Eddie Clarke, Mick Mars, Randy Rhoads, Iron Maiden, Def Leppard, Lynyrd Skynyrd, James Hetfield, KISS. J’en aime plein d’autres, mais restons ici dans le hard rock.

Paul Gagné. IN TRANCE. Photos : Photos La Tuque

Mel: Faites-vous partie d’autres groupes en plus de IN TRANCE  ?  

Stéphane Dorval : Oui. Je chante dans Red Sand, un groupe de rock progressif.
Jeff Carrier :  Oui, avec Overdrive, un groupe de reprises Hard Rock et Métal old-school.
Steeve Chiasson : Non, mon temps à part IN TRANCE est consacré à mon école de musique, mon studio d’enregistrement sonore et vidéo UNIKA .
Adam Villeneuve : Oui. Adamind, TOL Heavy Metal Band, Vyhem, Heartbreakers.
Paul Gagné : J’ai des centaines de riffs en banque pour plusieurs projets différents, mais… non, mon cœur est à 100 % avec IN TRANCE et Scorpions. Juste à penser aux projets que chaque spectacle apporte, c’est excitant! Sinon, c’est la famille et 7 jours par semaine consacrés aux réparations/entretien de guitares et technique de scène Paul Gagné Guitars  

Mel: Quel est votre album préféré de Scorpions ?

 Stéphane Dorval :  Mon album préféré est définitivement « Blackout » car j’ai découvert Scorpions avec sa parution, et ma chanson préférée parmi toutes les autres est No One Like You.
Jeff Carrier :  Pas un, impossible, ceux-là, au minimum : Love At First Sting, In Trance, World Wide Live et Rock Believer.
Steeve Chiasson : Je dirais Blackout et Love At First Sting à cause de tous les méga-hits, surtout Still Loving You et l’album Humanity : Hour 1
Adam Villeneuve : Worldwide Live, une bombe atomique de hits et tout un cours de guitare! L’énergie, les hooks, les solos, les false harmonics, Matthias Jabs en feu, tout est là.
Paul Gagné :  C’est très difficile à dire, chaque album lancé depuis 1972 est une aventure, un empreinte dans le continuum temporel de Scorpions. J’adore le nouvel album, Rock Believer, toute une claque dans la face, le meilleur depuis Blackout paru en 1982! Par contre, je suis un gars de musique live, donc sous la torture je dirais, Worldwide Live. J’ai un lien particulier avec No One Like You. La piqure initiale! 

Stéphane Dorval et Adam Villeneuve IN TRANCE. Photos: Photos La Tuque

Mel:  Comment se fait la sélection (choix) des titres interprétés en spectacles?

Paul Gagné: Il faut que ça soit des chansons que Scorpions jouent ou ont joué en spectacle. Notre spectacle est basé sur l’album Worldwide Live, enregistré pendant la tournée Love At First Sting de ‘84-’85. C’est un résumé en spectacle des meilleures chansons des 4 premiers albums. À l’époque, Still Loving You et Rock You Like A Hurricanen’étaient que de nouvelles chansons, mais maintenant ce sont des hits interplanétaires, donc c’est normal qu’on les place en rappel à la fin de notre show.
Normalement on commence avec la chanson que Scorpions utilise pour commencer le spectacle de la tournée d’un nouvel album. Et on a ajouté des pièces des années RCA (‘73-‘78) et des pièces plus récentes.
On a déjà fait des chansons du premier album, Lonesome Crow, paru en 1972. Dans les années 1996 à 2006, on pouvait parfois faire 35 chansons dans un spectacle, maintenant c’est impossible, côté logistique. On est limités dans le temps dans les festivals et les salles de spectacles, donc on se concentre sur les hits et les parties du spectacle qui vont faire capoter le public comme l’époustouflant solo de batterie et percussions de Steeve avec une mise en scène particulière, la section de pièces acoustiques, Steff qui fait chanter la foule sur Holiday ou le solo d’Adam qui précède Big City Nights. Juste ça, ça vaut le détour! Aussi à considérer, c’est qu’il y a des pièces qui sont groupées dans certaines parties du setlist car elles sont dans des tonalités particulières et il faut stratégiquement planifier les changements de guitares et basses. C’est comme Scorpions, mais en plus petit, et on est nos propres techs!

Message aux fans

Nous croyons avoir plutôt bien réussi ce que nous avons entrepris il y a plus de 25 ans maintenant. C’est pas juste un hommage à Scorpions, mais l’EXPÉRIENCE Scorpions! Chacun de nous met ce « plus » qui fait que personne ne repart déçu de nos spectacles, ce « plus » qui fait que chacun de nous se démarque sur scène.

Pour ça, il faut comprendre Scorpions, décoder leur l’ADN, comprendre tout leur background géopolitique, comment écouter Little Richard, Elvis, Chuck Berry et, plus tard, Beatles et Stones avec un radio-cristal (poste à galène) en cachette de leurs parents sévères à moduler leur oreille. Il faut aussi être capable de se plonger dans cette ambiance d’érotisme et d’exotisme européen, connaître l’univers du « Krautrock », ce prog allemand, dans lequel ils ont évolué dans les années 60-70. Comment ils ont dû se démarquer pour attirer l’attention des Français et des Belges au début, puis des Anglais et des Nord-Américains, leur histoire d’amour avec le Japon, puis leur colossal travail diplomatique à la chute du communisme en Europe. Connaître leurs intérêts, les subtilités et la transformation progressive de certaines chansons, l’évolution de leur spectacles, de leur son et les changements de personnel. Il faut assimiler tout ça. On l’a fait.

Dates à venir: On a plusieurs offres de spectacles sur la table, qu’on ne peut confirmer pour l’instant sans contrats signés en bonne et due forme, on a appris avec le temps… Pour l’instant, deux dates confirmées : le 24 septembre 2022 à St-Gabriel-de-Rimouski, et le 25 février 2023, Salle Calypso à Jonquière.

Pour conclure, on invite tous les fans de Scorpions et de musique en général, à suivre nos différents médias sociaux pour savoir ce qui se passe avec nous, nos spectacles et Scorpions. N’oubliez pas, il n’y a qu’un groupe hommage qui vous fait vivre Scorpions, c’est IN TRANCE, L’Expérience Scorpions! Ce sont nous les Rock Believers!

Liens

 

Merci à Paul Gagné pour sa passion et pour la belle entrevue!

Merci à IN TRANCE, à notre gardien du rock Géo Giguère, notre rédactrice en chef Muriel Massé et à toute la Famille Rock, nous savons d’où nous venons … DU ROCK

Fabriqué au Québec!
Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone!

BANNIÈRE: MEL DEE  PHOTO: LA TUQUE
WEBMESTRE: MARCO GIGUÈRE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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