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AraPacis Waterdog

Artiste : AraPacis
Album: Waterdog
Sortie : le 8 février 2021
Note : 8.5
Publié le 18 février 2021

 

Par Mel Dee

Waterdog

Tout commence avec cette note tribale, qui sans elle, j’aurais pensé qu’un titre de Deep Purple s’est mis sur play … oui elle parle encore d’eux, pas pour rien ! Souvenez-vous de Don Airey qui joue sur Tearing The Mist, titre qui figure sur le 4e album d’AraPacis, A Disturbing Awakening. Le clavier de David Stone est sur Waterdog, tout aussi majestueux. Je fus vraiment surprise par cette intro, avant d’être aspirée dans une eau d’un bleu aussi électrisant que la pochette de l’album et aussi profond que la voix de la magnifique Michelle Macpherson. J’ai vu passer Janis Joplin en sirène sous un rythme rock avec des nuances mystiques et des vagues douces provoquées par le violon de l’angélique Gwendolyne Krasnicki, quel talent !

Le clavier de David Stone qui a fait partie de l’un de mes groupes préférés … Rainbow, vient apporter une dimension réconfortante au bon vieux rock qu’on aime. Mais il y avait aussi une voix que je n’ai su expliquer au début … mystère résolu … Il s’agit de celle du jeune Gillan, celui qui a la chance d’avoir des parents extraordinaires.

 

The Champ démarre l’album en force et personne ne peut décrocher je vous l’assure, une originalité et des sonorités émouvantes.

Je suis restée dans les fonds bleus des abysses avec le 2e titre Returne Of The Light, mais c’est plutôt la guitare de Jerry Fielden qui prend le dessus cette fois-ci un air envoûtant, le drum est aussi bien présent. Quant à Pallor Rider, est crié d’une voix déchirée et déchirante, soulevée en lévitation par les musiciens dans une semi-ballade entre force et douceur, je refais un beau plongeant dans les eaux troubles. C’est le moment alors pour la guitare le clavier et le drum de détonner sur Groovaquan. Un effet années 70 avec du hard rock, limite psychédélique et de … death métal ????? AraPacis  plus connu pour ses influences aussi hard, prog que doom, goth et metalcore. Impressionnent avec un coup de pur métal.

Je ne vous en dis pas plus car je veux que vous viviez ce moment bizarre, quand je dis bizarre, pour moi c’est un grand compliment. Bon je vais en parler plus, je ne peux m’empêcher, plus elle joue, plus cette chanson me téléporte dans plusieurs univers en même temps comme une faille dans le temps, je suis enfermée dans l’Autel de la Paix (AraPacis) ce monument de la Rome antique dans lequel je suis poursuivie par un ange et un démon ? Ne m’exorcisez point s’il vous plaît, car ce duo maléfique m’ensorcelle avec son alchimie musicale et pas que, les deux forment un couple dans le monde réel, chair de poule vous envahira.


David Stone ex-Raimbow, officiellement claviériste pour AraPacis.

L’ambiance de Breach of the Humanoids, 5e titre, est aussi mystique, une intro de guitare comme j’aime, du lourd, les pistes de la batterie et de la basse en rajoutent. Je ne suis pas une fervente des chants mélodiques ou lyriques dans le métal, apparemment seule dans ce cas, je me fais pourtant envoûter par cette voix cristalline qui révèle plusieurs niveaux vocaux impressionnants, elle n’est pas agaçante, elle est douce-angoissante… un délice avec Fielden, Audet et Stone qui tournent autour comme des magiciens un peu fous du temps de l’antiquité. N’étant pas musicienne, j’arrive avec toutes mes années d’écoute, à ressentir le côté technique sans pour autant le comprendre, car il y a là un monde de sonorités que Jerry Fielden arrive à tout mettre dans le chaudron pour un mix et des arrangements parfaits à mon sens.

La magie AraPacis a commencé en 2003 et continuera à nous surprendre, la preuve encore le 6e titre The Mold. Incroyable son entrainant, Stone nous fait planer et Audey donne le rythme avant que Fielden déchaine ses cordes.

Encore et encore Back at the Gate est une tuerie, guitare et clavier font mon bonheur et Michelle se transforme en blueswoman au cri qui ouvrira votre thorax, un mélange de Janis, cela ne vous échappera pas, et des influences à la Alice Cooper et Ian Gillan, entre originalité et puissance vocale, j’ai juste hâte de l’écouter live.

Le titre qui clôture l’album Elliptical Choice est tout aussi spécial, l’ange et le démon réapparaissent, mais ne me courent plus après, je tourbillonne avec eux dans un mouvement frénétique entre instruments et voix. Un coup de foudre pour Macpherson, de fouet par Fielden, d’émotion par Stone. Audet nous donne des coups de rythmiques qui nous font taper des pieds, coup de magie avec Krasnicki et que dire du futur grand musicien Gillan Macpherson-Briggs, un nom à retenir.

Michelle Macpherson et Jerry Fielden

Je laisse le mystère sur la pochette de Waterdog, mais comme le chien translucide, cet album sculptural sera sans doute notre nouveau compagnon et je resterai fidèle à AraPacis.

 

BANNIÈRE: MEL DEE
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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