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Iron Maiden Top 10

Top 10 des meilleurs albums de Iron Maiden
Publié le 17 octobre 2020

 

Analyses de Ricardo Langlois (RL) et Junior Picard (JP)

 

40 ans déjà. Le terme NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal) est une expression du journaliste Geoff Barton. C’est le metal 2.0.

La nouvelle vague : Iron Maiden chef de file.

Ricardo et Junior vous présentent le top 10 avec nostalgie d’Iron Maiden

1- The Number of the Beast (1982)

Bruce Dickinson affirme d’entrée de jeu, « je savais que j’avais joint un grand groupe. Je savais aussi que je pouvais le rendre encore meilleur. J’ai eu une vision pour The Number of the Beast, ma voix collée sur Maiden équivaut à quelque chose de beaucoup plus grand. » L’album a été enregistré en 4 ou 5 semaines. Avec ses paroles, la pièce titre est un morceau d’anthologie pour moi. L’enfer mondial de l’économie. Les guerres. Le coté sombre de la vie au début des années 80 en Grande-Bretagne. Ici, on parle d’un album-culte. L’album de la consécration. Hallowed Be Thy Name est ma préférée. Des la première écoute, il est quasi impossible de ne pas se laisser envouter par une mélodie aussi forte. Steve Harris est un Dieu de la basse et de l’écriture. (RL)

2- Piece of Mind (1983)

Après Number, Iron Maiden nous présente un autre classique. D’abord When Eagles Dare est un classique dans sa structure de même que Revelations est un diamant béni des dieux (riffs saccadés, passages lents en arpège) accélération pour les solos de guitares. Steve Harris, le bassiste, (père fondateur), grand fan de Genesis et UFO, n’hésite pas à jouer à mi-chemin entre le progressif et le heavy. Il est aussi un épicurien de la littérature. Sur To Tame A Land, il choisit de parler du roman Dune de Frank Herbert. Il raconte de façon sommaire ce qui se passe sur Arrakis. Musique d’atmosphère et longs solos de guitares. À noter le départ de Clive Burr, le batteur qui sera remplacé par Nicko Mc Brain, un technicien accompli. (RL)

3- Seventh Son of a Seventh (1988)

Son inspiré par le roman fantastique d’Orson Scott Card Le Septième Fils. The Seventh Son, Steve Harris avait eu l’idée de s’en inspirer pour le septième album studio du groupe. Premier et seul album concept à ce jour, Maiden poursuit sur la lancée des albums thématiques et ce thème-ci explore l’univers d’un monde occulte qui raconte l’histoire d’un enfant « le Septième fils». D’un père lui-même un septième fils, possédant les forces du bien et du mal et qui devra apprendre à accepter ses pouvoirs afin de réussir à les utiliser.

Personnellement, c’est l’un de mes préférés du groupe avec une pochette où Derek Riggs probablement inspiré par Salvatore Dali, nous présente un Eddie en surréaliste dans un monde polaire en portant son descendant « Le Septième fils » dans sa main gauche. Mes pièces préférées de Seventh Son sont Moonchild, la pièce titre Seventh Son Of A Seventh Son, The Prophecy et The Clairvoyant. Produit par Martin Birch « R.I.P.» Lors de sa parution en 1988, je lui donnais la note parfaite de 10/10 et toujours 10/10 en 2020 ! (JP)

4- Powerslave (1984)

5e album de Maiden et non le moindre ! Cette fois-ci, Derek Riggs nous présente un Eddie pharaon dont Steve et sa bande réveilleront pour un album génial et pour la plus gigantesque tournée de leur histoire. Toujours produit par le légendaire Martin Birch, les thèmes de la menace de conflits nucléaire, les exploits des pilotes de Hurricanes ou de Spitfires lors de la Deuxième Guerre mondiale, l’esclavage des égyptiens au temps des pharaons sont parmi les
sujets que renferme Powerslave. J’ai tellement aimé cet album lors de sa parution, que je l’avais acheté en vinyle et en cassette !

En plus des classiques comme Aces High, 2 Minutes to Midnight, Powerslave et Rime Of The Ancient Mariner, j’ai un gros faible pour les pièces plus obscures comme Flash Of The Blade, Back In The Village ou The Duellists ! J’aime beaucoup le son de la batterie de Nicko sur cet album car il utilisait un set Concert toms qui donna beaucoup de punch à cet album. Ma note 9.5/10 en 1984 et en 2020, 10/10  (JP)

5- Iron Maiden (1980)

Voici la génèse d’un phénomène à en devenir à l’aube des années 1980 ! Paru en Europe le 12 avril 1980 et en Amérique du Nord le 17 août suivant, Iron Maiden réinventa le Métal avec ce tout premier album avec le jeu très rapide de Steve Harris à la basse, appuyé par un batteur plutôt non conventionnel pour le métal, mais très efficace de Clive Burr, car ce dernier jouait à la manière d’un batteur de jazz et par les guitaristes Dave Murray et Dennis Stratton qui sera remplacé par Adrian Smith en automne de la même année et finalement par le chanteur Paul Dianno qui avait une voix et prestance plutôt punk que métal, et d’ailleurs durant les années avec Dianno, Maiden était considéré comme du punk-metal crossover !

J’avais acheté ma copie en importation chez Rock En Stock à Montréal et aussitôt que j’avais mis la galette sur la table tournante, j’étais devenu un fan de Maiden, que du bonheur d’entendre un bassiste en avant, au lieu d’être en retrait comme tant d’autres. Produit par Will Malone, la production est plutôt à l’état brut, mais convenable pour ce premier effort. Mes pièces préférées sont, bien évidemment : Running Free, Phantom Of The Opera, Strange World, Prowler et Iron Maiden ! Ma note, 8/10 en 1980 et 9/10 en 2020  (JP)

6- Somewhere In Time (1986)

Fini le métal traditionnel. La musique devient énergique, structurée, matérielle et évanescente. Iron Maiden explore. Passer de Killers à Somewhere in Time en cinq ans. Production grandiose. Les guitares sont à l’avant-plan. Le souffle esthétique d’Iron Maiden au plus haut des sphères. Les solos les plus inventifs se trouvent ici. Caugh Somewhere in Time, The Loneliness of the Long Distance Runner et Sea Of Madness sont des œuvres d’art (le riff, la compo). L’esprit du temps, quelle idée géniale ? (RL)

7- Live After Death (1985)

Je me souviens. Quand j’écrivais dans le Pop Rock, c’était la frénésie autour de Metallica. Cet album évoque l’expertise (le génie) du producteur Martin Birch (Deep Purple in Japan). L’esprit des années 80. Iron Maiden, ce band grand, audacieux, historique. C’est toujours bon, l’interaction de la guitare de Murray et de Smith apportent l’énergie de la Musique des sphères (avec une tournée mondiale non stop de 12 mois). La double pochette est un sommet pour l’illustrateur Derek Riggs. Il dépeint la renaissance de leur mascotte Eddie qui sort de sa tombe.(RL)

8- Killers (1981)

Il s’agit de leur deuxième album. Killer est leur dernier album avec Paul DiAnno. En entrevue, Dave Murray raconte sur le premier album, « nous jouions vite presque comme du punk rock mais avec plus de mélodie. La production de Martin sur Killers nous a donné plus de vernis, sans perdre notre avantage. » Pour moi (Ricardo), la chanson titre de cet album est toujours l’une de mes préférées (l’énergie pure et dure). Dennis Stratton out. C’est Adrian Smith qui confirme son talent sur cette offrande. Trois pièces majeures : Wrathchild, Killers et Murder in the Rue Morgue. (RL)

9- Brave New World (2000)

Depuis six mois déjà que nous sommes en l’an 2000 lorsque Maiden avec sa version à six têtes depuis le retour de l’enfant prodige Bruce Dickinson et de mon guitariste préféré du groupe, Adrian Smith, nous offrait un album très surprenant, tant par sa qualité des pièces et de sa production par Kevin « Caveman» Shirley qui avait travaillé avec RUSH sur Counterpart avec Peter Collins.

Le titre de l’album Brave New World fût inspiré par la pièce de W Shakespeare, La Tempête ! Paru le 29 mai 2000, j’avais de très grandes attentes pour Brave ! Eh bien, je n’ai vraiment pas été déçu, bien au contraire, car cet album est le meilleur depuis Seventh Son, rien de moins. Derek Riggs était de retour pour la pochette avec un Eddie sortant des nuages, menaçant les habitants de Londres, an 2080 peut-être … Je trouvais que les pièces me frappaient comme des briques en plein visage pour me dire « ça fesse dans le dash hein ? » Il n’y a aucune pièce  bouche-trou  dans Brave, juste du Maiden rentre-dedans comme dans les beaux jours avec des pièces comme : Wicker Man, Ghost of the Navigator (qui est ma préférée), Brave New World, The Mercenary et The Nomad en plus des autres pièces de cet album incroyable de Maiden. Ma note 10/10 en 2000, et 10/10 en 2020  (JP)

10- The Book Of Souls (2015)-

Après quelques albums moyens ou horribles comme Final Frontier, j’avais peu d’attentes pour The Book Of Souls ! Savez-vous quoi ? Je m’étais trompé royalement ! Produit par Kevin Caveman Shirley, c’est le premier album studio double du groupe. Pochette montrant un Eddie Vaudou dans une illustration plutôt sobre pour une pochette de Maiden, réalisée par Mark Wilkinson ! Il y a beaucoup de similitudes avec l’album Powerslave, tant par le contexte de l’album que de la mise en scène du spectacle lors de cette tournée triomphale pour cet album !

Personnellement, je trouve que c’est leur meilleur album depuis Brave New World paru 15 ans plus tôt ! Mes pièces préférées pour cet album : If Eternity Should Failed, Speed Of Light, The Book Of Souls, Death or Glory, Tears of a Clown, Empire of the Clouds. Ma note en 2015, 9/10 et ma note en 2020, 9/10  (JP)

2015

Notes
Ricardo Langlois est poète et chroniqueur littéraire surlamétropole.com
Junior Picard est comédien et assistant metteur en scène au Théatre du 109 à Rimouski.

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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