Chroniques

Beatles Paperback Writer

Beatles, Paper Writer, 1966
Publié le 26 avril 2022

 

Par Laurent Lavigne

Paperback Writer

Paroles et musique : John Lennon et Paul McCartney

Au printemps 1966, les fans attendent un autre 45 tours. Déjà six mois se sont écoulés depuis les plus récents no 1, Day Tripper/ We Can Work It Out. Paperback Writer sort d’abord au Royaume-Uni. C’est le premier 45 tours du groupe composé par Paul qui ne parle pas explicitement d’amour. « Moi aussi je suis capable », se dit Paul après le Nowhere Man de John.

Aux États-Unis, Paperback Writer grimpe en première place et s’y maintient durant deux semaines. C’est Frank Sinatra avec Strangers In The Night qui aura raison de la pièce des Beatles.

Histoire

Qu’est-ce qui a inspiré cette chanson ? Paul a vu Ringo avec un « Paperback » (livre de poche) : voilà le sujet ! Paul écrit les paroles avec l’aide de John. Il est question d’une lettre écrite à un éditeur, où l’on cite un auteur, Lear, probablement Edward Lear, compositeur de poèmes absurdes, que John apprécie particulièrement.

Quant à la mélodie, le groupe écoute, durant cette période, beaucoup de musique indienne où il y a peu d’accords. Cela amène les Beatles à simplifier leurs compositions comme dans Tomorrow Never Knows et Love You To qui s’élaborent autour d’un seul accord ; dans Paperback Writer, il y en a deux, mais sans pont, seulement des couplets et des refrains.

Enregistrement

Le groupe désire des enregistrements plus forts et plus clairs. Pour la basse comme pour la batterie, ils veulent un son à l’américaine, comme sur les disques de Motown. Le problème est qu’Abbey Road a des règles strictes. Mais le technicien Norman Smith est remplacé par Geoff Emerick : plus jeune que son prédécesseur, celui-ci n’hésite pas à essayer de nouvelles choses.

Ainsi, on enregistre la basse en utilisant un gros haut-parleur comme microphone, en face du haut-parleur de l’instrument. De plus, la basse est enregistrée seule sur une piste, pour mieux en travailler le son. Pour l’enregistrement de la batterie, on ajoute des couvertures dans la grosse caisse et davantage de microphones.

L’enregistrement se fait en deux prises seulement, ce qui est exceptionnellement rapide. Il est difficile, aujourd’hui, de savoir qui joue de quel instrument. Sur la première prise, Paul s’occupe de la guitare solo électrique avec boîte de distorsion, Ringo est à la batterie, mais qui, de John ou George, s’occupe du tambourin et de la seconde guitare ?

Des photos montrent George jouant de la basse Burns Nu Sonic, donc pas de tambourin. Il est néanmoins fort peu probable que George ait joué la basse dans l’enregistrement final puisque le tout allait être repris par Paul. Et d’autres photos montrent John jouant sur une guitare rythmique, donc pas de tambourin, non plus.

D’ailleurs, à titre de compositeur de la chanson, c’est à John que revient de jouer la guitare rythmique. Néanmoins, sur la deuxième prise, George ajoute de courts passages de guitare. Un questionnement persiste donc sur le rôle exact de chacun. Enfin, comme emprunts à d’autres groupes, les harmonies de voix sont calquées sur les voix des Beach Boys, comme dans leur chanson Sloop John B.

Pays Sortie Position Date 1 ère Semaines
É-U 30/05/1966 1 25/06/1966 2
CA 30/05/1966 1 13/06/1966* 2
QC 30/05/1966 1 04/07/1966** 2
RU 10/06/1966 1 23/06/1966 2
  • *CHUM Toronto **CJMS Montréal

Participation des musiciens

  • Paul : voix principale, basse 1964. Rickenbacker 4001S (1965), guitare électrique solo 1962 Epiphone Casino ES-230TD (1964).
  • John : voix secondaire, guitare rythmique 1964 Gretsch PX 6120 Chet Atkins (1965) (première utilisation).

  • George : Voix secondaire, tambourin, guitare rythmique à la fin des refrains 1964 Gibson SG Standard (1966) (première utilisation)

  • Ringo : batterie 1964 Ludwig Downbeat Oyster Black Pearl.

Anecdotes

  • Dans les chœurs, les paroles Frère Jacques proviennent de leurs cours de français. C’est une idée de Paul.
  • La voix de Paul est traitée au ADT (Automatic Double Tracking), invention de Ken Towsend d’Abbey Road. Ils ont appelé ce procédé « flange », devenu « flanging », utilisé régulièrement de nos jours.

Tiré du livre : Les 27 chansons no.1 des Beatles aux Éditions Les Heures Bleues

Cette chanson est extraite du livre Les 27 chansons No 1 des Beatles  disponible sans frais de livraison à : https://www.heuresbleues.ca/copie-de-27-expressions
Voir la critique du livre ci-jointe de Sylvain Cormier 

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