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Alice Cooper mini bio

Alice Cooper : L’homme derrière le personnage
Publié le 7 octobre 2020

 

Par Sylvain Lavallée

 

Alice Cooper

Vincent Damon Furnier est né à Detroit, Michigan, le 4 février 1948, de parents aimants et religieux. Son père étant pasteur. Vincent Furnier n’était pas destiné à devenir Alice Cooper. Quand les gens l’interpellaient sur la rue en lui disant « Hey Alice ! » suite à la formation du groupe, il ne se retournait pas. Le personnage est devenu plus grand que nature au fil des ans.

À l’origine, le but du groupe était de se faire détester des parents. Avant Marylin Manson, Kiss et David Bowie, il y a eu Alice Cooper, le Prince du Macabre !

Après avoir fait partie d’une équipe d’athlétisme et d’être chroniqueur pour le journal étudiant, Glen Buxton et Dennis Dunaway lui proposent de former un band qui parodie Les Beatles : The Earwigs, perruques incluses. Suivra : The Spiders. Adieu les perruques, bienvenue les cheveux longs ! Destination : Los Angeles. Le but : Percer. Nouveau nom : The Nazz. Le succès n’est pas au rendez-vous. Les gars ont difficilement de quoi subsister entre chaque contrat. Les membres du band se nourrissent de Budweiser. Au réveil, le déjeuner d’Alice Cooper consistait d’une Budweiser. Ne sachant pas que le band de Todd Rundgren s’appelait The Naz, Vincent Furnier, (la légende n’était pas encore née), suggère le premier nom qui lui vient en tête : ALICE COOPER ! Réaction négative des autres membres du groupe : Cheveux longs, nom féminin, peur d’être étiquetés comme un band gay !; Les fans se demandaient «Qui est Alice Cooper dans le band ? Vous êtes TOUS des hommes ? » Le groupe GTO, un band rock féminin, leur ont suggéré de se maquiller les yeux noirs et aussi avec un peu de rouge sur les joues. Suite à ça, Frank Zappa décide de les signer sur son étiquette : Bizarre Records !

1969

Mais, il leur faut un gérant ! Shep Gordon a de l’intérêt, mais il reste intrigué. Il décide d’aller les voir, en première partie de The Doors, au Cheetas. Ils ouvrent le show avec Nobody Likes Me. Alice dit à la foule « YOU HATE ME ! I KNOW, YOU HATE ME ! » Le show a duré 10 minutes ! La place s’est vidée, même si The Doors suivait ! Premier album : Un échec. Retour à Detroit, avec 100 000$ de dettes, suite à la vente de la compagnie de disques de Frank Zappa à Warner Brothers. Warner Brothers n’est pas intéressé à les signer. Leur gérant convainc Warner Brothers de les signer pour 4 chansons. Bob Ezrin entre en scène, comme producteur. En entendant la chanson I’m Edgy, qui en fait, en écoutant bien les paroles, la chanson est devenue  I’m 18 ! La chanson est devenue une hymne à la jeunesse.

1971

À son apogée, les excès ont suivi : drogues, alcool… Il est devenu une déchéance humaine. Les gens le voyaient comme un itinérant. Il se saoulait après les shows et vomissait du sang le lendemain matin au réveil. Sa maigreur à faire peur a incité son entourage à lui proposer une cure pour soigner son problème d’alcool, ainsi que, d’un séjour en hôpital psychiatrique.

Les mises en scène du Prince du Macabre en shows, ont amené leurs lots de controverses. Les reptiles, guillotines, chaises électriques font partie des légendes du Rock. On n’a qu’à se rappeler le fameux épisode du poulet lancé sur la scène. Alice Cooper a retourné le poulet dans la foule, pensant qu’un poulet pouvait voler, ce qui n’était pas le cas ! La foule a littéralement déchiqueté le poulet ! Tout ça a commencé innocemment par une guerre d’oreillers, sur scène ! La une des journaux le lendemain Chicken Killer Alice ! Les fans ont aidé à alimenter la légende.

Il fut un précurseur du mouvement Punk. Son but : Faire vendre des billets. Unes des journaux, affiches publicitaires, panneaux publicitaires sur les autobus, couché nu. Tout pour susciter la controverse.

Une des nombreuses légendes veut qu’il aurait perdu sa virginité, en faisant l’amour dans un cercueil ! En entrevue, il ne confirme ni infirme la rumeur. « Si c’est arrivé, c’est une bonne histoire. » Tout comme l’épisode de la chauve-souris d’Ozzy Osbourne. Ozzy, quand il a parlé de l’histoire à Alice, Alice lui a demandé : « Vrai, ou, faux ? » Ozzy lui a répondu : « Faux ! ». Alice lui a dit « Laisse courir la rumeur. Ça fait vendre ! »

Le père d’Alice Cooper, pasteur, a toujours défendu les mises en scène de son fils sur scène, disant que ça demeurait de l’humour, auprès de ses fidèles, malgré les critiques.

En 1972, la chanson : School’s Out, les amènera à la célébrité. Sept mois plus tard, arrivera l’album Billion Dollar Babies, qui confirmera leur consécration.

1973

Avec le succès, vient les excès. Sa plus fidèle compagne, sa caisse de 12 au réveil. « Je vis le moment présent. » Deux bières de différentes marques. Avant d’aller au lit, il devait s’assurer d’avoir sa bière sur sa table de chevet. Au réveil, 2 gorgées, coup d’œil à la télé, il vomissait et ensuite, il était prêt à entreprendre sa journée.

Suite à la parution de l’album  Muscle of Love, le drummer Neil Smith et le guitariste Jack Bruce trouvaient que le personnage faisait ombrage au groupe. Smith et Bruce ont un meeting avec Bob Ezrin. Ezrin décide de ne pas s’en mêler et il a  démissionné. Succès modeste pour l’album. Les membres du band étaient épuisés. Ils avaient besoin d’une pause du monstre qu’était devenu Alice Cooper.

En 1975, Alice Cooper décide de partir en tournée, en solo. Son gérant et lui décident d’investir leur propre argent dans la tournée. Si c’est un échec, c’est la faillite ! En discutant avec son gérant, il développe un élément plus théâtral à ses spectacles. La tournée fut un succès.

1975

En tournée, il écrit une ballade Only Women Bleed. La chanson atteint le Top 20 au Billboard. Sur scène, une jeune danseuse s’est jointe à lui : Sheryl Goddard. Nouvelle corde à son arc : Alice Cooper, le danseur !

La danseuse de 18 ans a séduit l’apprenti danseur. Les deux pères, pasteur de profession, ont célébré la cérémonie de mariage. Sheryl était consciente de l’alcoolisme d’Alice. Elle se disait qu’il allait s’en sortir, qu’il n’annulerait aucun show. Jusqu’au jour où il a atteint le point de non-retour. Au lever, le matin, en regardant ses habits de scène, il était pris avec des envies de vomir ! S’en est suivi des annulations de shows. Son entourage s’inquiétait de plus en plus de sa santé physique et … mentale ! Bob Ezrin, en le voyant, lui a dit « Tu es un squelette ! Tu as besoin d’aide ! »

Son épouse, son gérant et son producteur l’ont convaincu d’entrer en institution psychiatrique, pour régler ses problèmes d’alcool. Après 3 mois en institution, Vincent Furnier est ressorti sobre, réalisant que le personnage d’Alice Cooper était à la base des problèmes. Vincent Furnier et Alice Cooper étaient devenus une seule et même personne. Hors scène, il était devenu un genre de Dr. Jeckyll & Mr. Hyde. Essayer de contrôler ses démons n’était pas le seul souci. Il s’inquiétait aussi des réactions de son épouse « Comment va-t-elle me voir ? »

1981 : Rechute. Après une coupe de vin avec son épouse, il cachait des bouteilles de whisky dans la maison. La coupe de vin a eu un effet boule de neige. Entre 1981 et 1983, après plusieurs échecs commerciaux, il atteint de nouveau les bas-fonds. Il peut difficilement sortir du lit, il souffre de malnutrition, sa maigreur, cadavérique ! Direction : l’Hôpital. Les médecins ont dû lui injecter des vitamines et suppléments alimentaires. Après quelques tests, les médecins découvrent des traces de cirrhose au foie.

Suite à sa cure, 3 ans de confinement à la maison, en famille, il se questionnait s’il retournerait un jour sur scène. Il avait peur de retourner sur scène ‘sous anesthésie’. En septembre 1986, avec l’album Constrictor, Alice Cooper est de retour. Vincent Furnier a encore confronté Alice Cooper. Résultat de cet affrontement : Alice Cooper devient une légende.

Après 6 ans loin de la scène musicale, les fans se demandent si c’est la fin d’Alice Cooper. Retour en force, avec l’album Brutal Planet. Un Alice Cooper renouvelé, avec un son plus heavy. Sur scène, sa fille Calico Cooper, prend la relève de sa mère. « Elle n’est pas ma fille sur scène. Elle fait partie du show. »

Après quelques albums parus dans les années 2000, il lance son émission radio : Nights with Alice Cooper qu’on peut écouter ici sur CHOM FM, du lundi soir, au samedi matin, de minuit à 5:00.

Le mot de la fin revient au Prince du Macabre :
« Quand je m’arrêterai ? Même rendu à 92 ans, je me dirai : Peut-être UNE AUTRE tournée ! »

 

BANNIÈRE: MURIEL MASSÉ
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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