Albums

Jethro Tull This Was

1968 premier album
Publié le 5 août 2022

Par Jean-Jacques Perez

Jethro Tull – This Was
Angleterre 1968 –  Label Island

Jethro Tull est l’archétype du groupe issu du british blues boom qui va s’orienter vers le rock progressif, suivant les traces de Colosseum par exemple.
Le combo se crée à Blackpool, ville côtière au nord de Liverpool, au milieu des années 60 en prenant le nom d’un agronome anglais du XVIIème et XVIIIème siècle : Jethro Tull. Il rassemble des musiciens venant de diverses formations comme le bassiste Glenn Cornick et le batteur Clive Bunker mais surtout deux fortes têtes que tout oppose : le flûtiste/chanteur Ian Anderson et le guitariste Mick Abrahams.

Jethro Tull sur scène en 1968

Mick Abrahams, ne jure que par le blues, style chanté par des Afro-Américains et qui depuis le débarquement de Normandie en juin 1944 ne fait qu’envahir la pop anglaise faisant émerger des artistes comme Alexi Korner, John Mayall, les Yardbirds, Fleetwood Mac mais surtout les Rolling Stones. C’est donc Mick Abrahams qui va influencer les débuts de Jethro Tull qui sort en février 1968 un single, Sunshine Day, sous le nom de Jethro Toe (le producteur Derek Lawrence n’aimant pas le nom de Jethro Tull). Puis entre juin et août de la même année, le quatuor entre en studio pour pondre un 33-tours publié en octobre 1968 sur le label Island.

Intitulé This Was, ce disque est un bon album de blues rock anglais comme il s’en faisait beaucoup à l’époque. Un disque de blues rock toutefois assez varié. On y trouve du rhythm ‘n’ blues comme My Sunday Feeling pour une ouverture fracassante, Beggar’s Farm plus suave, l’instrumental Dharma For One ou encore le heavy Cat’s Squirrel d’inspiration Cream. On y entend du blues folk avec harmonica et harmonisation des voix avec Some Day The Sun Won’t Shine For You ou le bastringue A Song For Jeffrey, là aussi avec harmonica mais qui affronte une diabolique flûte sur fond de glissando. On y écoute du blues orchestré Move On Alone et du blues stoner It’s Breaking Me Up. L’affaire se termine avec le bref Round.

Mais Ian Anderson n’est pas en reste où il faut préciser qu’il participe activement à la compo. À commencer par sa voix nasillarde mais incroyablement juste et surtout qui marque. Et bien sûr, il y a sa flûte qui impressionne, qui surprend, qui impose les ambiances, qui tend vers le jazz voire le symphonique et ce dès les premières notes du Lp. Ce n’est pas pour rien que le groupe reprend un titre du saxophoniste/flûtiste de jazz Roland Kirk, Serenade To A Cuckoo.

Bref, Jethro Tull nous offre un disque de blues en apparence quelconque mais qui cache de beaux trésors laissant entrevoir l’avenir. Mais à l’évidence, il y un homme de trop. C’est Mick Abrahams qui claque la porte peu de temps après la sortie de This Was qui rencontre au passage un certain succès. Libéré de de la pression de Mick Abrahams, parti fonder Blodwyn Pig, Ian Anderson et ses acolytes vont se charger de trouver un remplaçant. La venue d’un nouveau guitariste Martin Barre, va être décisive pour l’avenir de Jethro Tull.

Jethro Tull avec le nouveau guitariste. Martin Barre. circa 1970: Crédit Photo: Hulton Archive/Getty Images

 

Fabriqué au Québec!
Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone!

BANNIÈRE: MEL DEE
WEBMESTRE: MARCO GIGUÈRE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

Si vous songiez à appuyer notre site, c’est maintenant, c’est iciChaque contribution, qu’elle soit grande ou petite, aide à notre survie et appuie notre avenir. Appuyez Famille Rock pour aussi peu que 5 ou 10 $ – cela ne prend qu’une minute. Merci!

Click to comment

Laisser un commentaire

Bienvenue

Dans la FamilleRock!

To Top

Honorons Nos Survivants Pleurons Nos disparus

Fabriqué au Québec!

Pour Un Monde Meilleur!

Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone!