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Bruce Springsteen Letter to you

Album Letter to You de Bruce Springsteen
Une lettre du Boss à ses fans.
Publié le 5 janvier 2021

 

Texte de Sylvain Lavallée

A Letter to You

Bruce Springsteen renoue avec son E Street Band après plusieurs années et ça se reflète tout au long de l’écoute de l’album. Un son énergique, avec un plaisir de se retrouver après tant d’années.

Album sur un fond de nostalgie, de vision du passé, du futur et de l’urgence de vivre, comme l’indique le titre de la première chanson: « One minute you’re here, next minute you’re gone. » À 71 ans, le Boss a toujours le feu sacré, mais il ressent la rage de vivre. Au départ, l’enregistrement de l’album devait se faire en cinq jours. Il n’en aura fallu que quatre.

L’album peut sembler sombre à la première écoute, mais, il n’en est rien. Springsteen, après la douce: One minute you’re here, nous ramène au son plus rock des années 80, avec: Letter to you et Burnin’ Train.

Janey needs a shooter, est un cri du cœur d’une femme en quête d’aide et de réconfort.

Last Man Standing, de par ses arrangements musicaux, m’ont rappelé Downtown Train et The River. Même chose pour ce qui est de: The Power Of Prayers.

Sur House of a Thousand Guitars, Springsteen fait même un clin d’œil subtil à Donald Trump: « The criminal clown has stolen the throne. He steals what he can ever own ».  On connait The Boss sur ses convictions politiques et son ‘admiration’ pour Trump.

Sur Rainmaker, on ressent les prières et l’appel à l’aide des fermiers et travailleurs aux champs, pour une pluie qui se fait attendre et qui permettra aux récoltes de pousser et nourrir les familles de ces travailleurs.

Après la très belle ballade If I was a Priest, le Boss nous emmène à la chanson coup de poing de l’album, à mon avis, Ghosts, qui m’a replongé dans le passé, avec des effluves de l’album Born in the U.S.A. Avec Ghosts, comme avec Last Man Standing, le Boss, replonge dans la nostalgie, en se remémorant la perte de deux de ses comparses du E Street Band : Clarence Clemons et Danny Federici. D’ailleurs, tout au long de l’album, mais sur ces deux pièces en particulier, les performances aux claviers de Roy Bittan et surtout de Jake Clemons, neveu de Clarence Clemons, sont remarquables, très énergiques. Le jeune Jake Clemons, est un digne successeur de son oncle. La relève semble assurée. 

Song For Orphans. L’ouverture de la chanson, avec ses airs d’harmonica puissants et la complainte lancinante de la voix de Springsteen, m’ont plongés dans un univers musical à la Bob Dylan.

Sur la dernière chanson de l’album, I’ll see you in my dreams, Springsteen, semble encore s’adresser à ses deux comparses disparus: « The road is long and seeming without end. Days go on, I remember you my friend. And though you’re gone, and my heart’s been emptied, it seems I’ll see you in my dreams. »  « For death is not the end, and I’ll see you in my dreams. »

Letter To You, un chef-d’œuvre dans la lignée des Born To Run, The River et Born in the U.S.A. ?

Seul l’avenir nous le dira. Reste que, si ce fut le dernier album du Boss à 71 ans, nous nous rappellerons longtemps et relirons souvent cette Letter To You... 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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