Chroniques

AC/DC Let There

Ma Machine à remonter le temps # 13  
AC/DC
Let There be Rock 
Publié le 28 mai 2021
Première partie

Par Pierre Martin

Bonjour ami(e)s nomade de musique, avec votre D.J. Pierre et sa machine à remonter le temps, bienvenus sur ma chronique 13 avec AC/DC. Il me fait grandement plaisir de vous partager un cocktail de biographies sur cette dynamique et captivante formation australienne. À partir de leur début, nous voyagerons dans le temps, à travers leur histoire et également, nous revisiterons 2 de leurs grands succès, que nous explorerons à travers ces albums, qui sont devenus des grands classiques de leur tournée mondiale. N.B. : vous avez le loisir de venir me visiter avec vos bons commentaires, témoignages & souvenirs, sur… Famille Rock, avec ma machine à remonter le temps, avec mes 3 posts (publications) à chaque jour, incluant des magnifiques vidéos des groupes ou artistes en spectacle.

AC/DC

1977

AC/DC est un groupe de hard rock australo-britannique, originaire de Sydney. Il est formé en 1973 par les frères écossais Angus et Malcolm Young. Bien que classé dans le hard rock et considéré comme un pionnier de ce genre musical, ainsi que parfois du heavy metal, les membres du groupe ont toujours qualifié leur musique de rock ‘n’ roll. Elle pourrait aussi être catégorisée comme hard blues.

La composition d’AC/DC subit beaucoup de changements avant la sortie du deuxième album en Australie, T.N.T., en 1975. Elle est ensuite restée inchangée jusqu’à ce que Mark Evans soit remplacé par Cliff Williams en 1977. En 1979, le groupe connaît un succès mondial avec son tube Highway to Hell. Le chanteur et co-parolier Bon Scott meurt le 19 février 1980 d’une asphyxie causée par ses propres vomissements, après une nuit de forte consommation d’alcool. Le groupe envisage alors la dissolution, mais l’ancien chanteur de Geordie, Brian Johnson, est choisi comme remplaçant de Bon Scott. La même année, le groupe sort l’album Back in Black, leur plus grand succès mondial. L’album suivant en 1981, For Those About to Rock We Salute You, a aussi beaucoup de succès et est le premier de leurs albums à atteindre la première place des ventes aux États-Unis.


Dernier spectacle de Bon Scott, le 27 janvier 1980. Premier spectacle de Brian Johnson avec AC/DC, le 20 mars 1980. 

La popularité d’AC/DC commence à diminuer en 1983, année durant laquelle Phil Rudd est renvoyé du groupe. Le batteur du groupe est alors Simon Wright jusqu’en 1989, puis Chris Slade, jusqu’au retour de Phil Rudd en 1994. Le groupe connaît une nouvelle popularité au début des années 1990 avec la sortie de The Razors Edge. Sorti le 20 octobre 2008, l’album Black Ice, plus grand succès du groupe dans les chartes depuis For Those About to Rock We Salute You, atteignant la première place dans de nombreux pays, donne encore un regain de popularité au groupe en le faisant notamment connaître auprès d’une nouvelle génération, ses morceaux se voyant également utilisés dans la bande-son des films Marvel Iron Man 1 et 2. Sans Malcolm Young (décédé en 2017), remplacé par Stevie Young, neveu des frères Young, ils publient Rock or Bust, sorti en 2014, puis Power Up en 2020.

Dernier spectacle de Malcolm Young avec AC/DC, le 28 juin 2010, en Espagne

En 2008, AC/DC recense plus de 200 millions d’albums vendus à travers le monde dont 71 millions aux États-Unis durant ses 45 ans d’existence, faisant du groupe l’un des meilleurs vendeurs de disques. Les ventes de Back in Black sont estimées à 50 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui en fait le deuxième album le plus vendu au monde derrière Thriller de Michael Jackson. En 2010, l’album recense 22 millions d’exemplaires vendus aux États-Unis, où il est le 5e album le plus vendu.

AC/DC est classé 4e dans le classement des 100 meilleurs groupes de hard rock de VH1 et 7e des Meilleurs groupes de heavy metal de tous les temps selon MTV. En 2004, le groupe est classé 72e dans la liste des 100 meilleurs groupes musicaux de tous les temps du magazine Rolling Stone et 23e dans la liste équivalente de VH1.

AC/DC est le seul groupe australien de l’histoire à avoir été numéro 1 dans son pays d’origine pendant cinq décennies avec successivement Back in Black (1980), Live (années 1990), Black Ice (2008), Rock or Bust (2014) et Power Up ( 2020).

1980

Nés à Glasgow, Écosse, au Royaume-Uni, les frères Young, George (né en 1946), Malcolm (né en 1953) et Angus (né en 1955) émigrent avec leur famille en Australie en 1963 et s’installent dans la banlieue de Sydney. C’est George qui commence le premier à jouer de la guitare, suivi par Malcolm, puis Angus. Dans les années 1960, George connaît le succès avec les Easybeats, devenu le groupe australien des années 1960 le plus connu. Ce succès déteint sur Malcolm qui rejoint en 1971 un groupe de Newcastle (Australie) nommé The Velvet Underground (à ne pas confondre avec le groupe américain du même nom). En novembre 1973, Malcolm crée son propre groupe, dont il se fait le guitariste rythmique. Il recrute Dave Evans au chant, Larry Van Kriedt à la guitare basse et Colin Burgess à la batterie puis est rejoint par Angus, qui devient le guitariste soliste.

The Velvet Underground, 1971

Après avoir vu le sigle « AC/DC » sur un aspirateur ou une machine à coudre, la sœur de Malcolm et Angus a l’idée d’adopter ce sigle comme nom de groupe. AC/DC est le sigle pour alternating current/direct current, soit, en français, « courant alternatif/courant continu ». Les frères Young ont estimé que ce nom symboliserait l’énergie brute du groupe. AC/DC se prononce une lettre à la fois, hormis en Australie où le groupe se fait appeler Acca Dacca.

En septembre 1974, Ronald Belford « Bon » Scott, un chanteur expérimenté et ami de George Young, remplace Dave Evans. Comme les frères Young, Bon Scott est né en Écosse, et émigre en Australie pendant son enfance. En novembre de la même année, le groupe enregistre son premier album High Voltage avec Malcolm Young (guitare rythmique), Angus Young (guitare solo), Bon Scott (chant), George Young (basse), Tony Currenti (batterie). Cet album est produit par George Young et Harry Vanda, ancien membre des Easybeats. L’enregistrement de l’album prend seulement 10 jours, et il est basé sur des morceaux instrumentaux des frères Young auxquels Bon Scott a rajouté des paroles. L’album sort en février 1975 uniquement en Australie. La sortie de ce disque amène le groupe à faire une tournée dans tout le pays. À la suite de l’enregistrement de cet album, plusieurs changements interviennent au niveau de la basse et de la batterie, jusqu’à ce que le groupe recrute, Phil Rudd à la batterie et Mark Evans à la basse. Michael Browning devient le manager du groupe en décembre 1974. En 1975, ils composent le single It’s a Long Way to the Top (If You Wanna Rock ‘n’ Roll), qui devient leur hymne du moment. La chanson est incluse dans leur deuxième album, T.N.T., paru en décembre 1975 uniquement en Océanie. L’album comprend deux autres chansons classiques : High Voltage et T.N.T..

1975

Entre 1974 et 1977, aidé par de régulières apparitions dans l’émission Countdown de la chaîne australienne Molly Meldrum, dirigée par le groupe audiovisuel ABC, AC/DC devient un des groupes les plus populaires en Australie. Après leur performance du 3 avril 1977, il faut attendre plus de vingt ans pour les voir faire une nouvelle apparition télévisée en direct en Australie. Malgré cette popularité, le groupe ne peut pas faire son concert prévu à Wellington en Nouvelle-Zélande, le gouvernement de ce pays qualifiant la musique d’AC/DC de « pollution sonore ». Le groupe lui répondra en 1980 sur l’album Back in Black, avec le morceau Rock and Roll Ain’t Noise Pollution. (ce qui se traduit par « Le rock ‘n’ roll n’est pas une pollution sonore »).

Regardez à partir de 1:16min.

Au début de l’année 1980, le groupe commence à travailler sur son prochain album. Le 19 février 1980, Bon Scott, après une soirée fort arrosée à Londres, au Royaume-Uni, se fait raccompagner par un ami, Alistair Kinnear. Bon Scott, endormi dans une Renault 5, aurait été, d’après les déclarations de Kinnear à la police, absolument impossible à réveiller. Kinnear, plutôt que de ramener Bon chez lui, aurait alors décidé de l’emmener à son propre domicile, espérant qu’il se réveillerait durant le trajet. Le chanteur dormant toujours une fois arrivé, Kinnear l’aurait laissé dans la voiture fermée. Le lendemain matin, Kinnear serait descendu le chercher et trouvant le chanteur encore endormi, l’aurait emmené à l’hôpital où les médecins auraient constaté son décès. Son décès est dû à une asphyxie causée par ses propres vomissements et la cause officielle est classée comme « intoxication alcoolique » et « mort par accident ». Malgré les investigations, les enquêteurs n’ont jamais réellement trouvé la raison première ayant causé sa mort. Il peut s’agir d’une overdose de drogue, d’un coma éthylique, une hypothermie, étouffement dans ses vomissements.

De nombreuses incohérences et ces circonstances douteuses feront douter certains fans, qui ont élaboré plusieurs théories dont une selon laquelle Kinnear n’existerait pas, mais serait le pseudonyme adopté par quelqu’un de l’entourage du chanteur qui ne voulait pas se faire connaître, et qui n’a d’ailleurs jamais été clairement identifié sous ce nom.

Tandis que le décès de Bon Scott aurait pu marquer le coup d’arrêt de la carrière d’AC/DC, le groupe décide de continuer. C’est le chanteur de Geordie, Brian Johnson, que Bon Scott a rencontré en 1971 lors d’une tournée commune entre Geordie et Fraternity au Royaume-Uni, et qu’il estimait être un très bon chanteur, qui va le remplacer. Le groupe lui propose de se présenter à une audition à Londres et le choisit tout de suite. En juillet 1980 sort Back in Black, moins blues que Highway to Hell, toujours produit par Robert Lange. Cet album débute par les sons de cloches de Hells Bells, un hommage à Bon Scott. Il y a dans l’album de grands succès, repris depuis dans toutes les apparitions scéniques du groupe, comme les chansons Hells Bells, Back in Black, You Shook Me All Night Long ou encore Shoot to Thrill.

En 2010, Back in Black reste le deuxième album le plus vendu au monde avec plus de 50 millions d’exemplaires vendus, juste derrière l’album Thriller de Michael Jackson et devant The Dark Side of the Moon de Pink Floyd qui est troisième au classement. Même si l’album, composé et écrit en seulement trois semaines, est vivement critiqué par les fans de Bon Scott, il obtient d’excellentes critiques et se classe 73e au classement des 500 meilleurs albums de tous les temps du magazine Rolling Stone. L’album est le no 1 dans certains pays comme l’Australie, la France et le Royaume-Uni et no 4 aux États-Unis. AC/DC collectionne alors les prix, récompenses, titres honorifiques et premières places. Désormais, AC/DC fait des spectacles toujours plus spectaculaires avec une cloche en bronze de plus d’une tonne frappée d’un « AC/DC » et d’un « Hells Bell », en référence à la première piste de l’album. Même si l’album est un succès pour le groupe, Brian connaît des débuts plus difficiles avec les fans de la première heure, particulièrement en Australie, qui sont alors partagés quant à l’orientation choisie par le groupe : une partie des anciens fans considère en effet qu’AC/DC aurait dû s’arrêter.

1976

Le succès continue en 1981 avec la sortie de For Those About to Rock (We Salute You), toujours avec Robert Lange. L’album contient deux des singles du groupe s’étant les mieux vendus : Let’s Get It Up et la chanson éponyme, For Those About to Rock (We Salute You), qui sont respectivement classés 13e et 15e au Royaume-Uni. L’album a un gros succès commercial et critique même s’il tient mal la comparaison face à son prédécesseur, Back in Black. For Those About to Rock We Salute You est le premier album du groupe à atteindre le no 1 aux États-Unis. La tournée Cannon and Bell en 1982 met en scène des canons de la guerre de Sécession. Brian commence à se faire aimer des fans qui n’avaient jusque-là pas accepté le nouveau chanteur du groupe. Avec cette tournée, il est désormais lié à AC/DC.

Let There Be Rock 

Let There Be Rock est le 3e album d’AC/DC sorti en mars 1977 en Australie et le 23 juin 1977 sous une autre version dans le reste du monde. La version internationale de l’album a été remastérisée en 2003. La version australienne n’est quant à elle plus commercialisée. Comme le précise Angus, le groupe voulait un album « plein de guitares ». La légende veut que, durant l’enregistrement, l’un des amplis d’Angus ait pris feu, et que George Young lui demanda de continuer à jouer. Certains fans prétendent qu’on peut entendre les grésillements de cet ampli en feu en écoutant Whole Lotta Rosie. La particularité de cet album est qu’il a été enregistré « live » en studio. L’album est le premier réel succès du groupe en Europe.

Comme d’habitude, l’Australie a droit à une pochette différente de l’Europe. La pochette de la version australienne est plus sobre, avec un fond noir et un gros plan le manche de la guitare d’Angus avec sa main qui glisse dessus. Concernant le contenu, il n’y a au départ pas de changement de version entre l’Australie et l’international ; c’est la première fois pour AC/DC. Cependant, lors de la réédition de la version internationale et européenne (prise en charge par des Américains), Crabsody in Blue a été remplacée par une version écourtée de Problem Child, chanson de l’album précédent Dirty Deeds Done Dirt Cheap, qui n’était pas encore sorti aux États-Unis à l’époque. La raison donnée à ce remplacement est que les paroles de la chanson étaient « trop osées ». Crabsody in Blue est présente dans le coffret Backtracks, sorti en 2009.

Let There Be Rock est une chanson parue en 1977 sur l’album du même nom, et sortie la même année en single, avec Problem Child en face B. Les paroles parodient la Genèse, relatant la naissance du rock ‘n’ roll au milieu des années 1950 comme un acte de création divine (ou tout au moins une prophétie autoréalisatrice). Fait également  allusion à la chanson Roll over Beethoven de Chuck BerryBut Tchaikovsky had the news » faisant référence à « Roll over Beethoven and tell Tchaikovsky the news »).

C’est un des morceaux les plus longs du groupe, comportant plusieurs passages en forme de jam instrumental, et encore allongé sur les enregistrements en concert par des improvisations à la guitare d’Angus Young. Ainsi, la version figurant sur l’album AC/DC Live sorti en 1991 a une durée de 12:17, et celle figurant sur l’album Live at River Plate sorti en 2012 a une durée de 18:05.

Dans cette puissante et électrisante performance, vous serez en mesure de voir tout le grand talent d’Angus Young à son summum, le plaçant parmi l’élite des guitaristes de la planète. Sur une mélodie Rock’n’Roll endiablée, j’ai l’extrême plaisir de vous partager ce méga-hit d’AC/DC dans cette prestation toute enflammée.

Voyez cette mémorable performance incroyable, mais bien palpable d’AC/DC, tiré de leur album de 1977 intitulé : Let There Be Rock. Live at River Plate, décembre 2009. Je vous présente donc AC/DC avec Let There Be Rock.

Suite de la biographie de AC/DC à ma prochaine publication

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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