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George Harrison Material World

Chronique No : #5 
Autopsie d’album revisité Publié le 11 avril 2020
Living in the Materiel World  de George Harrison  (1973)
 

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est AndreBeaudoin2.jpg.Par André Beaudoin

Notre Géo national  m’a légué sa collection d’albums qui regorge de trésors, de vrais petits bijoux, des titres qui le représentent bien et qui renferment des rêves de sa jeunesse, aujourd’hui sûrement oubliés. Je vais vous les faire découvrir.

Je discutais avec Géo un soir à la maison, au sujet des artistes, musiciens, chanteurs et compositeurs, membres d’un groupe quelconque, que nous aimons encore et qui nous avait marqués musicalement dans notre plus jeune âge. Le début des années 1970 était à notre avis le commencement d’une nouvelle ère ou plutôt une approche musicale contemporaine. On se rappelait de quelques pièces, opus… Les fenêtres et la porte soigneusement fermées, les bougies et les encens que l’on achetait presque clandestinement…

Et la musique qui tourne et tourne sans arrêt. La cithare de Georges Harrison nous surprenait et l’on cherchait les sens cachés à A Day in a Life  et qui terminait, sur le superbe accord d’un orchestre symphonique. Bon, Géo on arrête tout ça, lui dis-je et Georges Harrison sera ma prochaine autopsie revisitée, car j’avais remarqué quelques albums de Sir Georges dans la collection que Géo m’a léguée. Reste à choisir lequel et vous, quel serait votre choix et il faut que tous les morceaux se tiennent après l’autopsie… je suis prêt, le scalpel en main. Écoutons et surtout découvrons ce corps (l’album) qui va nous faire vivre musicalement. Pour faire une histoire courte, car je ne m’arrête pas trop longtemps sur un sujet d’autopsie, mais plutôt sur le corps (l’album) que de l’artiste choisi.

Le rêve avait duré plus de six ans. Les Beatles se séparaient après avoir changé la vie de million d’êtres humains sur la planète. Ils prenaient chacun une direction différente. Leur testament s’appelait  Let It Be, qui domina le palmarès en avril 1970. Chacun dans son coin d’horizon exerçait maintenant sa créativité loin des contraintes du groupe.

Paul McCartney, fermier heureux, bon mari et bon père, nous apporta un premier microsillon Maybe I’m Amazed. John Lennon, qui depuis plus d’un an menait une vie indépendante du groupe, nous présenta des chansons à contenu philosophique ou politique comme Instant Karma, God ou Working Class Hero. Mais, celui qui s’impose le plus en 1970 fut le mystique George Harrison avec All Things must Pass et la chanson  My Sweet Lord.  Plus tard, en 1973 et j’espère que vous allez avec moi écouter cet album Living in the Material World,  ce sera un plaisir pour vos oreilles.

Titre : Living in the Material World – Georges Harrison.
Production : George Harrison et Phil Spector.
Enregistrement et studio : APPEL STUDIO , London, W.I. Angleterre. Enregistré par Phillip Mc Donald.
Toutes les chansons on été écrites et produites par Georges Harrison. Remerciement à Doug Sax .
Dessins : Wilkes et Braun inc. Photo de couverture : Kendall L. Johnons.  Photo intérieure : Ken Marcus.
Musiciens et instruments :
Guitare et voix : Georges Harrison.
Piano et clavier électronique : Nicky Hopkins et Garry Wright.
Guitare et basse : Klaus Voormann. Batterie et percussions : Jim Kelner, Ringo Starr et Jim Gordon.
Batterie et percussions : Jim Kelner, Ringo Starr et Jim Gordon.
Sax et flûte : Jim Horn. Tabla : Zakir Hussein. Triangle : John Barham.

Face A

1 : Give Me Love – (Give me Peace on Earth ). Durée : 3:32
À la première écoute on (sang) sent couler… c’est une image dans ses veines, l’essence même d’un genre musical très voyageur, ouverture d’un style qui donne la chance de s’exprimer très ouvertement et qu’il avait déjà exploré antérieurement.

 2 : Sue Me, Sue You Blues. Durée. 4:43.
Dans cette pièce, il mentionne (When you serve me. And I serve you, Swing your partners). Le message doit passer par le cerveau, un organe qui était fatigué et je constate à mon humble avis qu’il était à des chemins très différents de la réalité de l’homme. D’une main la Bible et de l’autre une brique d’argent.

3 : The Light that has Lighted the World. Durée. 3:28.
Je me retrouve dans le cœur, une sensibilité à la John Lennon comme on dirait, Piano! Piano! On constate dans cette pièce l’expérience à son naturel. Le changement se fait à chaque organe de son corps libéré. Vite, on augmente la lumière pour voir de plus près.

4 : Don’t Let Me Wait too Long. Durée. 2:54.
Belle ballade pour faire suite, mais il ne faut pas attendre trop longtemps, le corps n’a plus la même résistance qu’auparavant. Pour le moment tout reste ensemble, mais je constate qu’il est fragile et qu’il a besoin d’amour. Il ne peut attendre trop longtemps…

 5 : Who Can See It. Durée. 3:49.
Urgence, vite il faut refaire une incision au niveau du cœur et revoir ce qui n’a pas été dans cette pièce qui pour moi était une question qui se répond d’elle-même… (I only ask, that what I know… My love belongs to who can see it).

 6 : Living in the Material World. Durée. 5:27.
La réalité revient très vite avec un monde matériel. Né dans ce monde, on constate que le corps avait bien accepté cette réalité, John et Paul et tous ses amis avaient aussi très bien compris. Je remarque dans les paroles que l’esprit (le spirituel) avait fait un choix. Le corps avait subi une légère transformation et il l’exprimait à sa manière, qu’il avait choisi Lord Sri Krsna’s Grace pour s’en libérer.

Face B 

1 : The Lord Loves the One. (That Loves The Lord ) Durée 4:32)
Je regarde ses mains ; les tourne et retourne dans tous les sens, exceptionnelles! En écoutant cette pièce 2 à 3 fois de suite, on constate que tu l’as ou tu l’as pas. Riff de guitare avec un squelette solide comme les musiciens qui l’accompagnaient. Bon, faut penser à faire le travail demandé, ça commence à sentir HO! My LORD.

 2 : Be Here Now. Durée. 4:27.
Imagine, être ici en ce moment et voir ce corps (l’album) sur ma table. Cette phrase en anglais se traduirait comme suit (Imagine, Be Her New) on comprend le message tu seras toujours Beatles, une influence qui se sent. Je remarque que de la tête aux pieds, il n’y a vraiment rien à vérifier, seulement à écouter. On referme tout doucement.

3 : Try Some Buy Some. Durée. 4:06.
Je suis surpris, je regarde tout autour de moi, j’entends comme si il y avait soudainement un cirque à la façon un peu mystique dans la salle de chirurgie, Oh, Oh, Oh, une odeur de framboise émane du corps tout naturellement. Il faut refermer au plus vite, j’ai des hallucinations auditives et sensorielles. Je prends une pause de quelques minutes pour bien écouter la suite. À vous de juger.

 4 : The Day the World Gets ‘Round. Durée. 2:50.
Je suis à terminer l’autopsie, je referme avec toute la précaution qu’il m’est demandée, il faut garder tout ce corps (album) intact. J’ai le cœur, difficile à croire; mais je constate qu’il est plus gros. Mon plan
change comme Georges Harrison avec les mots employés dans cette chanson le monde change et
tourne et retourne. Il va falloir lui remettre alors pas le choix, je refais une incision et lui trouve une place
à sa mesure.

 5 : That Is All. Durée. 3:40.
J’ai refermé l’ouverture que j’avais pratiquée sur ce corps, cet album. Je n’ai rien retouché, j’ai laissé tout à sa place. Il n’y avait rien à faire pour la suite, c’est ce que j’avais à dire sur mon rapport d’autopsie. Je constate une fin au style déjà utilisé par d’autres compositeurs de ces années 70-73. Il termine en disant (Silence often says much more than trying to say what’s been said before. Please let me love you more- and That is all).

Un nouveau prophète est arrivé, cette spiritualité ne traduit pas seulement le passif d’action mais aussi le refus de toutes sortes de violence. Living in the Material World est une critique sociale, la recherche l’amélioration par la musique de style orientale (pour l’harmonie). Il délaisse de plus en plus les racines du blues noir et du folk anglo-saxon. Après 1972, la tendance s’inverse, c’est beaucoup plus l’originalité qui est recherchée et le Rock va refléter cette nouvelle situation. Après My sweet Lord et Give me Love viendront d’autres chanteurs et compositeurs comme John McLaughlin, Michael Walden, Carlos Santana et David Bowie qui seront gagnés par les idées mystiques de Sri Chinmoy, Maharashi Mahesh et qui s’habilleront de blanc et se raseront la tête. L’exploitation de cette nouvelle musique spirituelle, une musique dite onirique, aura comme nom Space Rock ou Kosmische musik. Le Rock n’est plus qu’une industrie avec un chiffre d’affaires, la jeunesse occidentale et autres se pressent pour écouter les enseignements des gourous, des yogis, des swamis. Elle porte ses regards vers l’Orient; ETERNAL LOVE contre COCA LOVE.

 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE
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