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Top 20 des années 70

Top 20 des années 70
Publié le 15 novembre 2020

 

Par Ricardo Langlois (RL)           et         Junior Picard (JP)

Souvenirs de jeunesse pour vos journalistes préférés !! Voyager en musique, flirter avec la Lumière. Réinventer le Monde. En quelques musiques, je traverse le Temps avec vous. Il n’y a qu’une seule vie et elle est sans fin…Après les Beatles, le Prog, le Hard Rock…

1- Pink Floyd, Dark side of the Moon (1973) 360 millions d’albums vendus. Musique psychédélique qui envahit la chambre de l’adolescent que je suis. Un album-concept unique au monde avec des thèmes sur la vieillesse (Time), la folie (Brain Damage) et la mort (The Great Gig in the Sky). La guitare envoutante de David Gilmour. Toute une introduction pour la jeunesse en quête d’une musique quasi- mystique. Cosmogonie intérieure, idéal et renouveau (avec les synthés de Richard Wright.(RL)

 

2- Black Sabbath, Paranoid (1970). Avec Iron Man, War Pigs et Fearies Wear Boots, il y a une révolution. Les pionniers du métal arrivent. Toni Iommi est un maître. Il invente une technique. Black Sabbath est un groupe visionnaire. Un homme de fer qui voyage dans le Temps, des fées chaussées de battes en train de danser. Ozzy et sa voix inimitable. L’album de la perfection avec Master of Reality. (RL)

 

3- Bob Dylan, Blood on the Tracks (1975) 15 e album après Planet Waves. Un album assez sombre. Dans chacune des chansons, Dylan exorcise ses démons. La désillusion du couple, la difficulté de communiquer, l’érosion du couple. Un album folk écrit dans l’anxiété et le doute. A l’âge de 33 ans, le chanteur est doué. Un bouleversement spirituel a l’horizon.(RL)

 

4- Led Zeppelin, IV (1971) Je suis jaloux de Stairway to Heaven, pièce mythique qui est le classique ultime. Un morceau très compliqué à jouer à la guitare. Il y a aussi du Blues psychédélique sur When the Lever Breaks. Les anges ont les poches bourrées de questions. Aucune question ne les apaise (1) Je ne suis pas fait pour le 21e siècle. Cet album me ramène à mon adolescence avec une certaine paix intérieure. (RL)

 

5- Genesis, The Lamb lies down on Broadway (1974). Le Québec entier est en amour avec Genesis. Toute la jeunesse n’écoute que ça. C’est une goutte d’or qui glisse du feuillage de l’arbre du paradis (2) Cependant, malgré les prouesses musicales, les textes sont mystérieux et il y a un parallèle avec la Divine Comédie de Dante plus précisément sur l’enfer). Peter Gabriel est un grand poète. 90 minutes avec des instrumentaux recherchés. Steve Hackett est un immense guitariste.(RL)

 

6- The Beatles, Let it Be (1970) Le 8 mai 1970, c’est la sortie du dernier album à vie des Beatles. Le disque qui met un point final à une œuvre (une montagne de Lumière). Across the Universe ? Qui peut battre ça ? Le lyrisme et l’orchestration symphonique de The long and Winding Road. La beauté et la tendresse… Après la folie, le psychédélisme, on se recentre pour une autre promenade. La folie se dissipe. Lennon mourra dix ans plus tard.(RL)

 

 

7- Led Zeppelin, Physical Graffiti (1975). Le rituel comme pour Pink Floyd et Genesis. On écoute pas la musique pour le fun, mais pour le voyage. Folk et Blues sur In my Time of Dying (une longue pièce savante). Kashmir (musique obsédante et accents orientaux). Un album qui fait penser au peintre Vermeer. Un album de sagesse, de riffs immortels. Page se réjouit pour nous.(RL)

 

 

8- Rolling Stones, Exile on Main Street (1972) 10e album. Album double. Musique d’exploration: du rock n roll, du Blues , du Gospel. À l’été 71, les mauvais garçons toujours dans la drogue et la boisson (seul Charlie Watts est sobre). L’album atteindra un sommet. Un hymne à la musique du cœur. Selon un site musical, c’est un des plus grands albums de tous les temps.(RL)

 

 

9- Pink Floyd : Wish You Where Here (1975). Je dois vous avouer que je ne suis pas un très grand fan de Pink Floyd au départ, sauf que pour Dark Side Of The Moon qui était son prédécesseur, Animals et The Wall il y a également cet album : Wish You Where Here , dont la pièce titre seule attira mon attention, car je la trouvais très belle et que je suis capable de chanter ! (JP)

10- YES : Fragile (1971). J’ai découvert YES sur le tard dans ma vie, vers la fin de l’adolescence en écoutant la pièce Roundabout à CHOM FM, que je me suis décidé à m’intéresser à eux . La première chose qui m’avais frappé , c’est la pochette réalisée par Roger Dean, que je trouvais très belle. La deuxième chose, c’est le bassiste Chris Squire et le batteur Bill Bruford qui me captivaient par leurs dextérités sur des pièces comme Roundabout, Long Distance Runaround et Heart of the Sunrise . (JP)

 

11- KISS : Alive (1975). KISS entra dans ma jeune vie de pré-ado en 1975 et c’est en écoutant l’album Dressed To Kill chez mon cousin Bruno Mitchell «R.I.P.» alors que je regardais la pochette de ces 4 gars maquillés qui donnaient dans le Shock Rock qui m’avaient impressionné et il, Bruno, m’avait dit qu’ils sortaient un album live. Inutile de vous dire que j’attendais cet album avec impatience, que j’avais pu m’acheter la journée de sa parution, le 10 septembre 1975 ! J’ai écouté cet album à l’usure au grand dam de mes parents ! (JP)

 

12- RUSH : 2112  (1976).  RUSH est entré dans ma vie comme un train à vive allure avec 2112 en avril 1976 ! Mon groupe préféré de tous. Je suis devenu un fan dès la première fois que j’ai écouté cet album ! RUSH pour moi, se démarquait par le jeu de ses 3 musiciens, mais surtout de l’extraordinaire Neil Peart qui joua de la batterie comme un métronome, bref une machine ! J’ai beaucoup joué du Air Drums en écoutant 2112 à défaut d’avoir une vraie batterie pour mon plus grand malheur, car nous habitions en appartement ! (JP)

 

13- Van Halen (1978). La première fois que j’ai écouté You Realy Got Me, je me suis dis ; simonak ! Qu’est-ce-que c’est que ça !?! Je n’avais jamais entendu une sonorité pareille ! C’était toujours à CHOM FM en 1978 . Il m’a fallu quelques années avant que je me procure l’album et découvrir les autres pièces comme Ice Cream Man, Eruption, que je connaissais déjà, Running With The Devil, etc ,car je n’étais qu’un très jeune ado fauché et mes économies passèrent pour mes groupes préférés. (JP)

14- Genesis, Selling England by the Pound,(1973) Avant ma période métal, j’étais au cegep, j’écoutais du Prog. Souvenirs, souvenirs. Firth of Fifth, un solo aux évocations lointaines. Une trajectoire secrète à l’écoute de Genesis. Un smash. Une expérience spirituelle. Ah! Steve Hackett, comment l’oublier ? Et comment ne pas oublier The Cinema Show, pièce de résistance. Des guitares surgissent à des angles infinis (poème dans Septième Ciel de votre humble serviteur) (RL)

 

 

15- AC/DC : Highway To Hell (1979).  C’est avec cet album que j’avais découvert le groupe ! Highway To Hell est selon moi , le meilleur album en carrière du groupe. J’aimais la voix de bum de Bon Scott qui sera toujours la voix de
AC/DC ! Mes pièces préférées ; Highway to Hell, Touch To Much, If You Want Blood . (JP)

 

16- E.L.P. : Brain Salad Surgery (1973).  Pour moi cet album est un chef-d’œuvre que je ne me lasse pas d’écouter ! Mon deuxième « power trio » préféré après RUSH, j’ai toujours été impressionné par les prouesses des trois musiciens : Keith Emerson, Greg Lake et surtout de Carl Palmer sur Brain Salad Surgery, c’était un album incroyable à mes oreilles, juste à entendre : Karn Evil 9 , j’en ai des frissons. (JP)

 

 

17- David Bowie, Alladin Sane (1973). Dans mes premiers coup de cœur de mon adolescence. La dimension
dionysiaque de l’Art. La vision romantique de la rock star et c’est ce qui me plait. The Jean Genie exprime le défoulement scénique (glam rock androgyne).(RL)

 

 

18- Black Sabbath (1970).  Comme vous le savez peut-être , j’ai découvert Sabbath avec l’arrivée de Ronnie James Dio, car j’ai toujours eu un problème avec la voix nasillarde d’Ozzy ! Enfin, bref , je me suis ouvert l’esprit à écouter les albums de la période du « Madman » ! Faisant abstraction de la voix d’Ozzy, je me suis surpris à aimer cette époque, surtout au tout début avec leur premier album : Black Sabbath ! Personnellement, j’ai toujours préféré la pièce titre Live que sur le premier album  Sur ce premier album , les pièces qui avaient retenues mon attention étaient ; N.I.B , The Wizard , Wicked World et Behind The Wall Of Sleep. JP

19- Deep Purple : In Rock.  In Rock , pour moi , c’est le début de ce que nous appellerons le Heavy Metal 10 ans plus tard, avec les Black Sabbath, Led Zeppelin et Blue Cheers de cette époque ! Avec l’arrivée de Ian Gillan et Roger Glover, Ritchie Blackmore avait réussi à convaincre Jon Lord et Ian Paice de faire ce virage à 180 pour la suite des choses. In Rock se veut une cassure d’avec les sixties avec des pièces parfois brutales comme Speed King, Flight of the Rats, Into The Fire et bien évidemment la légendaire pièce Child In Time, que j’avais découverte sur leur album live Made In Japan en 1973 alors que je n’avais que 8 ans.  (JP)

 

20. Cat Stevens, Tea for the Tillerman (1970). Un album Presque spiritual. Ce 2e album comporte des classiques: Where do the Children Play, Hand headed Woman et Wild World. Un album-clé sur la liberté, les valeurs écologiques, l’amour, le chagrin. Une candeur dans la profondeur.(RL).

 

 

Notes
Notes de Ricardo. Sur Led Zep IV et Genesis, The Lamb.
Citations du poète Christian Bobin, Les ruines du ciel

Ricardo Langlois est poète et chroniqueur littéraire sur lametropole.com
Junior Picard est comédien et metteur en scène au théatre du 109 a Rimouski.

 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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