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Blackout Scorpions

Blackout Scorpions
Article paru en 2016, Pop Rock 2.0
Note : 8/10
Republiée le 23 janvier 2021

 

Par Guillaume Lévesque

Blackout au thé glacé

Hier soir, je buvais tranquillement un thé glacé Arizona. Vous savez, ces boissons à 99% dont les ingrédients se limitent à du sucre et de l’eau. Le nom m’a fait penser à une chanson de l’un de mes groupes favoris :les Scorpions. La chanson Arizona sur l’album Blackout. J’ai enfilé l’album où l’on voit Rudolf Schenker avec fourchette sur les yeux sur mon tourne disque. Est-ce que cet album était aussi bon que dans mes souvenirs ? C’est ce que je me demandais…

Cet album est la définition du heavy rock germanique et Scorpions en était le porte étendard. Les riffs sont tranchants comme des lames de rasoir et le rythme est endiablé sur Dynamite et Blackout. Il y a aussi la power ballade pour passer des moments doux avec sa copine avec le succès planétaire :No one like You. Je ne sais pas si vous avez déjà vu le vidéoclip réalisé pour cette chanson ,mais c’est vraiment tordant à regarder. Il y a klaus Meine qui débarque à Alctrazz où il doit y être enfermé. C’est là qu’il revoit son amoureuse et pleure dans ses bras. On y rencontre  dans la prison une autre victime qui a succombé à la torture d’Alctrazz. Évidemment c’est Rudolf Schenker qui joue ce rôle et prend la fameuse pose avec les fourchettes. Il y a aussi une chanson à caractère politique avec China White. Je pensais que c’était à propos de poudre blanche, mais en fait ça parle de la relation politique est-ouest. C’est une chanson qui peut être encore actuelle aujourd’hui. Rassurez-vous les fans de ballades, il y a sur l’album When the smoke is going own. Elle se laisse écouter, mais fais pâle figure comparée à Still loving you et Holiday.

Je crois vraiment que les Scorpions voulaient prouver qu’ils étaient une valeur sûre en Allemagne et qu’ils avaient le meilleur produit à offrir sur le marché. C’est un peu comme si Deep purple représentait Jaguar et que Scorpions serait Mercedes Benz. C’est sans aucun doute du véritable acier germanique qu’il a ici sous le capot. Il y a même des petits gadgets comme la talk box de Mathias Jab. Malheureusement, cet album manque un peu de surprise. Il suit la même formule que Lovedrive et Animal Magnetism. Il y a un peu de tout et le son est reconnaissable entre mille. Il y a quand même une progression dans la production par rapport aux deux précédents albums. Le disque sonne résolument plus moderne.

Mon verdict : Il y a plus de substances dans cet album que dans une cannette de thé Arizona. Si quelqu’un me disait que c’était son album favori des Scorpions, je n’aurais pas de difficulté à le croire. Cet album fut pour plusieurs, un souvenir de jeunesse. Évidemment, pas pour moi, car je n’étais pas né, mais il est quand même gravé dans ma mémoire cet album. Je connais les chansons presque par cœur. La chanson Arizona était quant à elle meilleure dans mes souvenirs. C’est vraiment la plus faible de l’album, même si elle est bien entraînante.

7.8/10  il est trop bien calculé comme album pour nous surprendre, mais il est vraiment efficace.

Un peu d’histoire :1982, produit par Dieter Dierks,  cet album a été enregistré à la villa Villa San Pécaïre près de Nice avec un studio mobile. C’est durant  l’enregistrement  de cet album que Klaus Meine faillit perdre sa voix. Le groupe avait même penser à engager un autre chanteur. Don Dokken !, mais après deux opération à la gorge klaus Meine et les Scorpions ont pu être sauvées.

 

Transfert # 84
BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE
SECRÉTAIRE À LA RÉDACTION : RENÉ MARANDA

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