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Joe Jammer de Londres

Joe Jammer rides again
Publié le 24 août 2021

 

Par Yves Monast

Le 4 juillet 2003  j’assiste à un spectacle de Jim Zeller sur la scène Labatt Blues du festival de jazz de Montréal. En discutant après le spectacle avec une jolie demoiselle, elle me demande si je connais Joe Jammer. À vrai dire, c est la première fois que je le voyais sur scène. Les seules choses que je connaissais de lui à ce moment, c’était qu’il avait été roadie pour Led Zeppelin. C’est alors qu’elle me dit, c’est mon chum. bon moyen de le rencontrer.

La connexion s’est faite immédiatement. Un être sans prétention et très souriant. J’en profite pour lui faire signer mon programme : To Yves I wish you a whole lotta love. Autographe que j’ai toujours dans mes archives. Je l’ai revu par la suite à l’Astral. Pour vous donner une idée du personnage, une fille ayant une guitare soufflée, Joe prend la guitare et fait semblant d’en jouer sur le stage.

La semaine dernière je lui ai écrit. Il demeure à Londres depuis une dizaine d’années. Il me répond : I type too slow, give me your telephone number, will call you soon. Deux jours plus tard, à 10:00 am, il me téléphone. en me disant en français ; les Canadiens ont perdu tabarn…

Étant originaire de Chicago, il était amateur des Black Hawks, mais cela a changé lorsqu’il s’est installé à Montréal au début des années 80. où on le retrouve comme guitariste de Robert Charlebois et de Diane Dufresne. Il a aussi fait le tour du monde avec Julien Clerc.

1980

31 octobre 1982 avec Diane DufresnePhoto : Jean Garon 

1986, Festival d’été de Québec, avec Robert Charlebois

Joe qui avait débuté comme roadie de Jimi Hendrix et The Who, pour ensuite s’occuper de la première tournée de Led Zeppelin aux États-Unis comme drum tech de John Bonham et ensuite comme guitar tech de Jimmy Page. C’est à ce moment-là que Jimmy l’a entendu jouer de la guitare…et il l’a appelé Joe the Jammer. Né Joe Wright, mais le nom de Joe Jammer lui est resté par la suite. Peter Grant et Led Zeppelin sont retournés en Angleterre et Joe les a suivis. Peter lui a suggéré de former un band. Il a d’ailleurs joué au Bath Festival en juin 1970 et par la suite, il est en tournée comme guitariste de Supertramp.

En 1972, il sort son premier album Bad News avec Alan Parsons comme ingénieur de son. Il enregistre un autre album la même année, Headway, mais qui ne sortira qu’en 2015 sur Angel Air Records avec John Gustafson (basse) Mitch Mitchell (batterie) et Jean Roussel (claviers). Un troisièeme album solo, Till The End of Time de Talking Elephant Records

Ses albums solo, Bad News (1972), Headway (1973) et Till the End of Time (2019)

Il a aussi endisqué avec les Olympic Runners (1974-79). Au Québec il avait fondé un band, les Kissing Bandits avec ses amis Pat Martel à la batterie et Jean-Guy Boutin à la basse. Il a accompagné son ami Jim Zeller à travers tout le Québec. À Londres, il a aussi fondé le band Joe Jammer’s All Stars, Chicago Rhythm + blues revue.

1984, The Kissing Bandits au Grand Café                                                                                               Photos : Muriel Massé

1986

Joe Jammer a chanté pour la publicité de la bière Laurentides, le voici :

En 2015, notre amie Nathalie Ruscito l’avait invité à participer à son festival Les Nuits Blues 8:00 min sur le vidéo) 

Bonne nouvelle, PR Record Label Group basé en Suède a sorti le premier single en carrière pour Joe ce 9 août dernier et ce, sur toutes les plates formes à travers le monde. Il a enregistré le démo aux studios Bobinason du Vieux Montréal en 1984. Il vient de finaliser le tout à Londres, 37 ans plus tard. Titre de la chanson, Marie in the Morning, que j’ai entendue en primeur sur MP3 . Marie, est la première amie québécoise de Joe. 

Maintenant marié depuis 10 ans, sa femme anglaise Annie est aussi sa gérante.. Il m’a dit qu’il s’ennuyait de tous ses amis québécois. Alors individuellement, il vous fait ses salutations.

Écoutons la chanson dédiée à Marie Carmen, sur Spotify, Marie in the Morning de Joe Jammer

P.S. : En ce jour sombre de la mort de Charlie Watts à Londres , England is sad , tout est noir, m’a confié Joe le 25 août, j’ai déjà travaillé une fois avec Charlie, il était un gentleman. L’Angleterre aime la musique populaire et les Rolling Stones viennent de perdre son doyen.

INFOGRAPHE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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