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Triumph Rock Machine

Triumph : Rock and Roll Machine
Une machine bien huilée !
Publié le 25 septembre 2022

   Par Sylvain Lavallée

Triumph est un groupe rock, originaire de Toronto, composé du guitariste Rik Emmett, chanteur principal, du bassiste Mike Levine et de Gil Moore, batterie, voix et membre fondateur du groupe.

L’aventure débute en 1975 et coïncide avec les débuts commerciaux d’un autre groupe originaire de Toronto: Rush, formé en 1969. Au fil des ans, il y aura plusieurs comparaisons entre les deux groupes. Entre autres, dû au registre vocal de Rik Emmett et Geddy Lee.

Contrairement à Rush, qui s’orientait plus vers le Prog Rock avec l’arrivée de Neil Peart au sein du groupe, Triumph visait une orientation rock. Contrairement à Rush, qui enregistrera plusieurs albums à Le Studio de Morin-Heights dans les Laurentides, Triumph décida d’établir domicile au studio Metal Works, à Mississauga. Plusieurs artistes ont enregistré à ce studio dont David Bowie, Bruce Springsteen, Céline Dion et Guns  N’ Roses.

Avant la formation de Triumph, Gil Moore jouait dans des groupes en 1968, avec des musiciens plus âgés que lui, dont un groupe du nom Abernathy Shagnaster. Après plusieurs refus de se produire dans les bars, parce que leur son était trop fort, souvent comparé à Iron Butterfly, les gérants de bars leur demandaient souvent de porter les mêmes habits que les Beatles: Chemises, vestons, cravates et de jouer du rock moins lourd! Gil Moore décide à ce moment, d’acquérir une licence de gérant et de former son propre groupe et de booker lui-même son band.

Rencontre entre Gil Moore et Mike Levine. Un bassiste qui jouait dans des bands sans grands succès

Levine, travaillant dans des compagnies de disques et studios, en annexe, et en voyant l’envers du décor, il apprit beaucoup sur l’industrie de la musique. Mike Levine contacta Gil Moore, pour lui louer des amplificateurs, séquenceurs), que Gil Moore avait lui-même monté à partir de pièces usagées. Le matériel ne fonctionnait pas la plupart du temps. Il arrivait même que le stock prenne feu! Malgré ces inconvénients, Moore et Levine ont gardé contact. Après plusieurs mouvements de membres dans le band, dont faisait partie Gil Moore, Gil appela Mike, en lui disant qu’il avait besoin d’un bassiste. Mike Levine n’était pas intéressé à joindre Abernathy Shagnaster. Après plusieurs appels insistants de Gil, Mike finit par accepter l’offre de Gil, de se joindre à lui. Ils se mirent à la recherche d’un guitariste, un Guitar God, le prochain Hendrix, rien de moins!

Rik Emmett jouait dans des bands jouant principalement de la musique populaire. Il recherchait un son plus Prog Rock. Il forma le groupe: Act III, qui jouait des pièces de Gentle Giant, King Crimson, Yes : registre musical trop complexe et signatures de plus en plus difficile pour le band, Rik entendit parler d’un band, Triumph, qui se cherchait un guitariste.

Un soir que Act III jouait dans un bar, Moore et Levine sont allés voir le band. En voyant la dextérité de Rik Emmett, Gil et Mike se sont regardés et se sont dit: C’est lui! Ils invitèrent Rik à leur table. Gil ouvrit une mallette, et présenta à Rik un contrat de disque, accompagné d’un chèque de 10 000.00$. Ils garantirent à Rik un montant de 175.00$ par semaine, si le contrat avec la compagnie de disques ne fonctionnait pas. Rik, qui voulait emménager avec sa copine, vit l’occasion de réaliser le projet, ce que Act III ne pouvait lui garantir.

Les premiers shows du band, comme la plupart des bands rock ont commencé dans les gymnases d’écoles secondaires. Alors que la plupart des bands arrivaient en mini vans avec leur équipement, Triumph avait loué un 45 pieds pour transporter l’équipement. En entendant l’arrivée de la van, les étudiants se précipitaient aux fenêtres des classes pour savoir d’où provenait ce bruit. Les directeurs des polyvalentes étaient furieux, parce que le camion se stationnait sur le terrain gazonné et endommageait la pelouse.

Malgré la location du 45 pieds, qui pouvait faire croire que le groupe menait un train de vie confortable, ce n’était pas du tout le cas. Le budget demeurait restreint. Comme ‘effets spéciaux’ sur scène, ils ont eu recours à de petits feux d’artifice, que Rik et Mike apposaient au bout du manche de leurs instruments. Sans oublier la fumée produite par la glace sèche, poussée sur scène par de petits ventilateurs. Ces petits effets spéciaux réussissaient quand même à impressionner les élèves des polyvalentes.

Un jour, Gil Moore a suggéré de se munir d’un lance-flammes sur scène. En cherchant dans les Pages Jaunes, il trouva un vendeur. Gil alla voir le vendeur et lui demanda si son lance-flammes était toujours à vendre. Le vendeur lui demanda pourquoi il voulait acheter l’objet en question. Gil lui répondit: Je suis dans un band rock et nous en avons besoin pour les effets spéciaux sur scène. Le vendeur lui demanda de reculer, afin de lui faire une démonstration. Le vendeur prit un briquet et alluma le lance- flammes. Une flamme de quinze pieds s’éleva dans les airs. Gil Moore regarda le vendeur, et lui dit: VENDU !

Les foules au Canada adoraient les cover bands. Triumph jouait alors Led Zeppelin, Deep Purple, Hendrix, pour se créer une base de fans. Ils terminaient avec la chanson Rocky Mountain Way de Joe Walsh, pour le son de la guitare de Rik Emmett et pour les effets scéniques que la chanson pouvait produire. Le groupe entre en studio en 1976, pour enregistrer son premier album, In The Beginning.

En 1985, ils ont interprèté  Rocky Mountain Way au Forum de Montréal

Trouver un studio, pour un groupe rock qui veut enregistrer son premier album, n’est pas chose facile dans les années 70. Les membres du band réalisent aussi que, une performance sur scène et en studio, sont deux choses différentes ! Ils doivent apprendre à évoluer en tant que musiciens.

Triumph et Rush ont souvent étés comparés. C’étaient deux bands rock Power Trio, tous les deux originaires de Toronto. Les deux groupes ont percé aux États-Unis, avec l’aide de dj’s de stations de radios qui ont cru en eux. On sait tous que Rush a percé aux États-Unis, en 1974, grâce à Donna Halper, dj de la station WMMS FM, à Cleveland, Ohio, à l’époque alors que Triumph a percé aux États-Unis, grâce à John Anthony, dj de la station KISS FM, 99.5, à San Antonio au Texas. Anthony a fait jouer la pièce Blinding Light Show. Tout comme Rush, avec la pièce Working Man, la popularité de Triumph, avec la pièce Blinding Light Show, s’est propagée à travers l’état du Texas et par la suite, les États-Unis au grand complet, ce qui leur a permis de décrocher des shows en tête d’affiche.

Premier show: Auditorium municipal à San Antonio, Texas: 5 500 places. Le band s’attendait à se produire avec Sammy Hagar en tête d’affiche, suivi de The Runaways et Yesterday and Today. Donc, le band devait entrer en scène comme quatrième band !

Événement inattendu : Sammy Hagar annule son show et ne se présente pas ! Les producteurs du show demandent à Triumph de remplacer Hagar à pieds levés. Les gars se sont regardés, et se sont dit : On fait quoi ? On accepte ou on continue à faire des shows dans des écoles secondaires et des petits bistros ? Le groupe a relevé le défi avec brio.

La réaction de la foule a été extraordinaire, voire même, inattendue pour le band. La foule chantait les chansons avec le band. La foule connaissait les paroles des chansons par cœur. Les gars du band étaient estomaqués par la réaction de la foule. La diffusion de la chanson du premier album du band à la radio par John Anthony, a eu un effet boule de neige sur la popularité du groupe à travers les États-Unis. Le band a fait la une de la page du magazine Record Week, suite à ce show. Non seulement leur succès se propageait aux États-Unis, mais également à travers le reste du Canada, là où tout a commencé.

Le band décroche un contrat au Massey Hall à Toronto. Un endroit mythique pour plusieurs bands canadiens, malgré la capacité réduite de l’endroit, soit 2752 places. Le band vend presque la totalité des billets et à 24h d’avis, le chef des pompiers de la ville leur annonce que le show n’aura pas lieu. Risque d’incendie trop grand, dû aux pyrotechnies sur scène. Les gars se disent: O.K. Allons-y pour le Maple Leafs Garden ! Ils appelèrent leur gérant. Réponse du gérant: Vous ne pouvez pas remplir le Massey Hall. Comment pensez-vous pouvoir remplir le Maple Leafs Garden ?

Les gars avaient confiance en eux. Mais, lors du premier soir au Maple Leafs Garden, ils se sont demandé s’ils seront capables de livrer la marchandise. Dès l’entrée en scène, les doutes se sont dissipés. Le band s’est donné à fond. Rik Emmett avait fait installer un petit transformateur sur sa guitare, qui lui permettait d’avoir une centaine de pieds d’espace pour bouger sur scène, sans perdre le signal de sa guitare, ce qui lui permettait de descendre dans la foule, tout en continuant à jouer. La foule a capoté !

En revenant sur scène, Emmett a regardé ses comparses, et leur a dit: On a réussi !

Massey Hall et le Maple Leafs Garden étaient, pour les groupes rock au Canada, les endroits de références à ce moment. Si tu pouvais jouer au Maple Leafs Garden, tu pouvais jouer partout au Canada. Le Forum de Montréal, dans ces années, était plus reconnu comme un endroit dédié au hockey.

Six représentants de compagnies de disques étaient présents au show. Ils rencontrèrent le band des soi-disant intéressés, qu’ils avaient aimé le show, la réaction de la foule, etc. Qu’ils seraient prêts à discuter contrat. Le lendemain, cinq des six représentants de ces compagnies de disques, en retournant à New York ont lu la critique du show dans le journal The Globe and Mail. Le journaliste a complètement démoli la prestation du band dans sa critique. Résultat: Ces cinq représentants se retirèrent de l’entente. Le représentant de la cinquième compagnie de disques, RCA Records, prit un vol de retour un peu plus tard en journée et lu une critique d’un autre journal, beaucoup plus positive, celle-là. En août 1979, Triumph avait en poche un contrat avec RCA Records.

Le groupe fut un des premiers à avoir ses publicités à la télévision dans les années 70, ce qui aida à mousser les ventes d’albums.

26 août 1976, à Mosport, Ontario, le plus grand événement rock extérieur jamais produit: Canada Jam. Foule estimée à 110 000 personnes, rapportant autours de 2.5 millions de dollars. Avec Triumph, il y avait entre autres: Prism, et Kansas, avec Triumph en tête d’affiche de l’événement. Malgré leur succès grandissant aux États-Unis, la bataille pour conquérir le marché américain n’était pas gagnée. C’était devenu leur cheval de bataille. David devait vaincre Goliath.

L’énergie qu’apportait la foule au groupe les forçait à devenir plus grand que nature sur scène. Il fallait créer une symbiose avec les fans.

1978, Forum de Montréal

1979, nouvel album, Just A Game. Les offres de contrats pour se produire sur scène se succédèrent. Le téléphone sonnait sans arrêt. Le milieu de l’industrie les regardait de haut, parce qu’ils n’avaient pas de gérant. Le trio, depuis le début de leur carrière, s’est toujours géré seul. Gil Moore et Mike Levine, s’occupant de la gérance du band.

Les signatures de contrats de disques étaient là, mais, ils se demandèrent comment générer encore plus de revenus. Ils se mirent en tête de produire leurs propres vidéos. Des vidéos concepts, ‘prémonitoires’, bien avant l’arrivée de la chaine MTV, le 1er août 1981. Ils ont convaincu RCA de leurs accorder 200 000$ pour leur permettre de filmer leurs shows. Ils ont produit quatre vidéos. La diffusion constante des vidéos partout en Amérique a connu un énorme succès et rapporta une fortune au band et à RCA Records.

1980’s

Gil Moore, Rik Emmett and Mike Levine

Chaque membre avait un rôle spécifique à jouer au sein du band. Rik Emmett était concentré sur l’aspect musical. Il portait cette tâche sur ses épaules. Ses influences musicales allaient de Deep Purple, à Crosby, Stills & Nash. Il écrivait même des chansons POP ! Mais, Gil et Mike ne voulaient pas s’aventurer dans cette voie. Un jour, Rik leur arriva avec sa nouvelle composition, Lay it on the line. Gil et Mike se regardèrent et se sont dit: Excellent !

Emmett, en tant que compositeur ne voulait pas seulement créer des ‘vers d’oreilles’, mais surtout savoir où insérer ces vers dans les chansons. Emmett savait que les stations de radios embarqueraient dans l’aventure.

L’album Just a Game a été certifié disque d’or aux États-Unis en 1979. Ce qui annonça pour le band, plus de ventes de disques, plus de billets de shows et de fans.

1981,  suite au succès du band, ils décidèrent de se doter d’un studio d’enregistrement répondant à leurs besoins.

Avec la sortie du prochain album Allied Forces, Emmett, en tant que compositeur, s’investit encore plus en tant que compositeur et se dit qu’il peut composer n’importe quelle mélodie. Il veut continuer sur la vague de succès qu’a connu Just A Game et y intégrer les influences post Zeppelin auprès des stations de radios. Savoir quelles sont leurs nouvelles tendances.

Possédant maintenant leur propre studio, devenu leur résidence secondaire, l’enregistrement des chansons d’Allied Forces se fit dans un environnement moins stressant, sans contraintes. L’impact qu’a eu l’album sur les fans fut différent de l’album précédent. Un effet rassembleur. Surtout du côté des nouveaux fans. Le band apportait un petit quelque chose de différent à chaque fan. Chaque chanson était intimement liée à chaque fan. Un fan de Triumph qui rencontrait un autre fan de Triumph, créait un lien particulier. Les chansons Fight the Good Fight et Hold On, en particulier.

Des fans qui ont eu la douleur de perdre un proche ou avec des idées suicidaires, écrivaient aux membres du band pour leur exprimer le bien que ces chansons leurs ont fait et leur ont permis de cheminer et de voir la vie sous un nouveau jour. De ne plus voir le suicide comme la seule solution à leurs problèmes. Les membres du band en sont encore fiers, et, reconnaissants aujourd’hui.

L’apparition de la chaîne MTV en 1981 a été mal reçue par le trio. En créant leurs propres vidéos live, les fans revivaient les shows. Maintenant, avec MTV et les concepts amenés pour produire ces vidéos, les fans n’auraient plus le souvenir des shows du band sur scène, mais les images du band sur vidéo.

Pour leur premier vidéo pour MTV, Magic Power, le trio était monté sur une guitare électrique géante, qui, selon Gil Moore, ressemblait à un gâteau de fête géant ! Ils ont détesté l’expérience.

Le US Festival de l’été 1983 fut la consécration pour le band. Une foule estimée à 670 000 fans, rappelant Woodstock.

Prochain arrêt: American Rock Festival. Ils étaient parmi les têtes d’affiche avec Ozzy, Mötley Crüe, et Quiet Riot. À ce moment, Gil, Mike et Rik, réalisèrent qu’ils faisaient partie d’un petit pourcentage qui pouvait vivre leur rêve. Ils attiraient maintenant d’aussi grandes foules que ces bands.

1984

RCA Records prit une nouvelle direction musicale, suite au congédiement de leur président et la venue du nouveau président de la compagnie, avec les signatures de bands comme Eurythmics, Duran Duran, et, Hall and Oates. Mike et Gil décidèrent, voulurent livrer bataille à RCA dans le but d’annuler leur contrat de disque avec RCA et signer avec une nouvelle étiquette.

Ils engagèrent un avocat reconnu dans l’industrie de la musique ayant représenté Les Rolling Stones dans une cause passée. L’avocat trouva une contrainte dans le contrat en faveur du trio, mais le juge jugea la requête insuffisante et donna raison à RCA. Le trio décida de racheter le contrat. Demande de RCA ? 3 millions !

Après avoir payé RCA, le trio à la recherche d’une compagnie de disques, se tournèrent vers MCA Records, une compagnie mineure dans l’industrie qui voulait faire sa marque. Et comme Triumph était devenu un band majeur dans l’industrie de la musique, qui remplissait les stades et les arénas, Irving Azoff, le président de MCA Records, fit tout en son pouvoir pour les convaincre de signer.

Phase 2 dans la carrière du Band avec la sortie de l’album Thunder Seven. Leur deuxième album le plus vendu, avec 600 000 albums vendus. Leur album le plus vendu étant Allied Forces avec 1 050 000 d’albums. Les vidéos, en captation live cette fois ci, tournaient en boucle à MTV.

Le succès de l’album, selon MCA Records était trop orienté vers le côté musical, pas assez visuel, à l’ère de MTV. Ils avaient besoin de plus de hits pour rejoindre un plus grand auditoire.

Le trio avait besoin d’une aide extérieure et cesser de se produire eux-mêmes. Ils décidèrent d’embaucher un producteur. Entre en scène Ron Nevison. Producteur renommé ayant produit entre autres, l’album éponyme Heart, du groupe Heart. Il décida de changer l’image de Triumph. Il trouva que le band ne possédait pas ‘d’identité’. Il décida donc que Rik Emmett, en tant que guitariste et front man, allait devenir l’image du band et chanter la majorité des chansons, en ayant en tête de garder le plus de visibilité pour la chaine MTV.

1981

Triumph, 1981. Rik Emmett, Gil Moore et Mike Levine. (Photo: Paul Natkin/Getty Images)

Un conflit s’ensuivit suite aux décisions du producteur et du trio. Pour les gars du band, Nevison était là pour produire l’album. Pas pour s’ingérer du côté musical du trio. Les gars étaient habitués à tout gérer ensemble.

Nevison n’aimait pas l’idée d’avoir deux chanteurs au sein du band. Gil Moore chantait sa part de chansons et Rik Emmett avait aussi sa part de chansons. Un jour, Nevison alla voir Rik et lui dit qu’il allait chanter toutes les chansons ce soir là. Rik refusa se disant que ce band était celui de Gil et qu’il avait sa part de chansons.

1983

Le 5 mars 1983, Gil Moore,sur la scène de Rosemont Horizon, Illinois, (Photo: PaulNatkin/Getty Images)

Dans le vol les menant au show, Rik parla à Gil de la proposition de Nevison et que ça valait peut-être la peine d’essayer. Rik, en voyant le regard de Gil, a ressenti qu’il l’avait trahi. Selon Gil, le band n’avait pas besoin d’aide extérieure. Le trio savait comment écrire un HIT !

Le lien qui unissait les membres du band se comparait au Trois Mousquetaires: Un pour tous et tous pour un. Suite à cet événement, le lien a semblé se briser au sein du trio. Gil se sentit isolé par Rik et Mike. La fraternité entre les trois était sur le point de se fracasser.

1983 – extrait du documentaire

Après la réunion du trio, Dehors Nevison! Nouveau producteur, Mike Clink, ex-ingénieur du son du band. Qui de mieux qu’un gars de la boîte qui connait le band depuis leurs débuts ! Mike amena un vent nouveau au band, les amenant sur une nouvelle voie et par le fait même, éviter la rupture du band. Mais, Irving Azoff, de MCA Records avait besoin d’un hit. Gil se présenta à son bureau et lui garantit un hit. Après avoir passé un coup de fil au studio, Rik se mit au travail. En cherchant le fil conducteur de la chanson, Rik entendit un bruit à l’extérieur. Il sortit et demanda, s’il y avait quelqu’un et il vit le raton-laveur. En repensant à ce qu’il avait dit à l’extérieur, il se rendit compte qu’il avait trouvé son fil conducteur.

Ce fil conducteur ; La chanson Somebody’s Out There ! Gil retourna voir Irving avec la chanson et lui dit: Vous tenez absolument à un hit Pop ? En voici un !

Gil cherchait constamment à amener le band à un niveau supérieur. Son drum qui s’élevait dans les airs sur une plate-forme, (concept emprunté à Kiss ? L’histoire ne le dit pas), toms et baguettes lumineuses, tout y était.

1983

Le succès commercial tant du côté shows, diffusion radio ou vidéos, était toujours présent, mais la communication au sein du band était pratiquement inexistante. Les répercussions suite aux problèmes reliés à la compagnie de disques et au producteur, la chute du band, suite à ces événements, était inévitable.

Gil Moore, le décès de son père, son meilleur ami et mentor, l’a affecté énormément et les répercussions au sein du band se sont fait ressentir. Il se distança peu à peu de Rik et Mike. Un jour, Rik dit à Gil que le band était devenu une maison ‘vide’ sans âme.

Rik de son côté, avait de la difficulté à vivre avec cette situation. Il sentait qu’il avait de plus en plus besoin de temps pour lui et sa famille. Il se sentait pris dans un étau au sein du band. Il avait besoin d’exprimer sa créativité. C’était devenu un point de non-retour pour lui. Il en voyait plus de futur pour lui en tant que membre de Triumph.

1985

Avec le départ de Rik, Gil et Mike doivent prendre une décision : On remplace Rik ou c’est la fin de Triumph ? Le duo décide continuer l’aventure en embauchant le guitariste Phil X, mieux connu aujourd’hui comme guitariste de Bon Jovi depuis 2011, en remplacement de Richie Sambora, mais, pour Gil et Mike, les shows sans la présence de Rik à leurs côtés, ne furent plus jamais les mêmes.

1993

Gil s’intéressa de plus en plus au travail en studio, derrière la console, et retourna au studio Metal Works pour approfondir ses connaissances en studio.

Du côté de Rik, en tant qu’artiste solo, il était conscient qu’il serait constamment dans l’ombre de Triumph. Qu’il se devait d’honorer la mémoire du band à travers ses prestations sur scène. Sa carrière solo lui a permis de développer sa créativité. Créativité qu’il n’aurait pu développer au sein de Triumph. Avant son départ du band, Rik vécut un événement troublant, le décès de son frère ainé. Et, avant de décéder, son frère lui dit: Tu dois régler tes problèmes avec les gars du band.

En 2008, Tom Cochrane intronisa Triumph au Temple de la Renommée du Rock Canadien. Ce qui amena à la reformation du band original, avec le retour de Rik Emmett au sein de Triumph. Le plaisir de jouer ensemble était de retour. Les Trois Mousquetaires étaient réunis à nouveau. Rik, suite au décès de son frère, en avait perdu un, mais avec son retour au sein de Triumph, il en retrouva deux, 20 ans plus tard.

Le après Triumph

2016 – Rik Emmett et son groupe RESolution 9

En 2019, le band organisa une visite privée au studio Metal Works, exclusivement réservée aux Super Fans: exposition et visionnements d’archives du band. Mais, ce qui attendait les fans derrière le rideau n’était pas un visionnement d’archives sur écran géant, mais, un show privé ! Pour le trio, ce show privé pour les super fans, les ont ramenés à leurs tout débuts et au US Festival 83. Une prestation inoubliable pour les fans, et le trio.

En novembre 2019, Triumph a reçu son étoile sur le Canada’s Walk Of Fame.

Aujourd’hui, Rik Emmett, Gil Moore et Mike Levine poursuivent leurs carrières solos respectives.

 

Fabriqué au Québec!
Basé à Montréal, Capitale mondiale du rock francophone!

BANNIÈRE: MEL DEE
WEBMESTRE: MARCO GIGUÈRE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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