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Prog Rock 70 Harmonium Pink Floyd

La popularité du Rock progressif au Québec les années 70
Article paru le 26 novembre 2016, Pop Rock2.0
Republié le 19 novembre 2020

 

Par Patrick De Montigny

Dans les années 70, je n’étais qu’un enfant, né à la toute fin des années 60, décennie clé pour la musique tant Pop que Rock. Déjà à mon jeune âge, la musique dominait ma vie et j’avais plutôt bien commencé : Harmonium, Pink Floyd, Beatles. Mais lorsqu’un autre membre de ma famille a été voir KISS en 1977, ma vie musicale a changé. Mais ce ne fut pas facile. Être fan du quatuor New Yorkais dans la deuxième partie des années 70 pouvait soulever toute une polémique.

Je vous mets en situation : au Québec, à cette époque, le rock progressif régnait en maître. Ironiquement, notre belle province était en pleine effervescence indépendantiste. Mais les groupes british de rock prog, tels les Pink Floyd, Supertramp, Genesis, King Crimson, Gentle Giant, Emerson Lake & Palmer, pour ne nommer que ceux-là, avaient gagné le cœur et la fidélité des Québécois. Pour ces groupes, le Québec était une terre sacrée.

Bien qu’il soit indéniable que toutes ces formations comptaient en leurs rangs des musiciens plus qu’hors-pair, il faut garder en tête que tout est une question de goût. Plusieurs fois, on m’avait dit : « KISS????? N’écoute pas cette cochonnerie, écoute plutôt Genesis, ça, c’est de la qualité. » Il est vrai que le prog nous a offert des joyaux qui ont encore leur place aujourd’hui. Je pense entre autres à Genesis live, A trick of the tail  et Seconds Out de Genesis, Crime of the Century de Supertramp, In the Court of the Crimson King de King Crimson ou encore Close to the Edge de Yes.

Le progressif était d’ailleurs si populaire au Québec, qu’il n’était pas rare pour beaucoup de ces groupes de performer dans des salles combles comme le défunt Forum de Montréal, alors qu’ailleurs, ils devaient se contenter de théâtres ou autres endroits du genre. Il ne fait pas de doute; le Québec se distingue également par ses goûts musicaux.

Transfert # 46
BANNIÈRE : DANIEL MARSOLAIS
ÉDITEUR : GÉO GIGUÈRE
RÉVISEUR : MURIEL MASSÉ
SECRÉTAIRE À LA RÉDACTION : RENÉ MARANDA

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