Chroniques

Robert Cray blues and soul

Guitaristes Émérites 34 selon Murray
Robert Cray Il a joué avec Eric Clapton, Buddy Guy. 
Publié le 27 janvier 2021 

 

Par Normand Murray

Robert Cray

Un des géants du Blues

Né en 1953 à Colombus en Georgie, USA, il déménagea fréquemment avant que sa famille s’établisse définitivement à Tacoma, Washington. Inspiré par nul autre qu’Albert Collins, un prodige du Texas, et aussi ses autres idoles, les Freddie King et Muddy Waters. Albert Collins, celui qu’il avait vu en spectacle à son école secondaire à cette époque. Il n’en fallait pas plus pour qu’il forme son premier groupe en 1974 avec le bassiste Richard Cousins. Jouant au nord-ouest Pacifique durant les années 70 et rejoignant même Collins pour une couple de spectacles sur la West Coast. Une remarque obligatoire le concernant ; même avec son look clean et son jeu de précision de guitare, il avait son propre style, Slick. Qualifié au début comme étant, et ce injustement par les critiques, un joueur de blues pour les Yuppies. Plus tard, avec son intelligente écriture et ses passes de guitare coupantes à souhait et avec une voix passionnante, tout comme celle du chanteur des années 60, O.V. Wright, ce stéréotype de guitariste pour yuppies s’est effacé pour vraiment le reconnaitre comme un grand de la Guitare blues et toutes les sortes de Blues, le blues rock, le soul blues et bien sûr, le blues tout court. Fait à noter, il est un guitariste autodidacte, ce monsieur Cray.

Début de carrière solo en 1980 avec Who’s Been Takin. Ce premier album allait à jamais définir le style et le tone Cray. Des allégeances du Blues au rhythm and blues avec le cover version d’O.V. Wright, I’m Gone Forget About You, The Welfare, Turns Its Back On You, de Feddie King. Néanmoins ses deux compositions personnelles Nice has a Fool Can Be et That’s What I’ll Do venaient de pointer dans quelle direction ?, de montrer tout son talent de chanteur-compositeur et inévitablement celui de guitariste émérite. Suite à ce premier album suivi de deux autres en 1983, ça allait vraiment l’ancrer dans le grand port de la renommée Blues avec Bad Influence et la chanson très originale, Phone Booth et son False Accusation (1985). Avant de vraiment gravir un autre échelon dans le monde du Blues avec l’incroyable Strong Persuader (1986), avec Smokin Gun qui obtint le 2e rang au classement US. La même année, il fît son apparition dans un sommet de guitares, l’album nommé Showdown avec des partenaires de jeu comme encore une fois, Albert Collins et Johnny Clyde Copeland. (1988), Don’t Be Afraid Of the Dark avec une autre chanson dans le top 5 US, la chanson titre de cet opus et Too Many Cooks (1989).

1988

Les années 90. Cray prit un détour plus sudiste dans son jeu avec deux albums consécutifs de cette mouture avec Midnight Stroll (1990) et I Was Warned en 1992. Tout en continuant à s’éclater comme compositeur avec un appétit pour la tonalité mineure. Une suite d’albums se profilaient avec Shame + a Sin (1993), Some Rainy Morning (1995), Sweet Potato Pie (1997) et pour terminer cette décade, Take Your Shoes Off (1999). Avec une collaboration avec la célébrité de la batterie, Steve Jordan, avec une toute nouvelle facture, celle de la saveur Memphis. Tout en apparaissant un retour soul avec le batteur et producteur Willie Mitchell. Il recréa la touche des années 70, celle d’Al Green, avec sa composition des cuivres faite selon la tradition Al Green. Oui les cuivres. Sur ce même album, il recréa fidèlement la chanson de Mack Rice, 24 7 Man et Solomon Burkes, You Won’t Give Him a Second Chance.

On peut encore élaborer sur les années 90 avec en premier, en 1990 avec Eric Clapton, Buddy Guy et Jimmie Vaughan au Alpine Valley Music Theater dans le Wisconsin interprétant Sweet Home Chicago. Le malheureusement dernier spectacle de Stevie Ray Vaughan qui le même soir périt dans un crash d’hélicoptère.

D’exécuter une série de solos sur des albums de John Lee Hooker, The Healer et Mr.Lucky, se permettant même d’être la voix sur ce dernier opus avec tout son groupe comme orchestre d’accompagnement au maître John Lee Hooker.

Les années 2000. En 2001, Cray continue avec un mélange de soul et de southern blues avec encore la férule du drummer et producteur Steve Jordan,  Should Been Home. 2003 –Time Will Tell son treizième effort solo l’établissant à jamais comme un leader du style, son style. Le plus ambitieux projet avec deux chansons anti-guerre et strictement dans cette veine avec Survivor et Time Will Tell. Même un tournant vraiment psychédélique jouant avec une sitar électrique avec le Turtle Island String Quartet et sonnant comme un outtake de Prince A World In a Day (1985). Le vingtième album avec comme titre sans équivoque de l’être Twenty (2005).

Grande tournée avec Clapton avec le célèbre Crossroad Guitar Festival de 2006 à 2007. This Time (2009), Nothing but Love (2012), In My Soul (2014), Robert Cray and Rythm (2017). Et pour fermer la boucle musicale, That’s What I Heard (2020).

1986 avec Eric Clapton

1989

Maintenant regardons ses guitares. La prédominance étant dans la Fender Stratocaster et de brèves apparitions de Télécaster de bonne qualité. Ses deux principales Stratocaster, bien sûr étant des Signatures issues de la célèbre Fender Costum Shop et un standard de base confectionné au Mexique, oui une « MIM ». Ses signatures étant disponibles dans trois couleurs.

Les honneurs individuels. 2007 – Introduction au summum de la récompense, celle du Americana Lifetime Achievement Award for Performance. Exact, car en spectacle il est comme, pour ainsi dire, un vrai dieu de la performance. Méritoire et pas à peu près, car l’ayant constaté de visu dans les années 80 et 90. Un gars de Show comme on dit. Et l’honneur suprême du Blues, enfin intronisé au Blues Hall Of Fam en 2011. Indépendamment du contexte, néanmoins il demeure une présence immuable de par sa voix, sa composition et son jeu unique de guitare. Un des géants du Blues et tout ce qui en suit. Après 40 ans de carrière, il est devenu un des saisonniers vétérans de la grande scène du blues contemporain. Robert Cray, un nom à jamais gravé dans la grande histoire du Blues avec toutes les couleurs du style.

2013

Brésil, 28 décembre 2019

 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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