Chroniques

Histoire du Blues origines

Histoire du Blues # 1 
La musique à travers les âges
Publié le 24 avril 2022

 

Par Nathalie Ruscito

Le Blues et ses origines : Les plus anciennes formes de blues proviennent du sud des États-Unis, à la fin du XIXe siècle. Ces formes étaient le plus souvent orales, accompagnées parfois d’un rythme créé, à partir d’instruments rudimentaires. C’est principalement dans les champs de coton de la région du Mississippi (entre Senatobia et Clarkdale) que ces formes prennent des tours, de plus en plus complexes. L’une des formes antérieures au blues, est le Fife and Drums joué dans la région Hill Country du Mississippi, il s’agit d’un ensemble de percussions guidé par un fifre en bambou, instrument que jouait le maître en la matière, Othar Turner.

Othar Turner and the Rising Star Fife & Drum Band: Ida Reed (1978)

Le blues est un style musical, vocal et instrumental, dérivé des chants de travail, des populations afro-américaines, apparues au Mexique et aux États-Unis, au courant du XXe siècle. C’est un style où le chanteur exprime sa tristesse et ses déboires, d’où l’expression « avoir le blues ».

Étymologie : Le terme blues vient de l’abréviation, de l’expression anglaise blue devils (diables bleus), qui signifie « idées noires ». Le terme blue, d’où le Blues, est aussi dérivé de l’ancien français et signifie « histoire personnelle » Il reste dans la langue française actuelle, le terme bluette, qui est, pour tous les bluesmen, la signification du blues et de chanson, à la première personne du singulier. La note bleue – en fait la gamme pentatonique mineure, couramment utilisée dans la musique asiatique, et à laquelle on ajoute une note dissonante – donnant une sonorité particulière et caractéristique du blues. L’utilisation de cette « Blue note » est l’essence musicale du blues, qui a de nombreuses origines (Africaines, Asiatiques via les Amérindiens, Irlandaises, etc.) L’utilisation de l’expression, dans la musique noire américaine, remonte au début du XXe siècle dans le Music-Hall américain (Vaudeville) et était couramment employée, dès le XIXe siècle, dans les pièces de théâtre, traitant des Noirs du sud des États-Unis (référence dans Americana, chez Fayard). W.C. Handy, l’a en quelque sorte officialisée, dans son Memphis Blues en 1905.

London Clubs And Cabarets – Trocadero Restaurant (1933)

Blues urbain d’après-guerre

Le Blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine.

Popularité : Le blues exerce une grande influence, sur de nombreux styles de musique, au XXe siècle (notamment aux États-Unis et en Europe) par l’utilisation de la cadence spécifique, et de la blue note. Scènes régionales : Dans le monde entier, principalement aux États-Unis. Sous-genres : Blues traditionnel – Kansas City Blues – Delta Blues – Chicago Blues – Texas Blues – New York Blues – British Blues Boom – Blues rock – Blues français – Blues touareg. Genre associé : Bluegrass – Jazz – Rhythm and blues – Rock’n’roll

Les premiers précurseurs

Après la Seconde Guerre mondiale, l’urbanisation croissante et l’utilisation des amplificateurs, pour la guitare et l’harmonica, menèrent à un Blues plus électrique. Avec le Chicago Blues, et des artistes comme Howlin’ Wolf et Muddy Waters.

Howlin’ Wolf

Chester Arthur Burnett (10 juin 1910 – 10 janvier 1976), connu professionnellement sous le nom de Howlin’ Wolf, était un chanteur de Blues, guitariste et harmoniciste de Chicago. Années d’activité : 1930-1976

Howlin’ Wolf – Spoonful

Howlin’ Wolf – Smokestack Lightnin’

Muddy Waters

McKinley Morganfield, né à Rolling Fork, Mississippi, le 4 avril 1913, est mort à Westmont Illinois, le 30 avril 1983. Plus connu sous le nom de Muddy Waters,  ce musicien américain de Blues, a débuté sa carrière en 1940. Il est une des figures historiques, du Chicago Blues.

Baby Please Don’t Go · Muddy Waters

[I’m Your] Hoochie Coochie Man · Muddy Waters

C’est ce Blues électrique qui influencera, plus tard, une partie du Rock’n’roll. Vers la fin des années 1940 et pendant les années 1950, avec des artistes comme J. T. Brown, qui jouait avec les groupes d’Elmore James et J.B. Lenoir, entre autres, à voir dans la prochaine chronique!

 

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