Chroniques

Eric Johnson génie caméléon

Guitariste émérite selon Murray article 62
Eric Johnson
Publié le 1er juillet 2022 

 

Par Normand Murray

Eric Johnson

Caméléon à milles couleurs

L’idéal instrumental qui définit et catégorise Eric Johnson est impossible à choisir tellement sa palette de jeu que ce soit dans le blues, le rock et le jazz, sa conception de l’instrument lui est sienne. Et évidement son grand perfectionnisme de son jeu que ce soit en studio ou en spectacle, la richesse de son son est unique. Fait de overdriven tone propre à sa sonorité unique. Un génie caméléon à milles couleurs.

Né en 1964, il a grandi à Austin, Texas. Encouragé par ses parents, il commence avec le piano à 5 ans et il prit la guitare à 11 ans pour notre grand plaisir. Après avoir entendu Jimi Hendrix Are you Experienced (1967), il commença à expérimenter lui aussi des sons nouveaux de l’instrument. Il forma un band de fusion, The Eletromagnets, se forgeant une réputation au Texas dans les Mid 70’s. Une erreur de signature de contrat lui valut de végéter pour six ans avec une compagnie qui ne lui a même pas permis de sortir son album Seven Worlds en 1977.

Il préférait jouer dans les soirées locales et être session man pour Cat Steven, Carole King et Christopher Cross. C‘est en 1984 et recommandé par Prince que Warner Bros le signe avec la parution de son vrai premier album Tones (1986). Malgré les bonnes critiques, malheureusement le succès commercial ne fut pas au rendez-vous.

1998 – Il est demandé à être juge pour Musician Magasine pour The Best Unknowned Bands Unsigned comme Moby Ani De Franco, Everclear, Art ALexakis, Keb Mo et Joe Perry « Aerosmith ».

Le second album, Ah Via Musicom (1990), voit les ventes monter en flèche avec même un Grammy pour Best Instrumental avec la pièce Cliffs Of Dover. 1996 – sortie de Venus Isle avec la formule rock instrumental, en blues et également en jazz. Aussi en 1996, il participe à la première mouture du grand spectacle du G3 instigué par Joe Satriani avec Steve Vai également. Fait à noter à Montréal, vu des problèmes avec des taxes non payées, il sera interdit d’entrer au pays mais il sera remplacé brillamment par nul autre que Michel Cusson ex Uzeb.

Le I’m Going Down de Jeff Beck fut divinement interprété. Eric a pris part à ses G3 constamment le G3 en Asie (2000) et celui de l’Amérique du Sud. Aussi en 2006, Steve Vai remplacé par John Petrucci.

2005 -Sortie de Bloom sous le label de Steve Vai. Un album en trois volets distincts prouvant encore une fois sa grande versatilité. La même année, on met en DVD et CD Live une de ses performances de 1988 au célèbre Austin City Limits Show. À noter que dès 2006, les enregistrements analogues disparaissent pour le format digital.

2006 -Johnson prend part à une production théâtrale titrée Primal Twang. Le twang propre au style des Byrds auparavant de Duane Eddy, légende des 50’s et 60 ‘s. The Legacy Of Guitar’s History, un examen de l’histoire de la guitare. 2007 -A Musical Celebration dans lequel Eric performe des succès de Jimi Hendrix.

Primal Twang- avec Jon Walsley et Eric Johnson

Suivit un sept ans de concerts et productions avec la sortie de l’album en 2010 Up Close. 2014, année faste avec des tas de projets tel The Ultimate Musicians Fantasy Camp à Vegas avec des noms prestigieux comme Joe Perry, Steve Vai, Elliot Eastton, Michael Anthony et plusieurs autres. Une autre édition du Experienced Hendrix Tour en mars 2014 et deux en septembre et octobre. 2014, sortie également d’Electic.

2015 -Participation au Vai Academy avec Steve Vai et une autre grande légende de la guitare nul autre que Sonny Landreth. Avec cet album, une tournée acoustique s’ensuivit. 2016 -sortie de EJ Exploration on Guitar and Piano, cet album sera entièrement acoustique et évidement la tournée qui suit avec un retour aux sources du piano. 2017 – Collage un genre de « revisited  de son album Ah Via Musicom sorti au préalable en 1990.

2018, automne de cette année du promotionnel de Fender Nissan avec le système de son Fender Audio sur les Nissan de Luxe. En janvier 2020 parution de EJ Volume II suivi d’une version acoustique plus intimiste dirons nous.

Mike Stern parle de Eric Johnson

Caractéristique importante chez Eric Johnson: sa constance de viser toujours la perfection à chaque album, ce qui lui a permis d’obtenir le statut d’artiste culte parmi ses fans invétérés et avec raison. Live and Behond (2000) l’a classé parmi les grands du blues.De même qu’avec Alien Love Child et Bloom en 2005 qui se veut une réflexion obligatoire sur son style nomade en constante évolution et avec toutes les avenues possibles et impossibles des jeux de sa guitare et sa conception musicale propre.

Maintenant voyons sa série de bijoux comme guitares.

Un grand fan de Fender Stratocaster avec des signatures comme celle de 2005 et quoi, sa guitare de prédilection la ES 335 de Gibson, rouge évidement. Un autre joyau, la Gibson custom Shop 59’S Lespaul. Rajoutons aussi des Rickenbaker, Jackson, Maton et Charvel. CF Martin a sorti une spéciale la EJ signature MC-40 auparavant utilisant la Martin D-45. Une autre signature Fender Staratocaster Rosewood Special.

Fait réjouissant il retrouve ses guitares volées auparavant, voilà 24 ans. 2018 – création de la Fender Thinline signature rareté chez le modèle stratocaster. À noter que cette dernière est équipé comme sa première signature en Pickups. 2020 -la Stratocaster E J Virginia Custom calqué sur encore un modèle rare celle de 1954 spécifique au Blues.

Des guitares d’exception maintenant comme si il y en avait pas assez. Voilà, ça va comme suit, une Flying V de Gibson en échange de sa dobro des 30’s. Une SG Meastro Vibrola, une guitare de prédilection de Georges Harrison sur bien des albums des Beatles. Un vrai bijou, une Stratocaster 1962 même chose que David Gilmore et Eric Clapton leurs deux guitares fétiches vendus des millions à des enchères. Cette guitare lui avait été volée à son appartement en 1982. Particularité de cette 1962, les pickups avait été fabriquéset filé par nul autre que Seymour Duncan lui-même. Nom de prestige dans le domaine du pickup. Une ES- 335 de Gibson 1964 encore un autre rareté et bijou.

Pour terminer, une base, la Fender Bass VI à six cordes 1966 un peu comme le modèle de Jack Bruce avec les Cream du temps avec sa Phase VI 1964. Encore une fois spécifions le Thinline Model étant la spécificité de sa base, celle d’Eric Johnson évidement.

Il est ce que le mot versatilité est dans toute sa splendeur et sa rigueur. Porté par un génie hors du commun et son perfectionnisme fait vraiment de lui un rouage majeur du merveilleux monde de la guitare et toutes ses variantes.

Déclaration d’amour à ses bijoux à cordes et concernant ses guitares je les aime toutes, elles sont simplement toutes différentes.

 

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