Chroniques

Pink Floyd Wish You

Pink Floyd à travers le temps # 18
Wish You Were Here # 1
Publié le13 novembre 2021

 

Recherche par René Maranda

Wish You Were Here est le neuvième album studio du groupe de rock britannique Pink Floyd. Il est sorti le 12 septembre 1975 chez Harvest Records et pour la première fois chez Columbia Records. Basé sur des morceaux que Pink Floyd a composé lors d’une tournée en 1974, Wish You Were Here est enregistré en 1975 aux studios Abbey Road à Londres.

Les thèmes de l’album comprennent la critique de l’industrie musicale, l’aliénation et un hommage au membre fondateur, Syd Barrett, qui a quitté le groupe sept ans plus tôt à cause de troubles psychiques.

Chanteur invité, Roy Harper assure le chant principal sur Have a Cigar. Pour promouvoir l’album, le groupe a sorti le double single Have a Cigar / Welcome to the Machine.

Roger Waters, Roy Harper

Il est considéré comme l’un des plus grands albums de tous les temps et cité par le claviériste Richard Wright et le guitariste David Gilmour comme leur album préféré de Pink Floyd. Commercialement, l’album a été un succès et en 2004, a atteint les 13 millions d’exemplaires vendus.

Contexte

À la suite de la sortie de The Dark Side of the Moon, en 1973, Pink Floyd devient un phénomène mondial et donne la quasi-totalité de ses concerts à guichets fermés. Fort de ce succès, les membres du groupe gagnent suffisamment d’argent pour acheter des maisons en Angleterre comme à l’étranger et pour fonder leur propre maison de production, Pink Floyd Music Publishing. Bien que cet argent permette au groupe de réaliser ses « rêves les plus fous », les membres commencent néanmoins à oeuvrer chacun de leur côté.

Nick Mason se livre à des projets personnels, tels que la production de l’album Rock Bottom de Robert Wyatt, et David Gilmour produit la chanteuse Kate Bush, alors âgée de 16 ans. Roger Waters explique plus tard : « Nous étions à un tournant, nous aurions pu nous séparer, mais nous ne l’avons pas fait, car nous avions peur du monde extérieur, de l’inconnu. Nous étions bien à l’abri derrière le nom de Pink Floyd. »

Supervisés par Alan Parsons et Peter James aux studios Abbey Road, les Floyd tentent tant bien que mal de créer des mélodies avec des rouleaux de scotch, des bruits de pas ou des verres, mais l’idée ne se concrétise finalement pas et est abandonnée définitivement.

Cet échec amène le groupe au bord de la rupture, Nick Mason déclarant plus tard : « Il n’y avait plus de dynamique de groupe. L’engagement des premiers jours commençait à se dissiper. »

En 1974, une critique de Nick Kent dans New Musical* Express remotive le groupe et donne à Pink Floyd le thème de son prochain album : l’absence. Pink Floyd retourne alors en studio l’année suivante avec plusieurs maquettes composées durant la tournée de 1974, Pink Floyd a joué quatre concerts.

Le 14 novembre 1974 à l’Empire Pool, à Wembley

Nick Kent

Les sessions de Wish You Were Here durent de janvier à juillet 1975, et les Pink Floyd enregistrent quatre jours par semaine de 14 h 30 à très tard dans la soirée.

Selon le claviériste Richard Wright, une partie des problèmes du groupe vient du fait que deux ans se sont écoulés depuis l’enregistrement de The Dark Side, et il parle des sessions de Wish You Were Here comme d’une période difficile. Un certain malaise naît également entre David Gilmour et Nick Mason, principalement car le mariage raté de ce dernier se ressent dans son jeu de batterie.

David Gilmour et le chanteur Roy Harper devant les studios Abbey Road à Londres en 1975

 * Un extrait :.Le 14 novembre 1974, environ sept mille personnes se sont lavé les cheveux et se sont rendues à l’Empire Pool, à Wembley, pour assister au concert de Pink Floyd. Enfin presque tout le monde, sauf David Gilmour – ses cheveux semblaient crasseux sur scène, apparemment ancrés par un excès de sébum du cuir chevelu et se rétrécissant sous les épaules avec un spectaculaire feston de pointes fourchues. Un peu comme les cheveux de Bill, en fait. Bill était assis à côté de moi pendant tout le concert, voyez-vous. Il m’a dit qu’il venait de Hayward’s Heath, dans le Sussex – et, en fait, il avait quelque chose du style Gilmour en lui : des cheveux filandreux non lavés séparés au milieu et sillonnés derrière les oreilles, agrémentés par un duvet de pêche en guise de poils au visage, des tennis – tout le bazar, en fait, même s’il manquait à son visage les traits bien formés de belle brute de Gilmour, lui substituant une sorte de ténacité dans ses yeux fatigués qui se plissaient chaque fois qu’il prenait une bouffée d’une parmi une série ininterrompue de cigarettes au menthol.

 

 

BANNIÈRE : THOMAS O’SULLIVAN

⁠WEBMESTRE : STEVEN HENRY

⁠RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ

⁠ÉDITEUR : GÉO GIGUÈRE

TRADUCTEUR : MARIE DESJARDINS

TRADUCTEUR DE L’EXTRAIT ; JÉROME BRISSON

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