Chroniques

Eddy Jones Guitar Slim

Guitariste émérite selon Murray article 63
Eddie Jones
Publié le 12 juillet 2022

Par Normand Murray

 

 Eddie « Guitar Slim » Jones

Né en 1926 Eddie Jones à Greenwood Mississippi pays du delta blues. Orphelin de mère à 5 ans, il fut élevé par sa grand-mère. Il travailla dans les champs de coton dans son adolescence et durant ses temps libres, il allait chanter et même danser avec des orchestres locaux dans les endroits prénommés de « juke joint ». 1946, il s’enrôla dans l’armée pour faire son service militaire. Après deux ans, il revient un court temps pour ne pas faire comme bien d’autres, du Delta Blues. Ayant une fixation sur cette légende de la Louisiane, de la guitare Clarence « Gatemouth » Brown.

Eddie Jones jeune. Photo:wiki.killuglyradio.com

Assez vite il déménagea à la Nouvelle Orléans en 1949 et forme un groupe avec le pianiste Huey Piano Smith et en travaillant son style, oui hyper flamboyant. Ses prestances furent également à haut voltage et énergique de par son passé de danseur. iI se déplaçait partout sur la scène et garda son mouvement de son surnom de son adolescence de, Limber Leg, un certain Elvis réédita son swing de jambes et bassin.

Guitar Slim & His Playboys:
Eddie « Guitar Slim » Jones: voix et guitare
Huey Smith: Piano
Unknown: Basse
Willie Nettles: batterie 

Eddie Jones est non seulement spectaculaire mais également innovateur de son, avec le « sustained » obtenu par la longueur de son fil entre son ampli et sa guitare de plus de 150 pieds, même certains ont avancé le chiffre de 330 pieds de fil. Avec ceci il alla jouer parmi les spectateurs dans la salle et de même, oui, à l’extérieur sur la rue et bloqua momentanément toute la circulation en avant du théâtre où il se produisait. Oui en ayant quelqu’un pour l’aider, préposé à dérouler ce long fil.

Un autre fait spectaculaire était d’être vêtu souvent en rouge ou bien des couleurs vives avec, imaginez celle-là, avec la teinture de cheveux allant avec le vêtement et les  souliers. Ses premiers enregistrements font peu d’impression, ceux de 1951. C’est en 1952 avec Feeling Sad qu’il fit son entrée dans le monde du vedettariat, même que Ray Charles avait repris son succès par la suite.
Mais en 1954 avec son plus grand succès, il triomphe avec un Blues à la gospell The Things i Used to Do, arrangement avec le jeune Ray Charles qui également fit les partitions de
piano. Cette chanson se classa 23e dans la charte de la Pop durant 14 semaines et numéro Un à celle du Rythm and Blues, avec un million d’exemplaires vendus pour Speciality Records, une des nombreuses maisons d’enregistrement avec qui il avait travaillé. Les autres ayant été Imperial, Bullit et Atco Records. Cette chanson devint un standard du Blues au point d’être également une sérieuse contribution à la Soul Music.

Il a influencé des légendes

Sa prédominance de distortion attira bien des légendes avec ce son tel les Buddy Guy qui déclara que de voir Slim jouer, est une expérience que tu n’oublieras jamais de ta vie tellement spectaculaire il était!

Les grands comme Albert Collins et même Frank Zappa dont son influence sur leurs jeux de guitares de même qu’un certain Jimi Hendrix qui lui fut un artiste de la distortion contrôlée. Ayant même repris son grand succès de The Things I used To Do avec nul autre que Stephen Stills à la basse et ce, en 1969. On pourrait peut être qualifier cette chanson comme étant un genre d’hymne national du Blues tellement elle eut un influence sur bien des pièces blues et même rock.

Son succès de Things I Used to Do obtient la mention d’une des 500 chansons du Rock And Roll Hall Of Fame  et ayant été précurseur du Rock and Roll des
expériences de distorsion sur les guitares électriques, une décade avant Jimi Hendrix.

Parlons de ses autres succès comme dans le mode Soul et Blues. Les Sufferin’ Mind, The story Of My Life et Something to Remember You By. Ou bien dans le sens plus Rock, Letter To My Grilfiend, Quicksand, If I Should loose You et It’s Hurts To Love You eurent un assez bon succès sur les charts.

Malheureusement dû à un problème de consommation d’alcool et d’être en mode, excusez l’expression Womanized,  son train de vie effrénée le rattrapa et il décéda en 1959 de pneumonie à seulement 33 ans. Son fils assura la suite avec le nom de scène de Guitar Slim JR, en jouant le répertoire de son père et le sien.

Guitar Slim Jr le fils de Eddie Jones

Bien d’autres ont repris ce nom comme deux guitaristes de la Caroline du Nord comme James Steven et Edgar Moore avec les noms de Tender Slim ou bien Tender Guitar Slim et même Fender Guitar Slim pour un certain Joe Richarson. Bien peu de détails pour ses guitares ayant le plus souvent qu’autrement qu’une image de lui avec une Gibson Lespaul Gold top avec des pickups P 90 et une autre modèle sur sa première pochette dont j’ignore la marque après moultes recherches.

Il a laissé un leg incommensurable dans ce merveilleux monde de la guitare du Blues, du Rock, du Gospell, de la Soul Music et même du psychédélique Rock and Blues.

Un autre géant de l’instrument a ouvert le chemin pour bien d’autres avec une influence incontestable. Un roi au royaume des légendes.

 

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BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
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