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Mike Bloomfield Bluesman blanc

Guitaristes Émérites 24 selon Murray
Publié le 29 août 2020

 

Par Normand Murray

Mike Bloomfield

Se fondre littéralement avec le Blues

Guitariste blues rock né à Chicago en 1943 d’une famille juive assez fortunée, mais que ses redevances familiales étant assez basses par rapport à la richesse de sa famille, une allocation de 50,000 $ par année plus tard dans sa carrière. Possédant un talent indéniable pour la guitare, il a commencé à jouer à 13 ans ayant eu comme première influence Scotty More et une pléiade d’autres grands de la guitare et même piano tels les Chuck Berry, Little Richards, Big Joe Williams, Freddy King et même Ray Charles entre autres.

Bloomfield devint un dévot de la scène du Chicago Blues Scene. En visitant fréquemment les bars et les clubs de la ville du South Side. Spécifions que c’est le centre du Blues de Chicago. En ces jours, il sautait littéralement sur la scène pour jouer de la guitare. Étant un blanc dans ce domaine, tous les bluesmen noirs avaient un penchant favorable pour lui, qui à cette époque était assez rare merci. D’ailleurs les Muddy Waters et B.B. King l’on supporté et même un certain Bob Dylan, sûrement le coté juif de Dylan (Zimmerman) était du nombre et bien sûr, un chef de file, le célèbre Buddy Guy.

Avec B.B. King

Premier groupe au Trier High School, Johnny and The Hurricanes en 1959. Note particulière, il a été évincé de cette école suite à une performance trop rock et percutante pour 1959. Après coup, celui-ci se fait engager pour jouer avec nul autre que Howlin Wolf et Muddy Waters et ce, au début des années 1960. 1963, rencontre avec Bob Dylan dans un bar de Chicago qui par la suite a donné lieu à une collaboration sur l’album Highway 61 Revisited avec comme succès les chansons Like a Rolling Stone et la mémorable chanson Maggie’s Farm considérée comme un chef d’œuvre comme performance de guitare électrique.

Survient oui, au Newport Folk Festival, le scandale et sacrilège des puristes de Bob Dylan avec une représentation électrique quand ce festival se voulait strictement acoustique. Côté critique sociale, un peu plus tôt, Bloomfield avait déclaré de percutante façon que les Noirs des États Unis avaient souffert au même point que les juifs avaient souffert tout au long de leur existence. Cette souffrance ayant été mutuellement projeté dans le blues.

Les années Paul Butterfield Blues Band en 1964. L’album éponyme avait fait que, pour une des rares fois, un chanteur blanc interprétait du Blues. Qui d’ailleurs créa le boom du Blues britannique en 1968. 1966 – L’album East West qui avait été le départ réel qui’avait propulsé Bloomfield comme un guitariste qui était en mode personnelle d’un mélange de blues, de psychédélique et de musique indienne (raga). Les années The Electric Flag, une brève phase de sa carrière, à peine deux ans. 1967 – Partenariat avec Al Kooper alors claviériste de Dylan avec le célèbre Super Session avec entre autres Stephen Still. Un happening avec des musiciens voulant tous faire partie du projet en 1968. Même année, le The Live Adventure of Mike Bloomfield and Al Kooper.

Mes albums culte le concernant. Encore une fois de plus avec Al Kooper, le Fillmore East en 1968 . Le Bill Graham West Fillmore Concert (1969) avec des partenaires de jeu comme Taj Mahal, Nick Gravenites et Mark Naftalin. Les sessions de plus de 15 avec entre autres Janis Joplin sur Kozmic Blues en 1969, Fathers and Sons avec Muddy Waters également en 1969 et plus tôt avec oui, Peter Paul and Mary en 1965, genre de précurseurs du mouvement Peace and Love.

Fait à noter, dans son jeu de guitare, il emploie très rarement le feedback et la distorsion contrairement à Jimi Hendrix et Jeff Beck ses contemporains préférant utiliser le reverb et le vibrato. Préconisant également la pureté et la clarté d’une guitare électrique sans trop d’artifices.

Les années 70 et les débuts 80 furent assez calmes et effacées commercialement parlant dans sa carrière solo avec non moins que 10 albums de 1969 à 1981 dont un microsillon avec Andy Warhol en 1977 sous le titre d’Andy’s Bad. Warhol, grand artiste graphique de New York de la contre culture américaine, le créateur du Pop Art. Un genre de lost tape paru qu’en 2003. Près de 14 compilations disponibles.

Maintenant passons aux titres de noblesse de Mike Bloomfield. Élu au temple de la renommée du blues en 2012, classé comme étant un des meilleurs guitaristes de tous les temps selon Rolling Stone Revue avec le 22 ème rang en 2003. Malheureusement rétrogradé, mon indignation personnelle, au 42 ème rang en 2011. Et n’étant pas en reste, élu au Rock Hall of Fame en 2015.

Si on regardait de plus près ses guitares qui on été ses fidèles accompagnatrices. Premièrement, les Stratocasters ayant été très présentes et des modèles des années 60, les grandes années Fender Stratocaster. Fender Duo Sonic modèle très prisée et sa Gold Top Gibson Lespaul 1964 achetée, tenez-vous bien, pour la modique somme de 100 dollars !

Sa fin de carrière s’était arrêtée brusquement en 1981 d’une surdose d’héroïne. Son addiction étant due à ce que l’arthrite dans ses mains qui l’avait fait descendre dans l’enfer de cette drogue mortelle .Un autre génie de la guitare venait de nous quitter. Et au final, il avait été un modèle pour des guitariste tels que, oui, Joe Bonamassa, Slash, Arlen Roth, Carlos Santana, Jimmy Vivino, Chuck Hammer, Eric Johnson, Robben Ford et Phil Keaggy. Cette liste est probablement toujours en progression vu son génie.

Son Blues Rock étant sa marque de commerce qui a fait frémir bien des guitaristes tout au long de sa trop courte carrière. Avec lui le Blues avait connu une autre phase importante dans le monde fantastique du Blues Rock et autres styles de génie qu’était vraiment Mike Bloomfield.

 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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