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Apres Maneige de Langlois

Entrevue avec Jérôme Langlois du groupe Maneige
Publié le 9 août 2021

 

Par Ricardo Langlois

Avec cette entrevue de Maneige, avec je l’avoue humblement, je réalise un rêve de jeunesse. Avant le Pop Rock, la radio, l’université, comme vous, j’ai été un adolescent qui a écouté beaucoup de progressif. Genesis, Yes, Jethro Tull, Gentle  Giant. Au Québec, avec Harmonium, Maneige représente la musique du cœur.
Un cerf-volant qui monte dans le ciel du poète. Toute la splendeur dans la musicalité s’y retrouve. Mes mains d’adolescent qui tient la pochette de l’album Les Porsches. Ça vibre fort à l’intérieur de moi. La musique presque sacrée a ouvert une porte en moi… Voici une entrevue avec Jérôme Langlois.

1 –  Bonjour Jéröme, parle-moi de Maneige. Vous étiez avant-gardiste pour l’époque. Il fallait du temps pour écouter la richesse de votre musique. On pense a Robert Fripp, l’énergie des vieux albums de Zappa, vous étiez unique au Québec ?

Maneige, quelle époque! On avait vu naître des chefs-œuvres, des disques ‘concept’ comme Electric Lady Land. C’était pour moi très inspirant ces longues suites musicales. Tu parles de Frank Zappa, eh oui, Peaches in Regalia de son album Hot Rats était ma pièce favorite. Il y avait aussi l’album The Five Bridges du groupe The Nice qui m’avait beaucoup marqué. C’est Keith Emerson qui avait composé cette suite avec laquelle il a construit des ponts entre la musique pop et la musique classique. Et ces différents styles pour créer une histoire qui suit la pure inspiration. C’est pourquoi avec Maneige je privilégiais de longues pièces instrumentales qui enchaînaient et fusionnaient différents mouvements et genres musicaux, devenant une histoire, comme Le Rafiot qui occupe toute la 1ère face du premier microsillon de Maneige, ou La Balloune une pièce de 30 min. qui ne fut pas endisquée du temps de Maneige. Et le public était avide d’écouter tout ça. La radio jouait nos longues pièces d’un bout à l’autre; quelle époque !!

2 Est-ce que Maneige a eu de la difficulté à traverser le temps. C’est une musique d’exploration. La flûte, on pense à Harmonium ?

Il me semble que la musique de Maneige a bien traversé le temps, et qu’elle est toujours actuelle, que ce soit les deux premiers disques où j’étais présent, plus exploratoires, ou les autres qui se sont faits par la suite. Oui, la flûte peut faire penser à Harmonium, mais je dirais qu’elle était plus importante dans Maneige, car on était instrumental, sauf pour la partie avec Raôul sur les Porches; la flûte, la clarinette, et des fois le saxe, c’était comme nos voix.

3 – Il y a eu Les Porches (1975), mon album préféré avec Raôul Duguay. Une musique profonde. On dirait un cœur immense au-dessus du monde. Votre musique si libre faisait rêver.
Entrez dans la joie de la vie
4 milliards de soleils
Rendons grâce d’être en vie. 

Là, tu touches à une corde sensible. J’ai beaucoup d’affinités avec Raôul, et je suis encore en contact avec lui. Je t’en reparle. Mais pour revenir à Maneige, j’ai participé à l’enregistrement des deux premiers microsillons: Maneige et Les Porches, aux studios Manta Sound, à Toronto, avec le producteur et ingénieur du son Lee de Carlo (qui avait, entre autres, produit l’enregistrement du disque Imagine de John Lennon). Maneige était à cette époque sous contrat avec la compagnie Capitol Records EMI, laquelle avait bon espoir en la carrière internationale de cette musique spéciale créée au Québec. Capitol mit d’ailleurs le groupe Maneige sous l’étiquette Harvest, la même que Pink Floyd !) Durant cette période, les critiques élogieuses fusent de toutes parts : Georges-Hébert Germain de La Presse, (je peux te fournir l’article au complet) qualifiait notre musique ainsi: …« fantaisie et magie… toutes sortes de mondes, de styles et de genres musicaux qui s’accouplent avec un immense plaisir et dans une profonde harmonie »…

Dans Le Devoir, Christine L’Heureux intitule : Magique et savant Maneige (je peux te fournir l’article complet) et écrit : … «  Il ne sera plus permis à personne, qui aura assisté à cette représentation, de douter du génie créateur de Maneige »
Pierre Sormany pour Le Jour écrit que c’est : « Une musique géniale »
Pierre Francoeur pour La Tribune : « Début véritable de la musique pop québécoise avec « Maneige »
Donald Langis pour L’Évangeline, au sujet du Rafiot de Jérôme Langlois: « Maneige ajoute une nouvelle dimension à la musique rock qu’il faudra désormais décrire comme le rock progressif ».
Dans Le Jour, on peut lire : « C’est entre le réel et l‘irréel, entre Bach et Varèse en passant par Debussy et Pink Floyd. En fait, c’est tout cela à la fois. »

La Balloune (Jérôme Langlois) (29 :19), la plus longue composition du répertoire de Maneige, ne fut pas endisquée durant la vie du groupe Maneige. Cette composition parut finalement pour la première fois en 1998, sur l’étiquette Phonovox, album discontinué (j’en ai quelques copies) : Maneige Live Montréal, 1974/1975.

Maneige au Jardin des Étoiles, Montréal, en 1975

Aujourd’hui, grâce à Stephen Takacsy de Progquébec (qui a réédité sur CDs presque tous les albums de Maneige, dont certains enregistrements inédits, et qui a aussi lancé sur CDs les musiques de Lasting Weep, jamais endisquées auparavant), nous retrouvons aujourd’hui sur le CD Maneige Live à l’Évêĉhé 1975 un enregistrement inédit de La Balloune.

4 – Votre musique est sans frontière, en 1975, vous avez fait la première partie de Gentle Giant au Forum de Montréal, raconte-moi ce temps mémorable.

On s’est beaucoup fait connaître grâce aux premières parties. Même avec Lasting Weep, on a joué en 1ère partie de King Crimson au
cégep St-Laurent. Et pour Maneige, ce qui nous a vraiment lancés, ce fut en 1974, lors d’un spectacle au Centre sportif de l’université de Montréal, devant une salle pleine à craquer, Maneige vole la vedette au groupe hollandais Ekseption au ravissement des 5000 spectateurs présents. Il y a eu au cégep du Vieux-Montréal avant Soft Machine, dont les 2 premiers albums ont joué à la corde chez moi. Soft Machine nous aurait même offert un contrat de disque et une tournée mondiale sur CBS qu’l nous a été impossible d’accepter car on avait signé avec Capitol, si je me souviens bien.

Aussi au Forum, en 1ère partie de Gentle Giant, vraiment impressionnant de jouer dans cet immense espace ! Malheureusement, je ne me souviens pas trop de Gentle Giant, j’étais sous le choc de l’immense foule. Par contre, je me souviens très bien de notre 1ère partie de Genesis, cancellée à Québec, car Phil Collins ne voulait pas déplacer les décors pour qu’on ait de la place pour le piano à queue… Peter Gabriel par contre, avait dit : I would not mind making room, I’m interested to hear them. Particulièrement, encore grâce à Prog Quebec, jai fait en 2013 la première partie de Steve Hackett, première partie pour/opening show for/Steve Hackett ;GENESIS REVISITED 03/10/2013.

« Jérôme Langlois playing is virtuosic and fantastic and his writing is through composed.It was great to have him and his daughter support me in my Montreal show »  — Steve Hackett

5 – Pourquoi avoir quitté Maneige ? Tu penses que le groupe voulait être plus accessible ?

Voici un extrait du texte de l’album Maneige Live Montréal, 1974/1975 qui explique bien la situation. « La recherche d’originalité musicale dans une écriture rigoureuse pousse certains critiques à qualifier d’intellectuelle la musique de Maneige. À compter du troisième album, le groupe opte donc pour des pièces plus courtes et plus accessibles  Ce changement d’orientation pousse Jérôme Langlois à quitter la formation qui enregistrera cinq autres microsillons jusqu’en 1983. Le départ de celui-ci marque la fin de cette première période de Maneige qui avait vu la critique acclamer à l’unanimité l’ingéniosité et l’originalité de ces longues compositions. » 

Et un autre : La Presse, Arts et spectacles, samedi 22 octobre 2005, Laurence, Jean-Christophe : « Après ses deux premiers albums, la formation prend un virage plus accessible, qui entraînera le départ de Jérôme Langlois en 1976. » 

Les compositions du groupe devenaient plus rock, plus courtes, alors que je voulais continuer à faire des pièces plus longues, à développement. J’ai préféré m’en aller plutôt que d’imposer ma vision, résume le musicien, en évitant d’entrer dans les détails…

Donc, fin janvier 1976, après le concert à la Place des Arts, Jérôme Langlois quitte le groupe Maneige. Je rajouterais que le groupe optait pour une musique un peu plus rock à partir du 3ième album, et moi, je me dirigeais vers une musique plus vocale, vers des chansons aussi. Ce qui me ramène à te parler de mon ami Raôul Duguay. En quittant Maneige, j’ai fait un retour à la musique que j’avais composé avec Alain Bergeron dans Lasting Weep, l’Albatros; et j’ai organisé un spectacle où j’ai invité justement Raôul Duguay à participer comme poète, chanteur et instrumentiste à la trompette, flugelhorn et effets vocaux. Ma complicité avec Raôul a traversé le temps et nous avons eu plusieurs collaborations au fil des années.

Mais revenons à l’Albatros: C’est une suite musicale avec laquelle j’avais illustré en musique, avec Alain Bergeron et LastingWeep, le long poème de Samuel Taylor Coleridge The Rime of the Ancient Mariner  (La complainte du vieux marin). Dans ce récit, le vieux marin tue l’albatros et le mauvais sort s’abat sur l’équipage. On a demandé à Raôul de faire une traduction du passage où le marin tue l’Albatros, et c’est devenu la chanson La Mort de l’Albatros.

Ce fut vraiment un grand spectacle, j’ai réuni 17 musiciens dont Maneige et Lasting Weep au complet. Mon ami avait fait un immense cerf-volant représentant l’albatros qui était suspendu au plafond de la scène, il y avait les enfants du Paradis qui mimaient des passages de l’histoire, Reynald Bouchard en clown accueillait le public à l’entrée, etc.…

De plus, on avait rencontré le chansonnier anglophone Chris Rawlings qui avait mis en chanson tout le  Rime of the Ancient Mariner. Alors on alternait avec sa version chantée en anglais et notre version plus instrumentale (et française avec Raôul). C’était gigantesque, deux  spectacles de 2 heures par soir pendant 3 soirs ! Et il y avait un solo de cinq batteries et percussions disposées à 3 coins de la salle + 2 sur la scène, (écrit par Gilles Schetagne.) Aussi, j’avais engagé le studio mobile qui a fait un super enregistrement multipistes. Le tout se terminait par une chanson que j’ai composée avec Raôul, La Chanson de l’Oiseau des Îles. Un superbe poème dans lequel Raôul redonnait la vie à l’Albatros. 30 ans après. ProgQuébec a sorti l’enregistrement en CD. Je t’invite à écouter la chanson de l’Oiseau des îles qui terminait le spectacle.

Je dois t’expliquer Ricardo que mon rêve en quittant Maneige, après l’Albatros de 1976, était de continuer un grand spectacle multi- média avec Raôul, intitulé La Molinie, c’est pourquoi, au début du spectacle de l’Albatros, dans la première pièce Le Mariage, Raôul proclame : Ce soir, en grande primeur intergalactique, la Molinie présente l’Albatros. Je t’invite à écouter ce début, et tout le concert (sans la partie de Chris Rawlings) qui a été lancé par Progquebec sur CD, 30 ans après l’enregistrement.

Voici quelques articles qui témoignent de cet événement :
 – Retour à Lasting Weep pour le Spectacle de L’Albatros, 28-29 février, 1 er mars 1976 : « Pour réaffirmer son désir de composer des pièces longues enchaînant et développant différents mouvements et genres musicaux, Jérôme Langlois reprend une musique qu’il avait composée à l’époque de Lasting Weep, l’Albatros, et organise un concert multi-média où il invite Lasting Weep, Maneige, Raôul Duguay, au total 17 musiciens, le groupe de mime « Les enfants du Paradis , le clown/comédien Reynald Bouchard, des concepteurs de décors, etc….»

 – La Filière Progressive  :« Au début de 1976 alors qu’il quittait Maneige, Langlois a réuni Lasting Weep et a procédé à plusieurs interprétations live de L’Albatros à La Bibliothèque Nationale à Montréal les 28 et 29 février ainsi que le 1er mars 1976. Ces spectacles ont été enregistrés de manière professionnelle mais ils n’ont jamais été édités sur disques. Le résultat en est un chef-d’œuvre qui rivalise avec L’Heptade d’Harmonium. Cette performance incroyable regroupe les talents des quatre membres fondateurs du groupe, accompagnés par tous les membres de Maneige, Raoul Duguay, Michel McLean, Jean Vanasse et d’autres qui amalgament des styles aussi divers que le rock, le jazz, le folk, le classique et la percussion.

– Québec Pop, Michel Parent : « Je connaissais bien l’apport de Jérôme Langlois au sein du groupe Maneige, de même que la qualité du matériel produit pendant sa propre carrière en solo, par contre j’ai été surpris d’apprendre l’existence du groupe Lasting Weep qui avait connu l’équivalent de deux vies, une première entre 1969 et 1971 avant que Maneige ne soit créé par Jérôme et Alain Bergeron, puis une deuxième alors que Jérôme venait de quitter Maneige pour se concentrer sur des œuvres toujours aussi riches mais plus longues donc permettant une plus grande structure musicale. »

  – ProgQuébec – Lasting Weep – Le Spectacle de l’Albatros 1976 « Une autre page de l’histoire de Lasting Weep, le groupe formé en 1968 par Alain Bergeron et Jérôme Langlois (avant qu’ils fondent Maneige), Mathieu Leger et Claude Chapleau. Le départ de Jérôme Langlois de Maneige en 1976 lui a donné le temps d’achever L’Albatros, un concept musical épique qu’il avait commencé à composer en 1970, à l’époque de Lasting Weep. Il le présente ensuite lors d’une série de spectacles qui le voit accompagné d’une équipe de vedettes de la scène progressive québécoise, incluant tous les membres de Maneige, ainsi que Raôul Duguay, Michel McLean, Jean Vanasse et autres. Le spectacle de l’Albatros enregistré de façon professionnelle et jusqu’à ce jour inédit, contient plus de 70 minutes de musique incroyable, représentant un des événements les plus importants de l’histoire de la musique progressive au Québec ! »

À partir de 1976, Jérôme Langlois se retire de la scène musicale pour se concentrer à sa spécialisation en composition, et son apprentissage au monde de la musique de film et de télévision. En 1977, il réunit 10 musiciens (nes) pour quelques concerts à la Bibliothèque Nationale du Québec. Il y interprète entre autres L’hymne national de la Molinie, quelques parties de sa Sonate d’hiver, ainsi qu’un nouvel arrangement de la Chanson de l’oiseau des iles pour chœur et quatuor de guitares électriques.

Albums de Jérôme Langlois, de 1984, 1994, 2005 et 2007

Par la suite, il s’oriente davantage vers la composition de trames sonores tout en se spécialisant en composition et en écriture musicales d’abord avec André Prévost et ensuite avec Jacques Faubert. Il reçut une nomination aux prix Gémeaux 2003, dans la catégorie Meilleure musique, série documentaire, pour Filière Canadienne et fait un retour à la scène en 2005 avec le lancement de son nouveau CD. Son nouveau DC double Jérôme Langlois Live, (l’enregistrement de son concert d’ouverture pour le premier « Festival des musiques progressives de Montréal » au Centre de Créativité du théâtre Gésu) fut lancé au deuxième « Festival des musiques progressives de Montréal » à la salle Pierre Mercure le 15 septembre 2007.

6 – À l’âge de 32 ans, tu avais fait un bon bout de chemin avec Maneige de 1972 à 1976 et Lasting Weep à l’époque de Manseau…  tu as écrit pour la danse, le théâtre et la chanson… tu es un touche-à-tout, un curieux de l’art sous toutes ses formes ?

Bien oui ! Toutes les formes de composition musicale m’intéressent, j’ai fait de la musique pour la danse, le théâtre, la chanson. À partir de 1983, je signe la musique pour plus de quarante films ou séries tout en continuant mes compositions et albums personnels. J’ai travaillé avec des réalisateurs et réalisatrices extraordinaires! Jean Beaudin et Miséricorde, Lorraine Pintal et Le Grand Remous, Jean Bourbonnais et Caserne 24 et Des Crimes et des Hommes etc….

Manseau ! Quelle expérience ! Eh bien oui, Lasting Weep a joué à Manseau, vendredi soir, le 31 juillet 1970, et malgré toutes les médisances au sujet de ce festival, c’est un magnifique souvenir pour moi. Étant un des premiers groupes à jouer, j’étais très nerveux; on avait 18 ans et toutes sortes de grands noms avaient été annoncés, même Jimi Hendrix. Il y avait au moins 5000 personnes, et on savait, entre autres, qu’il y avait des motards. Qu’est-ce qu’il nous arriverait si le public était fâché ?…. Lorsqu’on embarqua sur la scène, tout ce qu’;on voyait c’était un immense rideau argent, la pluie qui reflétait dans les spots. Eh bien on s’est mis à jouer notre musique, et le public était tellement heureux de nous entendre, on en revenait pas, on a même eu des rappels. Voici un petit filet retrouvé dans un article publié dans Le Devoir par le regretté Georges Khal : « De la musique à Manseau? eh! oui ! »  Après un paragraphe au sujet du groupe Cyrinx, il a écrit: : « Rien qui puisse, là, se comparer avec la musique bucolique d’un groupe québécois, Last Time We. Oui oui, ils sont francophones. Le groupe, dominé par une flûte maniée par un fils de Jethro Tull et un lead guitare virtuose charma la foule qui en redemanda. On reparlera certainement de Last Time We », (il se trompe évidemment avec l’orthographe de notre nom haha!)

7 – En 1984, il y a eu Thèmes, une musique plus personnelle, ton amour pour Charlevoix ?

Oui, il y a eu la beauté de Charlevoix qui m’a beaucoup inspiré, mais sur ce disque, le 1er que j’ai produit après avoir quitté Maneige, il y a beaucoup de choses. Last Tango en Molinie: c’est un des thèmes pour la troupe de danse Pointépiénu. La Fenêtre: le thème du film de Monique Champagne. Le Radeau !, le Ballon I et II: des arrangements du Rafiot et de La Balloune de Maneige. Chacun des morceaux a son histoire.

8 – On a réédité Jérôme Langlois live  + Thèmes, pourquoi ?  C’est toi qui est à l’avant-plan? J’ai pensé à Chick Corea, Herbie Hancock… tu t’en allais dans cette direction, selon moi ?

Je t’explique : ProgQuébec voulait sortir, en 2007, mon nouveau disque Jérôme Langlois Live. Mais comme ils étaient une compagnie qui faisait des rééditions, ils ont jumelé mon nouveau CD de 2007 à la réédition de Thèmes 1984, avec en bonus sur Thèmes des tracks
inédites de l’enregistrement qui n’avaient pas été sorties en 1984: Sonate d’hiver, 1er mouvement et Ouverture.

En fait, oui j’y suis à l’avant plan, ce sont toutes de mes compositions, mais sur le disque live avec le septuor, les musiciens ont beaucoup participé. Pour moi, c’était comme un retour de Maneige, car on était 3 des membres fondateurs du groupe; Gilles Schetagne, Paul Picard, et moi. J’avais aussi demandé au flûtiste Alain Bergeron à ce moment de participer, mais comme il enseignait à plein temps, il ne pouvait pas. Ce fut donc François Richard à la flûte.

Jérôme Langlois pose ici avec le recueil de poèmes de Ricardo Langlois dans la main

Ricardo Langlois est critique littéraire sur lametropole.com. Il a également publié 3 livres de poésie.

 

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BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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