Spectacles

Michael Schenker à Beverly


 


Michael Schenker, Beverly, Massachusetts
Le 21 octobre 2022
Publié le 18 novembre 2022

Texte et photos: Patrick Loiselle

Michael Schenker, le maître de la Flying V. Le nom est connu, mais son histoire possiblement un peu moins. Né en 1955, il commença officiellement sa carrière professionnelle à l’âge de 16 ans en participant au premier album de Scorpions, Lonesome Crow. Il est évidemment le jeune frère de Rudolph, membre fondateur du groupe. C’est en faisant la première partie du groupe Britannique UFO, qu’il fut remarqué. Eux, qui se cherchait un nouveau guitariste, décidèrent de lui offrir le poste et joindre le band, c’était en 1974. Son séjour avec UFO fut plutôt court et assez tumultueux. Cependant, il laissa définitivement sa marque dans l’histoire en composant plusieurs grandes pièces encore très populaires aujourd’hui et surtout en sortant l’album mythique live Strangers in The Night, considéré comme un des meilleurs albums live à être sorti dans les années 70, période faste pour ce genre d’album.

Une fois sa décision prise de quitter UFO en 78, il est venu donner un coup de main à son grand frère Rudolph en participant à l’album Lovedrive. Uli Jon Roth venait de quitter et le groupe devait remplir certains engagements et repartir en tournée. Il a participé à plusieurs pièces de l’album et a même débuté la tournée avant de quitter et d’être finalement remplacé de façon définitive par Mathias Jabs.

1984

Japon, Août 1984.  Rudolf et Michael Schenker  (Photo Getty Images)

Depuis le début des années 80, Schenker a toujours été son propre patron. Il a bien monté quelques groupes différents, mais toujours avec son nom comme principal attrait. Même s’il n’a jamais eu le succès commercial de son grand frère, sa réputation comme un des meilleurs et surtout sous-estimé guitariste rock de l’histoire, ne fait aucun doute. Plusieurs guitaristes et musiciens de renom, tels Kirk Hammett (Metallica), Ritchie Faulkner (Judas Priest) Steve Harris (Iron Maiden) et même Randy Rhoads, de son vivant, l’ont considéré comme une influence majeure. Son jeu mélodique, sa versatilité et son endurance le différencie des guitaristes plus «shredders» des années 80.

Il a toujours privilégié composer une bonne chanson et ensuite l’embellir par son jeu de guitare, que l’inverse. C’est donc dans cet optique qu’il nous sort son dernier album Universal, paru cette année, sous le nom du Michael Schenker Group qu’il décide de partir en tournée et fêter ses 50 ans de carrière.

Comme Montréal ne faisait pas partie des plans pour cette fois, c’est au Cabot Theatre à Beverly dans le Massachusetts, petite communauté dans le New England que j’ai du me déplacer. C’est accompagné de l’excellent Ronnie Romero à la voix (Lords of Black et Ritchie Blackmore’s Rainbow dans sa plus récente incarnation et comme chanteur principal  du dernier album de MSG) qu’il nous présente un survol de sa carrière.

C’est donc avec le superbe morceau instrumental Into the Arena qu’il ouvre le bal, suivi de Cry For the Nations et l’arrivée de Ronnie Romero. Michael arbore son look habituel, long manteau foncé et son bizarre de chapeau en poil sur la tête et évidemment la fameuse Flying V. Il a le look d’un ado, difficile de croire qu’il a 67 ans. Le son est correct, on aurait pu prendre un peu plus de volume du côté de Michael cependant. On enchaine ensuite avec le classique Doctor, Doctor de sa période UFO. Toujours un plaisir de l’entendre.

Spectacle de Michael Schenker (2 jours plus tôt) le 19 octobre 2022 à Fall River, Massachusetts 

Pour les fans de Iron Maiden, c’est toujours avec cette pièce qu’on nous annonce le début du show dans 5 minutes. C’est à partir de maintenant qu’il décide de jouer du matériel un peu plus obscur et on sent l’énergie de la foule baisser d’un cran. We are the Voice, de l’album Michael Schenker Fest, Looking for Love, Red Sky et Sail the Darkness ralentissent un brin l’enthousiasme des gens. Finalement, ça repart avec Lights Out, autre classique de UFO, Armed and Ready et Assault Attack de ses premiers albums ramènent l’énergie dans la foule et tout le monde est prêt pour l’immortel Rock Bottom.

On a droit à une version de 13 minutes et où on peut apprécier le stamina et la virtuosité de Michael Schenker, une vraie machine. Son solo est incroyable et joué avec telle précision, c’est impressionnant. Pour le reste de la soirée, on revient dans les années 70 et ce ne sera que du UFO jusqu’au bout. Shoot, Shoot, Let it Roll, Natural Things, Too Hot to Handle pour finalement se conclure avec Only You Can Rock Me.

Barend Courbois, basse et Ronnie Romero, chant

En conclusion, show d’une durée honnête de 90 minutes environ. Un peu déçu qu’aucune pièce de Scorpions ne fut jouée, régulièrement il nous en sert au moins une. Le setlist était correct, sans plus. Le show qu’il nous avait servi à Montréal en 2018 où il avait joué une 30e de pièces couvrant vraiment l’ensemble de sa carrière était de loin supérieur à celui de cette année. Mais, bien content quand même de m’être déplacé et c’était très bon, juste pas épique comme on le sait capable d’être. Petit mot en terminant pour souligner l’excellent travail de Ronnie Romero. Très en voix et très bon «stage présence». Une belle acquisition.

Michael Schenker terminera sa tournée au Japon, les 21, 22 et 24 novembre prochains.

 

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BANNIÈRE: MEL DEE
WEBMESTRE: MARCO GIGUÈRE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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