Chroniques

Pierre Harel chronique # 427

C’est la 427ème chronique pour Pierre Harel,
mais la première pour nous à Poprock.ca
La Famille Rock,  2019

LA VIE QUI BAT

Chers lecteurs et lectrices qui avez suivi ma chronique depuis 2011, je vous salue ! Comme vous le savez, La Chronique de Pierre Harel est presque disparue du WEB en janvier 2019 peu après que Disque Dur soit devenu son nouveau port d’attache, puisque canoe.ca, où ces chroniques étaient jusque-là publiées, ne servait plus qu’aux recherches afférentes à l’émission de TVA Salut Bonjour, une matinale aussi fidèle et chaleureuse que le soleil et depuis, presque aussi longtemps que lui à la barre du jour.

Chers amies et amis voilà que j’annonce quitter officiellement ce Disque Dur dont je m’étais séparé après une dernière chronique touchant au décès de mon ami Michel Willie Lamothe ce 25 mars passé, et voilà, qu’enfin, je vous annonce, avec une résiliente fierté la résurrection de «La Chronique de Pierre Harel» au sein d’une fratrie dont les racines sont aussi anciennes et profondes que celles de la naissance du rock’n’roll au Québec, La Famille Rock, dont le patriarche et fondateur du célèbre magazine POP ROCK, Georges Géo Giguère, est un ami de longue date.

Tout d’abord, une pensée profonde et lourde souffrant de la perte douloureuse et récente de Donald Hince, compagnon irremplaçable des groupes Corbeau et Corbach, guitariste génial, musicien-poète inspiré, complice de longues rigolades vitaminées rajeunissant l’âme et le cœur à se payer la tête de tout le monde, surtout celles de nos amis Michel Willie Lamothe et Roger Wèzo Belval (toujours vivant), l’un bassiste et l’autre drummer d’OCC*
Michel Lamothe et Donald Hince! Grands explorateurs de contrées musicales sauvages traversant droit devant les dépotoirs de la TWP* pour dégager le rock néolithique originel des détritus commerciaux qui l’étouffent et retrouver la cadence effrénée des battements de cœurs d’une proie et de son chasseur, inexorablement liés dans une même course contre la mort, l’un pour survivre, l’autre pour ne pas mourir.
C’est là toute la beauté du Disco-Rock dont le beat originel dure et perdure depuis la nuit des temps alors que ses gardiens modernes sont les Indiens d’Amérique, les Inuits, et les affiliés de cœur, de chair et d’esprit que nous sommes. Il suffit de dégager le beat cardiaque d’une grosse caisse de sa gangue de mièvreries vénales pour retrouver la pureté intersidérale du cœur-tambour, battant au rythme de la Vie biologique partout où elle peut s’accrocher, se nourrir, grandir et se reproduire.

Et ce n’est pas là redondance ! La Vie est déjà plus que biologique! L’humanité a presque franchi la porte s’ouvrant sur la vie biomécanique non humaine qui nous mènera aux confins de l’univers dans des corps imputrescibles et théoriquement immortels, à condition de faire régulièrement les mises au point et les changements d’huile. Hahahahaha!!

D’ici-là ce bon vieux rock’n’roll fera l’affaire pour nous rappeler que nous avons encore la grâce d’être mortels, uniques, irremplaçables et que nous avons encore le plaisir de nous soûler la gueule en chantant : «Chu un Rockeur», car le Rock, c’est la Vie qui bat comme le disait le titre de cette émission de Radio-Canada disparue depuis 1965 : « La vie qui bat ».

*OCC : Offenbach Corbeau Corbach
*TWP : Third World Pop

LA SEMAINE PROCHAINE : Comment Donald et moi avons sauvé Wèzo d’une mort loufoque alors qu’il était tombé tête première au fond d’une machine à glace à quatre heures du matin au quatrième étage d’un hôtel désert pour un cognac  on the rocks .

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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