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FM Transformation

FM Transformation
8/10
Article paru en 2016, Pop Rock 2.0
Republié le 12 janvier 2021

Par Guillaume Lévesque

Des violons cosmiques sur les ondes 

Je connaissais déjà le fait qu’il y ait un groupe canadien de rock progressif appelé FM. Je savais aussi que l’excentrique Nash The Slash avait participé à ce groupe en plus de sa carrière solo. Pour cette chronique, j’ai enfin eu l’occasion d’écouter ce mythique groupe de Toronto.

L’album Transformation est sorti en 2015. Le line-up inclut le membre fondateur Cameron Hawkins à la basse et aux synthés avec un batteur, Paul DeLong et deux violonistes, Edward Bernard  et Aaron Solomon. Oui, c’est ça la particularité du groupe, il n’y a presque pas de guitare électriques et pas beaucoup d’instruments électroniques non plus. Ils ont une touche rétro futuriste dans leur son. En fait, Transformation m’a plutôt fait penser à S.F Sorrow des Pretty Things ou au premier Van Der Graff Generator avec leur rock aux sons planants comme les groupes de la fin des années soixante et un chanteur largement présent narrant des histoires de science-fiction. Bref l’album s’inscrit dans la tradition du rock britannique.

Généralement, les vieux groupes qui sortent un nouvel album donnent un produit assez inintéressant. L’album Transformation est un exemple du contraire. Il s’agit d’un album plutôt surprenant tout en gardant les codes du rock progressif. C’est peut-être aussi le fait que je n’avais pas écouté d’albums de FM auparavant qui me donne un regard nouveau sur leur démarche artistique.

Il y a un beau concentré de talent dans cet album. Tous les instruments viennent se greffer harmonieusement dans une structure classique de pop rock, mais il y a aussi une place pour les sons étranges et les variations de textures au sein des morceaux. Il y a même une partie du morceau Children of Eve qui ressemble à un jam psychédélique. Les musiciens sur cet album sont tous excellents, mais la batterie avec ses nombreux changements de rythmes m’a vraiment impressionné. Certains ont reproché que le mix de Terry Brown (producteur de Rush, Dream Theater et Fates Warning) n’était pas assez puissant, moi je le trouve très bien. L’album est limpide et s’écoute bien.

Cet album n’est quand même pas parfait. D’un point de vue personnel, je trouve que Transformation perd son effet de surprise et devient redondant vers la fin. Aussi, pour un groupe parfois défini comme étant du space rock, il manquait d’ambiances cosmiques à mon goût. De plus, l’album est plutôt tourné vers le passé et ne révolutionnera pas le genre.

En fait, c’est un album de rock progressif comme ont les aime avec des musiciens virtuoses, de belles ambiances et un chanteur mélodique. Je crois que cet album est un exemple à suivre actuellement dans le domaine. C’est de la musique à l’ancienne, mais avec les moyens de notre époque. Le meilleur des deux mondes, quoi !

Anecdote à part : Ma première idée pour le titre était un truc choc du genre « Meilleur que le dernier Rush », mais finalement après être allé vérifier le dernier Rush est très bien aussi, mais il y a des centaines d’exemples de groupes qui étaient bons ,mais qui font de la musique ennuyante aujourd’hui.

Liste des titres

Brave New Worlds (5:37)

Cosmic Blue (4:41)
Reboot Re-awaken (5:29)
Children Of Eve (4:56)
Safe And Sound (6:19)
Tour Of Duty (7:36)
The Love Bomb (Universal Love) (5:28)
Soldiers Of Life (4:14)
Heaven On Earth (3:58)

Transfert # 78
BANNIÈRE : STEVE PEARSON
ÉDITEUR : GÉO GIGUÈRE
RÉVISEUR : MURIEL MASSÉ
SECRÉTAIRE À LA RÉDACTION : RENÉ MARANDA

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