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Alex Lifeson Rush

Guitaristes Émérites 28 selon Murray
Alex Lifeson
Publié le 13 octobre 2020

 

Par Normand Murray

 

Alex Lifeson

Parmi les très grands guitaristes de Progressive Rock

Né en 1953, Alex Lifeson a grandi à Toronto et a reçu sa première guitare à 13 ans. Dès lors, fini le violon ! Il a eu les mêmes influences que bien d’autres grands guitaristes, avec comme modèle Jimi Hendrix et Éric Clapton. À l’automne 1968, il forme avec le bassiste Geddy Lee et le batteur John Rusty le groupe qui perdurera tout au long de cette grande et prospère carrière, Rush. Avec un progressif assez personnel selon Rush, leur progressif à eux. À noter que John Rusty a quitté le groupe en 1974 pour raison de santé avec le diabète type 1 et malheureusement, il est décédé en 2008. Remplacé par la sensation Neil Peart, en passant, un des 10 meilleurs batteurs au monde selon bien des batteurs professionnels et fanatiques de la batterie. Ils ont tellement raison. Également lyriste. Malheureusement, il est décédé en 2020.

Bon, revenons à Alex Lifeson et après deux albums de Rush en 1975,  Fly By night et Carress of Steel, la renommée arrive avec 2112 (1976), cet épique album est doté de chansons complexes qui a propulsé Rush sur le sommet de la montagne du Progressive rock à jamais. Alex n’est pas seulement guitariste, il est aussi compositeur, auteur et réalisateur artistique.

Les trois autres albums A Farewell to Kings (1977), Hemispheres (1978) et Permanent (1978) consacrent leur réputation à des instrumentalistes supérieurs avec des chansons comme Closer to the Heart, Xanadu, La Villa Strangiato, Free Will et Spirit Of the Radio. On reconnaît l’immense talent d’Alex Lifeson comme étant un des grands guitaristes du temps et plus loin encore. 1981, la célébrité par une des pièces maîtresses de son répertoire, la célèbre Tom Sawyer et son extravagante guitare dans Limelight, Red Bruchetta et YYZ.

Les années 80 font une place aux synthés avec Permanent Waves (1980), Moving Pictures (1981). Advient l’album Signals (1982) là où le synthétiseur prend une importance plus grande dans la composition étant propulsé assez de l’avant, Grace Under Pressure (1984), Power Windows (1985) et Hold Your Fire (1987). Presto (1989) vient de mettre sous forme hybride le synthé avec là un autre album, Roll the Bones (1991). À noter, petite incursion solo pour Lifeson avec Victor (1996) avec la collaboration de son fils Adrian et de son épouse Charlene.

Vers la fin des années 90, il y aurait eu une rumeur de deuxième récidive avec son épouse, mais il considérait que la compagnie Atlantic Records n’avait pas assez mis d’efforts dans le support de son premier album solo et ceci
était relégué aux oubliettes. Counterparts viendra mettre un frein à la forme synthé en te le mettant en sourdine. Test For Echo en 1997 prouvait encore une fois la grande dextérité de Lifeson à la guitare dans la formule Jazz Swing préconisé par Neil Peart à cette époque.

Le groupe prendra une pause de quelques années en août 1995. Neil Peart perd son épouse Jacqueline, causé par le cancer et sa fille Selena, dans un accident d’automobile (1997). En 98, il quittera le groupe pour partir sur un périple en moto à travers les États-Unis de 88,000 milles.

Entre temps, un live de trois CD sort en hommage à l’épouse et à la fille de Peart avec Different Stage récupérant les albums A Farewell to the Kings (1977), Counterparts (1993) et Test For Echo (1996).

Les années 2000, avec Vapor Trails (2002), un album qui a pris tout de même assez de temps à concevoir, près de trois ans. En 2007, Snakes and Arrows et en 2012, Clockwork Angels. Grande tournée mondiale en 2013. Pendant le R40 Tour de 2015, Alex Lifeson éprouve des malaises de nature arthritique et Peart, des problèmes de tendinites à répétition. Et voilà qu’en 2018, ils annoncent la triste fin de Rush, déclaration de Geddy Lee « fini les spectacles et les enregistrements ». Malheur et tristesse suprême, lorsque le tragique décès de Peart en janvier 2020, ce qui a scellé l’issue de refaire un autre tour de piste pour Lifeson et Lee dans l’aventure, la grande aventure de Rush.

Alex Lifeson a influencé bien des guitaristes célèbres tels les John Petrucci, Paul Gilbert de Mr Big, James Hetfield de Metallica, Steven Wilson de Porcupine Tree, Denis «Piggy» D’Amour de Voivod et John Wesley. Des collaborations avec en 1985 Platinum Blonde sur invitation, en 1990 avec Lawrence Gowan sur Last Brotherhood. Invité par Tom Cochrane sur Ragged Ass, une autre invitation pour l’album Mother Earth’s (1996) et Porcupine Tree sur l’album Fear Of the Blank Planet en 2007.

2008, petite incursion de musique de film avec toutes les partitions de musique sur Trailer Park Boys The Movie de la série culte canadienne du même nom. Thème musical de la série Androméda (2017) avec Marco Minnemann’s sur Borreo avec même une coécriture du titre On That Note. 2018 – une pièce de 18 minutes de délice avec Fu Manchu presqu’entièrement instrumentale sur Il Mostro Atomico de Clone of the Univers.

Recommandations pour les Box Set : The Studio Albums 1989-2007, paru en 2013 . La série Sector 1 2 et 3 (2011). The Spirit of Radio Greatest Hits 1974-1987. Et en finale, Permanent Waves 40Th Anniversary (2020).

Nomination au Rock Hall of Fame, 98e dans le classement des 100 meilleurs guitaristes au monde et pour la revue Guitar World, 3e derrière Eddie Van Allen et Brian May de Queen.

27 août 2018, Happy Birthday Alex Lifeson !

Maintenant voyons voir sa collection de guitares. Il débute avec une Gibson ES 335.1976, adopte la Gibson Lespaul une 1974.Fender Stratocaster avec Humbuckers Bell Lawrence et Floyd Rose Bridge, affectueusement nommée sa Sportscaster. Gibson Howard Roberts Fusion électrique acoustique Ovation Adomas. En 1990, il prend pour 16 ans la PRS (Paul Reed Smith) modèle CE. En 2000, retour à la Gibson en 2011, il déclare que rien de mieux qu’une Gibson accrochée à son épaule.

Une autre déclaration de sa fidélité à son instrument lorsque Rush a décidé de couper avec le synthé, il a déclaré lors d’une entrevue après la question « est-ce que le synthé va revenir ? ». Sa réponse fut sans équivoque « Over My Dead Boby ». La réponse d’un vrai Guitar Hero. Bien sûr, des signatures models Gibson Alex Lifeson Sign, Gibson R40 Signature Lespaul Axcess et la Gibson Custom AL Sion ES Lespaul semi hollow. Un hétéroclite mélange Lespaul et ES en mode hollow.

Alex Lifeson est tout ce que tout grand guitariste a, une dextérité hors du commun et un attachement énorme d’être parmi les très grands guitaristes de Progressive Rock tout en touchant à des styles différents. Autrement dit, un kaléidoscope de talent musical, très très varié. Exactement ça, un énorme Rush dans le monde du Rock.

 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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