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Rod Stewart Every Picture Tells a Story

Chronique No #6
Autopsie d’album revisité 
Every Picture Tells a Story de Rod Stewart (1971)
Publié le 18 juin 2020

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est AndreBeaudoin2.jpg.Par André Beaudoin

Notre Géo national  m’a légué sa collection d’albums qui regorge de trésors, de vrais petits bijoux, des titres qui le représentent bien et qui renferment des rêves de sa jeunesse, aujourd’hui sûrement oubliés. Je vais vous les faire découvrir.

La scène se passe toujours à un endroit calme, prêt à la discussion avec mon ami Géo qui est au Lac Bouchette, Lac-St Jean, chez moi.  Petite jasette au matin, fruits au menu. Après quoi, le sujet de conversation. Géo me dit de vérifier dans sa collection… il y les albums d’Elton John, qu’il aime beaucoup, mais il m’affirme dans l’oreille que l’un des albums qu’il aime particulièrement est celui de Rod Stewart. Géo est en forme, il me mentionne la date, celui de 1971 et le titre, Every Picture Tells a Story.

Bon, pas le choix, cette présente autopsie du DJ Chirurgien est sur le corps de l’album de Rod Stewart. Un défi de taille, mais je suis toujours prêt à accepter ! Serez-vous avec moi dans cette autopsie des plus spéciales. Allez, scalpel en main et n’oubliez pas que l’on revisite cet album avec un très grand respect pour le corps (l’album).
Avant tout, comme tout bon chirurgien, chroniqueur qui se respecte, je vais avec vous regarder le dossier médical.

Rod Stewart, de son vrai nom Roderick David Stewart, est né le 10 janvier 1945 dans le quartier de Highgate de Londres. On le décrit chanteur de rock britannique dans l’entourage des futurs Kinks, Fleetwood Mac et Rolling Stones. C’est avec le Jeff Beck Group et The Faces, dont il est rendu la tête d’affiche dit-on !

Carrière solo qui débute assez bien à la suite de plusieurs succès de 1971 à 1994. Il est devenu une personnalité incontournable du Rock’n’Roll britannique. Attention, surprenants changements à venir dans les années 2000. Par choix, il décide d’abandonner le Rock Pop pour le style Crooner Jazzy comme plusieurs diront, un authentique Crooner.En 2006, il revient avec ses Rock d’Amour et il sort l’abum Still the sameGreat Rocks Classics of Our Time, un opus qui s’inscrit comme des reprises notamment de Van Morrison, Bob Dylan et John Forgerty, (source Wikipédia). Personnellement, je crois qu’il y avait un message dédié à ses fans… qu’il était resté toujours le même !

Tournons la page, il y a une mention à la fin écrit en rouge. Cela doit être important à savoir pour moi sur le corps (l’album), je lis; « Maggie May 1971, # 1 en Angleterre et aux États-Unis simultanément tiré de l’album Every Picture Tells a Story, son troisième ». Hard rock, Folk et avec un style blues, il termine 3e dans le Jazz Pop Critics magazine qui déclare; le meilleur album de 1971. En 2003, le Journal Rolling Stone le classe parmi les 500 meilleurs albums de tous les temps.

Maggie May, numéro 1 pendant 5 semaines. Voici Rod qui parle de cette époque, quand il a entendu à la radio… 

Bon, ne nous écartons pas de notre vrai sujet, l’autopsie revisité de cet l’album. Le dossier médical ne nous informe plus ou moins sur le sujet, mais pas de problème pour faire une autopsie.

Titre de l’abum : Every Picture Tells a Story.
Produit par Rod Steward le 18 Mai 1971.
Studio enregistrement. Studio Mercury distribution, London Records. SRM.1.609.
Ingénieur de son et enregistrement. Mike Bobak and Phil mention ( Jones, Mc Lagan, Lane et Wood), collaborateurs et associers  » The Faces « )
Dessins et illustrations: John Craig. Directeur artistique: Des Stobel.
Conception photo pochette : photo devant: Lisa Margolis. Photo arrière pochette: Aaron Sixx. Performance
Filmore East, New York. Confection pochette Album Graphics, inc Chicago, Patent No. 3,556,391.

Musiciens chanteurs-choristes et instruments.
Guitare acoustique et voix : Rod Stewart. Percusions (drums) : Mick Waller. Piano : Pete Sears. Basse : Ron Wood, Danny Thompson et Andy Pyle. Guitare acoustique: Martin Quittenton. Orgue : Ian Mc Lagan. Violon : Dick Powell. Mandoline : Ray Jackson. Voix : Madeline Bell et ses amis. Mateus Rose et Maggie Bell.

Face A :

1 : Every Picture Tells a Story. (R,. Steward- R.Wood, Steve Harley) MRC Music, inc. durée: (5:58)
Scalpel à la main, je sais que l’ouverture (l’écoute) sera toute une expérience et non une critique, car chacun de nous a une histoire et déjà, il en a une pour nous. Je lui tourne la tête de gauche à droite; je suis à prendre une photo auditive du corps (l’album). Incroyable le style folk, pop, rock de cette pièce et je constate que la transfusion de fluide de Maggie Bell avec sa voix abrasive donne le ton à cette pièce d’ouverture. Son père lui avait dit ; va voir du pays, parcours le monde mon fils. Mais, rappelle-toi d’une chose; ne perds pas le tête pour une femme qui va finir par dépenser ton argent…Alors, je suis sorti jusqu’à la lumière d’une lune orientale; Shanghai Lil, la dame aux yeux fendus. Chaque image raconte une histoire n’est ce pas ? Je suis déjà à m’éponger le front!

2 : Seems Like a Long Time. (T Anderson) Talking Beaver, ltd (BMI) (04:00).
Je remarque la texture de la peau du corps (style et album) un Rock et aussi à constater l’état du corps à son entier, il a ça dans la peau. Je lui prend un bras et constate les temps difficiles ne sont que de l’autre côté des bons moments. Il dit que beaucoup de temps, semble être un long, long moment et ça a filé rapidement malgré tout. Ça devient contagieux, je vais aller me désinfecter les mains pour la suite.

3 : That’s all Right. (A. Crudup), St-Louis Music Corps.(BMI) (06:02).
Vérification de routine que l’on dit dans le jargon de l’emploi, vers le cœur. Première constatation auditive, il est resté intact pour les circonstances. Le rock’n’roll est en lui. Je me permets un café excusez, un thé, respectons les origines de l’artiste. C’est bon comme ça, disait sa mère… on parle bien sûr du rythme, le style toujours folk, pop, rock, c’est comme si on était à un festival western-country authentique, comme sensations du moment. Les fluides sont à 45% transfèrés.

4 : Tomorrow is such a long time. (B. Dylan), Warner bros. Music (Ascap) (03:44).
Première constatation sur mon autopsie revisitée, les paroles mentionnent qu’il ne voit pas son reflet dans les eaux, je ne peux pas parler…. les sons qui ne montrent aucune douleur. Puis, je m’allonge dans mon lit une fois de plus. Je me rassois sur mon banc, et là, il est temps de retourner le corps pour la suite. Du bon Bob Dylan comme texte et on continue, le temps passe très vite.

Face B :

1 : Maggie May (Rod Stewart- M. Quittenton),MRC Music, Inc, (BMI) Durée: (05:44).
Là, je sens que je me dirige directement à des endroits intimes de la personnalité de l’artiste, regardons la fiche médicale encore une fois, il pourrait y avoir une mention de Maggie May quelque part dans le rapport. Il mentionne que le soleil du matin quand, il est dans son visage à elle, montre vraiment l’âge et qu’elle était son amante et sa mère. Ho Maggie, tu aurais volé son cœur et l’aurais emmené loin de chez lui. Ce que je constate et peut l’affirmer, c’est que le cœur est toujours le rythme, le style folk rock, quelques notes de blues, la voix et déjà à 85% de la transfusion et on se dirige directement dans le cerveau pour la phase finale de l’autopsie revisitée.

2: Mandolin Wind. (Rod Steward-M.Quittenton) MRCMusic,inc, (BMI)  (05:32).
Soudain, un vent de, je ne sais où me souffle dans le front. Je constate comment et pourquoi une fenêtre du haut était entrouverte. C’est le vent de mandoline, la pluie est arrivée, un hiver des plus froids des 14 dernières années. Dans cette pièce, l’évolution très soutenue de chacun des musiciens est remarquable et certainement la mandoline qui fait le son recherché pour cette pièce. Je prends la fiche du corps (l’album) et coche dans particularités générales, folk et rock. Je referme la fenêtre et subtilement j’entends un son de mandoline. Allez, c’est le vent, il faut finir cette autopsie, la direction s’impatiente…

3:  (I Know) I’m Losing you. (N.Whitfield – E. Holland – C. Grant), Jobete Music Co. (BMI)  (05:22).
Première question; est-il bien dans ce corps (album), je sens la présence d’un autre homme, je le sens dans l’air, il est là partout….. Le style que sûrement Gary Wright aurait bien aimé la faire avec lui et que dire de Mick Waller au drum, étourdissant. Je pense que ma dernière coupure au scalpel lui aurait vraiment fait mal. Bon, on referme tout.

4 : Reason to Believe. (T.Hardin), Koppleman-rubin music, inc.(BMI)  (04:07).
Regardons ce corps (l’album) 49 ans déjà, on aurait jamais pensé que quelqu’un comme lui aurait franchi toute cette évolution musicale avec autant de style et accompagné par d’autre grands interprètes et toujours aussi populaire. Mélodie pour terminer; un grand moment de tristesse de ne l’avoir écouté assez longtemps. Il avait trouvé le moyen de croire que tout cela est vrai. Je signe l’acte de départ du corps (l’album) et c’est très très bon pour moi.

Mon autopsie revisitée est terminée. Je constate que cet album Rock Country, car il faut bien dire les influences sont de toutes provenances que ce soit le blues, le soul ou le folk, mais le style country music est très présent. Les cinq membres de Faces dont Steward était le chanteur principal, ont tous fait une apparition dans cet album. De The That’s All Right (mama) à Reason to Believe avec Peter Sears au piano qui nous fait vivre un très bon moment et mentionné à la toute fin; Maggie Bell et Madeline Bell sont les voix superbes, un plaisir aux oreilles.

Rod Stewart avait vraiment trouvé un style et que plusieurs ont adopté par la suite. Le style rock country music sera présent dans tout cet album, à vous de juger. Bonne écoute les fans.

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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