Chroniques

Gary Moore 1952 à 2011

Guitaristes émérites selon Murray article 43
Publié le 26 mai 2021 

 

Par Normand Murray

 

Gary Moore

L’homme aux mille déménagements de groupes

Né a Belfast en 1952 au nord de l’Irlande, faut spécifier, car le nord et le sud était en conflit avec l’Irish Republican Army d’un côté et les Britanniques de l’autre. Brève d’histoire, celle-ci commença de façon acoustique : dès 8 ans son père lui acheta sa première guitare acoustique, une Framus usagée. À 14 ans. il opta pour le mode électrique. Particularité, il était gaucher naturel, mais il prit la forme droitière pour jouer de sa guitare.

Premier orchestre, The Beat Boys jouant les interprétations des Beatles. Les déménagements (changements de groupes) débutent déjà avec une participation avec The Platform et par la suite avec The Method. Incontournable, il fît les premières parties des spectacles de la très grande légende du blues, considérée comme l’égal de Jimi Hendrix, dit par Hendrix lui-même, qui le compara à être mieux que lui, Rory Gallagher. Il se lia d’amitié avec lui lors de ses concerts. Ceci à Belfast, coté sud de l’Irlande. Le mot qui revient encore, déménagement à Dublin, le coté nord de L’Irlande en 1968 avec The Troubles. Petite intermission familiale, divorce de ses parents 1969.

Les années 70, c’est vraiment à Dublin que prend l’envol de sa carrière avec Skid Row, une des meilleures formations de l’Irlande. Avec la formule blues rock à l’irlandaise assez distincte de celle de l’Amérique du Nord, étant en mode Mississippi ou delta blues des vieilles légendes du genre.

Premier album succès mitigé avec Skid Row. Formé de son fidèle compagnon de bien des années de vedettariat, Phil Lynott, au vocal qui fut remplacé par le baseman et vocaliste Brusk Shiels. 1971 – deuxième album 34 Hours et tournée en première partie des Allman Bros Band et Mountain. Après la tournée, il quitte Skid Row. Déclaration de Moore : ce fut un grand rire n’ayant vraiment pas de grand moment avec Skid Row. De son opinion personnel, il dira que durant ce séjour il était mélangé dans sa prestance. Fait financier, il vendît ses droits de Skid Row pour 35.000 dollars en 1987.

1974 – Thin Lizzy, après le départ du guitariste Eric Bell. Il fait désormais dans le hard rock avec Thin Lizzy. Il collaborera pour trois chansons dont le succès Still in Love With You. Ce succès fera partie du 4ème microsillon de Thin Lizzy Nightlife. Même année, il quitte Thin Lizzy. Bien que heureux, peut-être trop avec eux, il disait que les beuveries et autres prises de paradis artificiels dérangeaient son jeu de guitare. Ceux-ci le grugeant de l’intérieur également. 1977 – retour à Thin Lizzy pour une tournée US, après que le guitariste Brian Robertson se blessa lors d’une bagarre dans un bar. Après cette tournée, Lynott demandât à Gary de devenir membre permanant du groupe, ce qu’il déclina. Presqu’au même moment, Robertson revient guéri des suites de son échauffourée dans ce bar, Gary quitte encore le band en 1978.

Gary Moore, avec Thin Lizzy 1974 et 1979

Devinez quoi ? Retour de Gary Moore pour une période de temps assez prolongée pour effectuer l’enregistrement de Black Rose : A Rock Legend (parution en 1999). .Succès certifié Or Au UK. Et hop la tournée ! Tournée d’ailleurs que Gary ne terminera pas. Toujours la même cause, les paradis artificiels : sa grosse consommation avec Thin Lizzy. Bien sûr, en plein milieu de cette tournée, ceci dit, c’est ce qu’l donna comme explication, encore une fois les drogues. De le déclarer, pas très élégant, mais il devait le faire, ne pouvait faire autrement. 1983 tournée d’adieu de Thin Lizzy avec Moore.

Après la malencontreuse mort de Phil Lynott, janvier 1986, retour avec Thin Lizzy avec le concert bénéfique Self Aid. En 2005, il reviendra pour un hommage à Phil Lynott avec une statue de bronze exposée à Dublin. Également un spécial Live est enregistré sous le titre One Night in Dublin : A tribute to Phil Lynott.

Maintenant explorons le coté solo de Gary Moore en plus de détails. Beaucoup de détails. Allons-y avec ce retour dans le temps. Premier album solo Grinding Stone (1973) sous le nom de Gray Moore Band. Un mélange de blues rock et même jazz qui malheureusement n’a pas eu le succès désiré, néanmoins il était toujours avec Thin Lizzy. Le premier vrai album sous son nom Back On The Streets (1978) avec la collaboration de, oui, Phil Lynott à la basse et vocal sur cet album. Émergera un hit Parisienne Walkways. Sa chanson Signature,  également. 1979  – Autre déménagement à Los Angeles pour Jet Records.

Premier contrat avec Dirty Fingers qui malheureusement fut tabletté dans l’oubli par manque de diffusion dans les stations radio de Los Angeles. Son autre album G Force Plus, demande des ondes. Dirty Finger réapparu au Japon en 1983 suivi d’une parution plus internationale en 1984. Contrat avec Virgin Records à Londres, 2ème album solo Corridors of Power (1982)avec  influence plus rock, mais succès mitigé, dirons-nous. Comme partenaires de jeu il aura Ian Paice de Deep Purple, le bassiste de Whitesnake, Neil Murray et le claviériste Tommy Eyre. Une pléiade d’artistes peuple sa carrière solo pour l’album Victims of Futur (1983). 1985 – 5ème album Run For Cover encore avec Phil Lynott. Out the fields deviendra 5ème au palmarès Irlandais et UK. Aventure celtique,fFolk music avec Wild Frontier, avec blues et rock évidement (1987). 1989  – After The War de son avis, insatisfaisant.

Les années 90Still Got The Blues avec les légendes telles Albert King Albert Collins et George Harrison. Cet album sera son plus grand vendeur et changea même sa garde-robe en plus sobre, moins glamour. 1992  – After Hours, 4ème place Uk.  1995  – Blues For Greeny, un album hommage de son mentor Peter Green. 1997 – changement, on fait électronique avec Dark Days in Paradise A Different Beat (1999). Les années 2000, un retour avec le blues avec Back to the Blues (2001),  Power of Blues (2004). Old New Ballads Blues (2006),  Close has You Get (2007), Bad for your Baby (2008) et peu avant son décès un album inachevé qui parut avec un live à Montreux (2010). Ses inachevés parurent en 2021 avec How Blue Can you Get, album posthume.

Un entourage fait de grands noms et collaboration avec Colloseum II, Ozzy Osborne, Greg Lake, David Coverdale, Andrew Lloyd Webber. Même un power trio avec des ex-Cream comme Jack Bruce et Ginger Baker, Skunk Asansie, Primal Scream, Rod Argent, Gary Boyle, Travelling Wilburys, les Beach Boys, BB King et George Harrison.

Autre à-côté malheureux de la vie de bar, il fut coupé par un tesson de bouteille dans une bagarre, à la figure qui lui laissât une disgracieuse cicatrice ce qui occasionnât qu’il ne prenait que des photos éloignées de lui-même.

Gary Moore 1984, 1999 et 2010 (à Montreux)

Au petit matin dans son sommeil il décéda le 6 février 2011 suite d’une crise cardiaque due à un trop haut de degré d’alcool dans son système à l’âge trop jeune de 58 ans. Une cérémonie privée eu lieu au St Margaret’s Churchyard à Rottingham. Son fils aîné et son oncle lui dédia la chanson type irlandaise par excellence le célèbre Danny Boy.

Son dernier déménagement fut pour le paradis sans aucun doute.

INFOGRAPHE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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