Chroniques

Dave Davies – Sonny Landreth

Guitaristes Émérites 15 selon Murray
Publié le 19 mai 2020

Par Normand Murray

Dave Davies

Innovateur, lead guitariste des Kinks

Né en 1947 à Londres. La famille Davies étant une famille musicale, Dave a eu sa première guitare à 11 ans, une Harmony Meteor. Il s’est lui-même inculqué les notions de cet instrument avec comme modèle les influences de Big Bill Broonzy, bluesman légandaire. Ses autres inspirations bien sûr étant James Burton, Chuck Berry, Muddy Waters, Scotty Moore et le guitariste de Jazz Tel Farlow.

Adolescent, il était assez turbulent et avait tendance à être absent sans raisons apparentes des cours à l’école. Là même où prit naissance les Kinks en 1963 avec son frère aîné Ray Davies, sur la guitare rythmique et au vocal, Pete Quaife à la basse et le batteur Mick Avory, recruté un peu plus tard. À leur troisième pièce, ceux-ci feront la classique et emblématique You Really Got Me en 1964, ce qui pour le temps, était assez doté de distorsion agressive. Pour se permettre ce son, Davies coupa à la lame de rasoir ses haut-parleurs pour mettre plus de distorsion sur sa Harmony Meteor. De par le fait même, il venait de mettre sur pied les bases élémentaires du Heavy Metal et même le Punk en a pris de la graine dans leur style.

Un fait concernant le Punk, un jour un jeune reporter lui demanda début 1980 «mais qu’est ce que ça fait d’être un band punk?» et  de répliquer Davies,  «You Really Got Me a sorti en 1964, d’autres questions.? Par la suite un style plus mélancolique viendra peupler les compositions des Kinks ce qui se développa comme un style typiquement british. Ceci leur causa un désagrément pour les tournées américaines car l’Union des Musiciens les bannissant de venir aux États-Unis. Malgré tout, ils se sont permis tout de même une tournée américaine (1964-65) comme en fait foi la perte de ses deux guitares en tournée aux States, sa Guild Custom et une Airline.

Tout en tenant compte des 35 albums des Kinks, des lives et des compilations, de l’ordre de 12. Sa prolifique carrière solo occasionnelle qui débuta en 1980, bien sûr, jamais il y a eu de séparation officielle des Kinks même si son frère aîné Ray quitta le groupe dans le milieu des années 90. Sortie de Death Of a Clown, co-écrit avec son frère Ray, qui subséquemment apparut sur Something Else By The Kinks (1967) suivi de trois singles dont le célèbre Lola en 1970.

Les années 80 furent vraiment le début de sa carrière solo comme plus haut mentionné avec l’album Dave Davies (AF1-3603, numéro de catalogue de son répertoire). Dans les années 70 et 80, les Kinks étaient une attraction majeure des États-Unis et Ray jouait de moins en moins aux concerts. Ce qui força Dave à jouer une approche de dualité rythm et lead guitar sur une Gibson L5-S avec peu d’effets. Les années 90 furent faites de compilations et de lives, plus au moins une douzaine d’albums, et bien sûr des tournées qui semblaient être le dernières en 1996, par la suite des efforts solo des deux frères Davies et ce, individuel. Les années 2000 commençaient avec l’album solo de Dave Bug (2002). 2004 – advient une crise cardiaque : repos de deux ans.  En 2006, une autre compilation avec une pièce inédite God in my Brain et suivit en 2007 l’album Fractured Mindz.

2010, une deuxième collaboration avec son fils Russ pour Two Worlds, un style nouveau pour Dave en y incorporant les variantes du rock au genre classique et électronique dû probablement à l’influence de son fils Russ. Fait à noter, sa première collaboration avec son fils fut l’album Purusha and the Spiritual Planet en 1998. Encore en 2010, sortie d’un DVD Mystical Journey. Il voulait faire une tournée, mais il fut empêché par son docteur de la faire cette mystique tournée!

2013  – 6 ème album solo avec I Will Be Me suivi d’une petite tournée américaine. 2014 – année faste du groupe des Kinks – 50 ème anniversaire du groupe avec un regard en arrière avec Rippin Up Time. Autre genre de promotion, il est invité au Tonight Show de Jimmy Fallon, ce qui vaudra une assistance record de cette année pour Fallon. 2015Rippin Up New York City, de ce titre on comprendra que les États-Unis avait été le pays le plus considéré dans ses spectacles, un genre d’hommage à l’américaine dirons nous. La même année lors d’un spectacle réunion surprise avec son frère aîné Ray pour l’interpréter le célèbre hit You really Got Me et ce, après vingt ans sans son frère. 2017 – 3ème collaboration avec son fils Russ pour Open Road. Pour terminer, en 2018 toujours en tournée aux USA… et toujours acclamé comme étant un spectacle sans faille et pleinement Rock.

Ses guitares ont été presque toutes, la panoplie des Gibsons avec une Gold Top avec pick Ups P90 et une noire modèle 78, rajoutons des Standards LesPaul Custom de Luxe Artisan, Fying V futura L5-S, L6-S. Une Fender Élite Stratocaster et Fender Télécaster American Standard et la 1963 Télécaster de son frère qui fut sa préférée entre 1967- 69. Côté acoustique, une Guild F- 512Nt 12 cordes des Martin et Ovation. Et sa première de toute cette longue épopée des Kinks et sa carrière solo, la Harmonie Meteor.

Il fut un guitariste ayant été une grande influence sur tout ce qui a trait au sens du mot distorsion et ce dès 1964 et vraiment un pionnier du mouvement Heavy et même Punk. Oui You Really Got Me Mister Davies.

P.S. Recliquez une deuxième fois pour voir ce vidéo.

 

Sonny Landreth

Ce prodige de la Slide Guitar

Né en 1951 à Canton au Mississippi. À son jeune âge, il déménageât avec sa famille en Louisiane. Ce qui le projeta directement au royaume du Zydéco et du Swamp-Pop. Débutant comme trompettiste, lui qui était déjà un virtuose de la guitare à l’adolescence. Ses modèles étant Scotty More et un plus plus tard les Ventures et Chet Atkins.

Sa première apparition professionnelle ayant été aux côtés du grand accordéoniste Zydéco Clifton Chenier dans le groupe qui n’avait aucun Blanc, le Red Hot Louisiana Band de Clifton Chenier, faut se rappeler qu’on est en Louisiane, la ségrégation étant assez présente dans cet état. Ses deux premiers albums furent Blues Attack (1981) et Way Down (1985) avec la maison Louisiana Indépendant Blues Unlimited. Ce deuxième album attira l’attention des compagnies d’enregistrement de Nashville. Ce qui lui permit d’enregistrer et de partir en tournée avec John Hyatt. Sa réputation grandissante fît de lui le candidat idéal pour jouer notamment avec John Mayall, qui a même pris une composition de Sonny dan sson répertoire (Congo Square).

Ultimement, il a travaillé avec tout ce qui avait de légendes telles Leslie West, Kenny Loggins, Dolly Parton, Junior Wells, Beausoleil, Bonnie Raitt, Allen Toussaint, Mark Knopfler et le chanteur de Soul, Jimmy Buffett. Sa carrière solo prit de l’essor avec Outward Bound (1992) à ses cotés John Hyatt. 1993Down in Louisiana fut son vrai album solo. Ses racines étant en Louisiane, ce qui évoque le son typique de cet état et on osera même dire et la senteur et les panoramas louisianais. Comme il a déjà dit ; Jouer cette musique est pour moi comme aller à un festival de la crevette mais très populaire en Louisiane. De déclarer ; Je suis né pour faire de la musique, cette musique. Une suite d’efforts individuels viendront agrémenter sa carrière dont le dernier étant le live In Lafayette paru en 2017.

Toujours en tournée sur la côte est américaine avec une légende de la steel guitar, Dobro et Lap Steel Cindy Cashdollar, de son vrai nom soit dit en passant, récipiendaire de 5 Grammys et élue par la American Music Association comme la meilleure pièce instrumentaliste de 2016 dont Sonny Landreth a eu l’honneur de l’être également. Il a aussi fréquenté le milieu de la chanson française avec des collaborations avec Alain Bashung (avec Osez Joséphine en 1991) et Stephan Eicher (avec Carcasonne en 1993). Encore une fois la Louisiane ayant des racines francophones. Trois participations au célèbre Crossroads Festival instigué par Éric Clapton. Sonny Landreth a toujours été admiré de ses pairs. Son style unique de jouer de la Slide Guitar laissait perplexe un paquet de légendes de la guitare avec sa marque de commerce d’émettre un son puissant et la fois doux de la National. Même ses cordes étant assez distancées du manche lui permettant de jouer des notes des accords au-delà de la slide conventionnelle. Sa technique de jouer qu’avec ses doigts par les modes tapping, slapping et picking. Et une chose assez spéciale, il a développé la technique d’être en différents accordements avec à même sa guitare un tuner automatique.

Ses guitares sont une National Duolian des années 30, Dobro 1997 full métal body, une Progéba et même un cadeau de Mark Knopfler, une Beltona ayant eu une collaboration avec l’album A Night In London (1996). Dans l’acoustique, une Martin D28. Étonnante déclaration de sa part, il se qualifiait comme un joueur acoustique moins performant que sur l’électrique. Un amateur de Fender Stratocaster avec deux modèles Signature prototype faites à la fin des années 80, mais similaire avec des 1957 dont une possède des pickups Lindy Fralin Hot Vintage. Il a même eu la chance de se faire prêter une Srtatocaster 1958, celle de Robben Ford, autre grand guitariste de Blues Rock et ce, durant des années. Et bien sûr, sa Gibson Lespaul 1960 avec modification personnalisée.

Il a ce qu’il y a de mieux en slide, le bottleneck n’ayant plus de secret pour cette légende de la Louisiane. De Blues à Rock Blues à traditionnel, ses limites n’ont pas de frontières. Oui le joyau et légende de la Louisiane de l’univers fantastique de la guitare.

 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

 

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