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histoire de Deep Purple # 3

De l’ombre à la Lune : l’histoire de Deep Purple à travers leur discographie (3)
Publié le 1er janvier 2021

 

Par Mel Dee

Chapitre 3 : La Boule de feu au goût du band
Partie 3 : 1971 à 1975  (suite de partie 2)

L’autre jour je pensais à l’histoire mystérieuse et incertaine de cette dame inconnue, si banale et si inspirante que Ian Gillan a fait d’elle la muse de la magnifique chanson Strange Kind Of Woman. Emportée dans le tourbillon d’émotions qu’elle procure, je réécoute alors l’album Fireball encore et encore.

Après le grand succès de In Rock et les pièces absolument majestueuses, Speed King et Child in Time, Deep Purple enchaine l’enregistrement de l’album Fireball, qui durera 10 mois, de septembre 1970 à juin 1971, au sein des studio londoniens De Lane Lea et Olympic.

Étant donné la durée de cet enregistrement, ils lancent comme amuse-bouche, le single Strange kind of Woman au mois de février, car il a fallu attendre jusqu’au 9 juillet 1971 pour que la boule de feu produite par l’énergie de Ritchie Blackmore, Ian Gillan, Roger Glover, Jon Lord et Ian Paice, formant le 5e album du band sort officiellement.

Décrit comme progressif, Fireball se place en 1ere position du classement en Grande-Bretagne et compte une
version européenne qui contient les titres : Fireball, No No No, Demon’;s Eye, Anyone’s Daughter, The Mule,
Fools, No One Came. Et une version (États-Unis, Canada et Japon) dans laquelle le titre Demon Fire est remplacé par Strange Kind of Woman, ironiquement mes deux titres préférés de cet album.

En 1996, Fireball est réédité avec 9 titres bonus dont Slowtrain et Freedom.

Souvenez-vous lors de notre voyage : 1969 à 1970 Du livre à la roche, j’avais boudé Ritchie Blackmore (car l’homme à la Gibson ES-335 est devenu celui à la Fender Stratocaster ) et cela marque le son de cet album, avec un soupçon de plaisir pour les bassistes avec le solo de basse du titre hyponyme Fireball.

En 1971, Deep Purple lance son propre label – Purple Records distribué par EMI, sous lequel le 6e et absolument magnifique album du band est né, Machine Head. Chanson après chanson, du pur délice. Qui n’a pas déjà chanté sur l’endiablé Highway Star ? Premier titre de l’album qui sort le 25 mars 1972. Il marquera un nouveau tournant dans l’histoire du band car un succès phénoménal en découle. Enregistré à Montreux avec le studio mobile des Rolling Stones, Deep Puple tatoue le monde du rock avec un des riffs les plus connus et mystiques : celui de Smoke On The Water.

L’histoire de cette chanson est intergalactique, avec ce fameux concert du 4 décembre 1971, la scène de Frank Zappa et les Mothers of Invention, un fan, un pistolet de détresse, le feu qui ravage tout, Deep Purple évacués. Mais le camion contenant le studio mobile est sauvée des flammes. Installé dans un hôtel, le band tapisse les couloirs et les pièces de matelas et de couvertures pour l’acoustique. Glover, marqué par l’incendie s’exclame « Smoke on the Water », en imaginant la fumée flottant au-dessus du Lac Léman, Ian Gillan écrit les paroles et le titre, (qui a failli être abandonné), naissait.

Machine Head contient 8 pièces qui me font tous perdre la tête, dont celle qui me serre le cœur à chaque fois, une des des plus touchantes avec Perfect Stranger. Il s’agit de When A Blind Man Cries qui figurera seulement lors de la réédition du 25e anniversaire de l’album en 2012. Le monde a tremblé et ce n’est pas fini.

Malgré l’épuisement des membres du groupe, ils enregistrent en juillet 1972 à Rome, puis en octobre 1972 en Allemagne leur 7e album Who Do We Think We Are grâce toujours au fameux Studio mobile Rolling Stones et la direction de Martin Birch.

1972, Hambourg, Allemagne

Les deux sessions d’enregistrements sont interrompues par cette tournée où Deep Purple, se pose pour la première fois sur le sol du Japon et en profite pour enregistrer … et oui vous l’avez déjà dans votre tête ce liveMade In Japan.

Who Do We Think We Are sort en janvier 1973, avec un hymne marquant, cette fois-ci à la femme de Tokyo, Woman from Tokyo, au dépend du titre Painted Horse qui sera intégré dans l’album Powerhouse sorti en 1977. Who Do We Think We Are se classe en 4e place des charts au Royaume-Uni, avec Woman from Tokyo, Mary Long, Super Trouper, Smooth Dancer, Rat Bat Blue, Place in Line, Our Lady. La réédition de 2000 contient 7 titres bonus.

Cependant, Ian est à bout, il annonce son départ. Il sera remplacé par David Coverdale. Glover quant à lui est sous la pression de Blackmore et se fait remplacer par Glenn Hughes. l’air Mark II se termine avec des étincelles dans l’air le 29 juin 1973 lors d’un concert à Osaka.

Toujours sous le label Purple et Birch aux commandes, les 3 prochains albums du band à la nouvelle formation, voient le jour.

Le 8 e album Burn, sort le 15 février 1974 et marque le début du MARK III, avec un son diffèrent, influencé par les deux nouveaux membres Coverdale et Hughes qui est à la fois à la basse et au chant. Il est enregistré en novembre 1973 à Montreux au studio mobile Rolling Stones, et compte 8 titres : Burn, Might Just Take Your Life, Lay Down, Stay Down Sail Away, You Fool No One, What’s Goin’On Here, Mistreated.

5 Titres bonus sont ajoutés à la réédition pour le 30e anniversaire en 2004.

Seulement 8 mois après Burn, le 9e album sort en novembre 1974, intitulé Stormbringer, au lieu de Silence.

Comme beaucoup, j’ai un peu de mal avec la touche Coverdale et Hughes, funk-soul, c’est l’album que j’ai le moins écouté, avec une pièce comme Love Don’t Mean A Thing qui me rappelle le son Motown, c’est bien, mais pas de magie à la Blackmore – Lord. Mais comme tout le monde aussi, j’ai succombé à Soldier of Fortune, concoctée par Blackmore- Coverdale, une des chansons qui insufflerait une âme à ceux qui n’en en pas, juste magnifique. L’album comprend Stormbringer, Love Don’t Mean a Thing, Hold On, Lady Double Dealer, You Can’t Do It Right (With the One You Love), High Ball Shooter, The Gypsy et Soldier of Fortune.

Mistreated de l’album Burn, sorti le 15 février 1974

Et nous voilà déjà à mi-chemin avec Come Taste the Band 10 e album du groupe sorti le 10 octobre 1975. Orphelin de Blackmore qui quitte en juin 1975, cet album de la période Mark IV, est quand même mieux que le précédant à mon avis, Tommy Bolin est à la guitare, ainsi qu’à la basse, car Hughes, pris par les démons de la cocaïne, doit se soigner. Cet album est enregistré au studio Musicland entre août et septembre 1975.

Encore trop funky à la sauce Coverdale-Hughes, difficile pour moi de planer, techniquement très bon c’est néanmoins une question de feeling.

Les titres de l’album sont : Comin’ Home, Lady Luck, Gettin’ Tighter, Dealer, I Need Love, Drifter, Love Child , This Time Around You Keep On Moving

Une chose est sûre, quel que soit l’album, même les moins percutants il y a toujours un titre ou deux qui sortent du lot, chaque album tient entièrement ou partiellement du génie de Deep Purple.

le 15 mars 1976 a la tumultueuse ville de Liverpool le concert du band est horrible « ;Where is Ritchie ? » est scandé, Bolin est accro à l’héroïne et décède malheureusement d’une overdose le  3 décembre 1976 .

Pas encore née, la petite fille aux pays du rock n’a pas connu la déception lors du départ d’Ian et l’absence de la guitare de Richie, comme ceux qui ont vécu les sorties des albums année après année, car nos deux héros seront de retour. Mais lorsqu’elle quitta son pays et toute sa famille, pour vivre son rêve dans le lointain Québec, sans personne ni aucun repère, elle pleura encore et encore sur Perferct Stranger, 22 ans après la sortie du 11e album de Deep Purple, elle, the Strange kind of Stranger Woman.

À suivre 

BANNIÈRE: MEL DEE
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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