Chroniques

Vito Bratta White Lion

Guitariste émérite selon Murray article 64
Vito Bratta 1983 fondation de White Lion
Publié le 22 juillet 2022

  Par Normand Murray

Le grand Lion Blanc

Un vrai Guitar Hero

Vito Bratta est né à Staten Island New York. C’est à douze ans qu’il prend la guitare comme compagne de jeu. Cinq ans plus tard, il entend un dénommé Eddie Van Allen et c’est ce qui changea de façon définitive son approche de jeu sur l’instrument. Il fait ses débuts avec un groupe nommé Dreamer, ce qui lui valu le surnom de Vito Van Allen, même si son tapping picking différait de celui de Van Allen ayant fait sa propre technique à deux mains. Un autre de ses idoles étant Jimmy Page et tout ce qui se faisait comme bons guitaristes des 80’s qui foisonnaient de talents, genre glam rock et contorsionnistes de la guitare de luxe.

1983 – fondation de White Lion avec Mike Tramp, chanteur et guitare rythmique, de même que Greg Angelo et James Lorenzo. Leur premier album Fight To Survive sorti en 1984 sur Grand Slam Records fait bonne impression tellement qu’Atlantic Records décide de le prendre sous leur aile. Après des changements considérables de la section rythmique en 1987, sort Pride avec le single Wait entre autres qui fera un malheur sur MTV.

Avec White Lion on découvre un guitariste spectaculaire. Assez spéciale la pièce When the Children Cry, elle sera, plus d’un an plus tard, la chanson la plus aimée de ce long jeu. Ils sont à la tête du Hair Metal Rock, fin des années 80.

Voito Bratta est désormais reconnu comme un grand guitariste avec sa façon personnelle de Tap picking à deux mains. Tellement bon que le surnom de Vito Van Allen lui fut apposé dans le circuit artistique des guitaristes.

Vito Bratta avec le maître qui l’a influencé, Eddie Van Halen et Mike Tramp. Photo Jeffrey Mayer. Los Angeles 1989

1989,- parution de Big Game: encore un succès dans le domaine du glam rock et du lead guitar. Néanmoins ne suscitant pas le même engouement que Pride.

En 1991 sort Mane Attraction, avec toute la virtuosité propre à Vito Bratta, avec également un style décrit comme suite mélodique et originale fait avec le balayage picking, le tapping à deux mains, les pincements harmoniques et toutes les variantes de jeu de la Whammy Bar.


Avec toutes ses qualités, Vito sera consacré un des vingt meilleurs guitaristes des années 80 par la revue Guitar World. Poursuivons les éloges, on avait dit de lui qu’il pouvait dépasser Steve Vai, toujours suite à cette nomination de Guitar World. Le célèbre producteur Michael Wagoner dit qu’il est son guitariste favori lors d’une interview radiophonique du Eddie Trunk Show de New York sous la rubrique Friday Nigth Rocks. L’éternel partenaire de jeu de Vito, Mike Tramp, déclare que son jeu est unique et que personne ne peut égaler son calibre.

Mike Tramp et Vito Bratta en 1989.

1992 – exploration du grunge: Trois ans plus tard en 1995, Bratta décide de prendre une pause de son instrument qui, depuis l’âge de douze ans, le suivait fidèlement. Il reprit le tout en 1997, mais malheur, un accident au poignet le force à arrêter.

Suite à cet accident, il délaissera l’électrique pour l’acoustique, en mode classique avec des pièces peu astreignantes plus «easy» classique.
2003 – tentative de réunion avec Mike Tramp: se soldant par un échec, étant donné sa condition physique qui ne s’améliore pas. Un nouveau White Lion voit le jour avec des guitaristes de renom comme Paul Gilbert entre autres, sous la férule de Warren Martini ex-membre de White Lion. Tous se sont dit: personne ne peut reproduire l’immense talent de Vito, comme
guitariste ou même comme compositeur.

Lors d’une interview en 2007, il déclare qu’il n’avait jamais songé à arrêter et qu’il serait apte à faire un retour à la barre de White Lion. La même année, un autre retour de White Lion est entrepris par nul autre que Mike Tramp sans Vito Bratta. Vito, même handicapé, a tenu à faire deux apparitions en 2007 avec 15 ans d’absence sous le titre de L’Amour Reunion Show à New York. Dernière apparition à date.

La guitare de prédilection de ce grand guitariste était la Steinberger, ses contemporains jouaient des Charvel de BC Rich ou bien des Kramer modèle que Van Allen jouait. Il débuta  sa carrière avec une ESP de grand luxe Custom, très ressemblante à la Stratocaster de Fender. Bien sûr, il les a essayés, mais pour lui la Steinberger était sa tasse de thé. Particularité sans clip en haut du manche, tout était situé à la base du corps de cette merveille de mécanique sans tuning.

Vito Bratta avec sa Steinberger.

Une compilation complète avec des extraits inédits est parue sous le titre de The Definitive Rock Collection deux CD. Dernière parution de White Lion en janvier 2008 sans Vito Bratta avec une reprise modifiée de Pride de 1987.

Quatre albums me direz -vous! Mais si vous les écoutez, vous verrez qu’avec les solos et passes de guitares, ça pourrait facilement résumer une carrière bien plus longue. Des exemples par chronologie. 1985 –All Fallen Men, Broken Heart, Where Do We Run de Fight to Survives. 1987- Hungry, Wait de Pride. 1989 – Don’t say it’s Over If my Mind Evil, Going Home Tonight de Big Game. 1991 – She’s Got Everything de Mane Attraction. Remarquez bien que le reste de ses albums ont tout autant d’importance avec son jeu unique de guitare.

Le Lion Blanc a rugi et ses rugissements ont été entendus partout de ce fait même, tout comme le lion, il a été roi de cette jungle du glam tapping guitar world. Même des critiques férues en la matière avaient dit de lui qu’il surpassait le tap picking au-delà d’Eddie Van Allen avec sa technique personnelle. Un grand Guitar Hero sans contredit.

 

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BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
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RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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