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Led Zep Jimmy Page

Le virtuose
Jimmy Page
Publié le 11 février 2021

 

Par Mel Dee

Jimmy Page

Vêtu d’un magnifique costume de scène le Dragon suit, il tient un objet majestueux, une double neck Gibson EDS-1275 de 1968, puis alterne entre une Les Paul Standard-Number One et une Telecaster Dragon qu’il fait résonner avec un archet, pour que nos âmes planent au paradis sur les airs de Stairway To Heaven et pleurent sur Dazed and Confused et The Song Remain the Same. Ce virtuose se nomme James Patrick Page.

Jimmy page est né le 9 janvier 1944 à Heston dans la banlieue de Londres. Officier de l’Ordre de l’Empire britannique pour son travail caritatif au Brésil (2005) et Docteur honoris causa pour son apport à la musique depuis 2008, il est aussi et surtout LE, sinon un des plus grands guitaristes de l’histoire.

Page est considéré comme le fondateur et leader de Led Zeppelin, cependant il faut noter que Jones est à l’origine avec lui de la création du groupe, car c’est la rencontre des deux et la volonté de Jones d’exprimer sa créativité autrement qu’en tant que musicien de studio, qui a mené en réalité à la création du band magique. Aussi, tout comme Jones, Page est un musicien de studio à succès, très demandé depuis 1963, il atterrit sur le toit des Yardbirds fin 1966.

1967

Les parents de Page, n’étaient pas dans le domaine de la musique, pourtant leur fils unique commence à jouer de la guitare à l’âge de 12 ans avec des cours au Kingston upon Thames. Sa première guitare électrique est une Futurama Grazioso, il joue des chansons de Elvis Presley, influencé par les guitaristes du King comme Scotty Moore et James Burton.

Dans le futur c’est avec la marque Gibson et ma tant adorée Les Paul que Page créera ses plus grandes pièces, accompagné par des amplificateurs Hiwatt modifiés, puis Marshall sur scène, versus des amplificateurs Supro et la Fender Telecaster en studio. Quant aux effets utilisés par ce guitariste incroyable, les boîtes magiques qu’il utilise et les techniques d’enregistrement pour créer des sons absolument hypnotisant sont tellement diversifiés que je pourrais écrire des tomes justes pour parler de Theremin, pedal steel guitar et autres.

Ses influences musicales indiennes et orientales, avec Ravi Shankar le maître du sitar et les musiciens Touareg du Sahara, joueront un rôle important notamment pour une certaine pièce nommée Kashmir. Aussi, la folk à la Bert Jansch et John Renbourn et le blues d’ Elmore James et B.B. King, le motivent à gratter sa guitare.

Très jeune, il accompagne des noms comme Royston Ellis, Red E. Lewis, Neil Christian (The Crusaders) ainsi que d’autres collaborations dont The Road to Love (1962). Mais une mononucléose infectieuse l’empêche de continuer, il se met à la peinture au Sutton Art College. Le Marquee Club est un lieu apprécié par Page. Il joue avec Jeff Beck et Eric Clapton et enregistre The Worrying Kind avec John Gibb (The Silhouettes) EMI.

Mais un, tout comme Jones, c’est Decca Records qui sera le lieu où le musicien devient le favori de la maison de disques et de plusieurs grand noms, grâce à Mike Leander. Il enregistre Diamonds par Jet Harris &Tony Meehan, un titre au grand succès en 1963. En 1964, Little Jim, de son surnom à Becca Records, continue à collaborer avec Neil Christian and The Crusaders, Carter-Lewis and The Southerners, Mike Hurst, Brenda Lee, Mickey Finn and the Blue Men, The Nashville Teens, Marianne Faithfull, Them & Van Morrison, il est aussi le guitariste de Dave Berry entre 1963 et 1965.

À 17 ans avec Neil Christian and The Crusaders

Page se voit participer au premier 45-tours des Who, I Can’t Explain mais ses parties ne seront pas retenues, et joue pour les Kinks mais pas en tant que soliste. Le manager des Rolling Stones, Andrew Loog Oldham l’engage en 1965 comme producteur et A&R (artiste et répertoire) chez Immediate Records, il produit entre autres pour Eric Clapton et Bobby Graham.

En 1969 il collabore sur cinq morceaux de l’album de Joe Cocker, With a Little Help from My Friends, qui a failli avoir le grand Bonham juste pour lui, car ce dernier hésita à rejoindre les New Yardbirds pour rester avec Cocker.

1969, enregistrement Led Zeppelin II

L’industrie de la musique à cette époque est florissante et Page a du pain sur la planche avec un grand nombre d’enregistrements entre 1963 et 1966 Il collabore aussi sur certains titres pour des artistes français, Michel Polnareff, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday en 1967, et avec Jones, pour Françoise Hardy.

En 1964, notre virtuose décline l’offre de remplacer Clapton au sein des Yardbirds. Clapton quitte en 1965, mais Page propose Beck avec qui il enregistre Beck’s Bolero dans les Studios IBC le 16 mai 1966 avec Keith Moon, Jones, Nicky Hopkins. Page prend entre les mains une basse pour les Yardbird en remplacement de Dreja mais ne peut résister à reprendre sa guitare, Jones est alors intéressé à explorer de nouveaux horizons et collaborer avec Page, ce dernier accepte.

En 1968, après que Keith Relf et Jim McCarty quitte le navire, le chanteur Steve Marriott est le premier choix de Page mais pris dans The Small Faces. Il propose alors Terry Reid, qui lui aussi pris, lui conseille un certain chanteur de blues, Robert Plant, qui arrive avec John Bonham. 19 août 1968 dans un local de Gerrard Street à Londres, Train Kept A-Rollin’ réunis le quatre quarts magique, nos héros du rock donnent vie à Led Zeppelin. (New Yardbirds)

Le virtuose est un producteur, compositeur et guitariste, avec le génie de Jones, ils déposent la pierre angulaire du hard-rock, du métal, il influence à son tour des légendes comme Johnny Ramone et le maître du taping, le regretté Eddie Van Halen.

1971 Casino de Montreux

En 1986, Il enregistre les albums The Firm et Mean Business avec Paul Rodgers (Bad Company) et Free. Il retrouve les Rolling Stones pour le titre One Hit (to the Body) et avec les Yardbirds joue plusieurs titres de l’album Strange Land des Box of Frogs.

En 1988, Page enregistre un album solo Outrider et invite plant sur le titre The Only One et clôture le concert 40e anniversaire d’Atlantic Records le 14 mai avec Plant, Jones et Jason, quel moment !En 1993, Page et Coverdale produisent un album et une série de concerts. En 1994, Page et Plant participent aux MTV Unplugged puis une tournée qui donne l’occasion d’enregistrer Walking into Clarksdale en 1998.
Il est fortement impliqué dans le remastering de l’ensemble du répertoire de Led Zeppelin. De la bande annonce de Godzilla à ce fameux concert du 10 décembre 2007 qui reforme Led Zep pour un concert caritatif en hommage à Ahmet Ertegün, fondateur d’Atlantic Records, Page est très actif. Jimmy Page a coproduit le documentaire It Might Get Loud en 2008 de Davis Guggenheim. En compagnie de The Edge et Jack White il discute de l’histoire de la guitare électrique.

Le 4 avril 2009, il introduit son ami de longue date Jeff Beck au Rock and Roll Hall of Fame.

J’imagine Zoso, dans le manoir du mage Aleister Crowley, avec des livres sur Thelema et le grimoire de magie posés sur sa bibliothèque et son livre Jimmy Page :Anthology entre ses mains se remémorant son incroyable parcours qui continue encore, il nous a fait rêver et nous rêverons pour toujours, bercés par sa musique magique.

 

BANNIÈRE: MEL DEE
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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