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A. H. Foster Standing Under

Alex Henry Foster, Standing Under Bright Lights
Note: 9/10
Publié le 16 avril 2021

 

Ricardo Langlois

C’est le 8 avril, un beau jeudi matin que je recevais cet album magistral. Ce grand retour d’Alex H Foster. Il m’envoie une lettre, un geste délicat de sa part :  Cher Ricardo, j’espère que tu te portes bien. Tout comme les membres de ta famille et les gens qui te sont précieux etc. Une lettre de Highland (Virginie, USA). Une lettre écrite à la main. Cette lettre m’a bouleversé. Je me suis souvenu d’une longue correspondance avec un ami Français décédé dans les années 90. Où se situe l’individu au cœur du réseau social ?

Hommage à son père

Rendre hommage à son père, c’est aussi la fin de l’innocence nous raconte Alex sur son site. L’hiver pour apprendre à guérir. Standing Under Bright Lights est un opus live. C’est électro. C’est rock industriel. Alex crée des ambiances. Il est doué. Il est connu un peu partout sur la planète. L’introspection d’Alex (une puissance au ralenti sur The Pain that Bonds (the beginning is the End). Musique post-rock pour notre chanteur qui parle. Les guitares éclatent comme de l’écho. Ma pensée quand elle s’élève vers eux est comme une fleur devant un soleil étrange. Il y a un travail en crescendo. Il médite sur son papa.

L’amour des morts est un acte lumineux. Contempler. Écouter sans saisir ou même comprendre. Corrosif et planant. Et quoi encore ? Au fil de l’écoute, je pense à Tool (1), Pink Floyd,  Ummagumma (2). Avec la Covid 19, cet album vient nous chercher. Les épreuves du corps et de l’Esprit en musique. L’Esprit se meut, l’âme s’émeut, l’Esprit raisonne l’Âme résonne (3) La dimension artistique sur des pièces très longues ( cinq pour le premier disque) et (quatre pour le disque 2). Je vous le dit, c’est remarquable (exemple : Shadows of Our Evening Tides, guitare acoustique, clavier 19 minutes) et sur cette pièce un peu d’écho de Arcade Fire (je crois).

Live au Festival international de Jazz de Montréal

Le défi d’un tel projet joué live au Festival de Jazz, il chante aussi en crescendo. J’apprends à le connaître, je traverse un labyrinthe qu’il m’a offert. Je découvre les fantômes qui l’habitent. La musique est intense. Apprendre à respirer. À voyager intérieurement. Les dieux écrivent les partitions. Il (Alex) dépose ses mains délicates sur mes yeux. Il chante ce qui l’habite. C’est sublime. Ici, je pense à The Hunter( By the Seaside Window) comme du Tubular Bells chanté (désolé c’est mon idée). Un enfant qui déterre le silence. Nous sommes dans une vie nouvelle.

Nous traversons les fenêtres. La foule qui écoute cette messe respectueuse. Les guitares de Ben et Sef Lemelin donnent la liberté aux images qui s’accumulent sans cesse. Voyage astral ici.

The hunters, the hunters have been
Traking their preys from early morning the hunters
The snow is still flickering through the cold breezing sky

Une musique architecturale. Un architecte de souffles (le non-dit). Le soleil pensif se retire. Nous écoutons Alex Henry Foster. Nous écoutons l’amour inachevée tel une promesse de sang (4).

Notes
(1)- Tool, Shism sur Laterus 2001.
(2)- La pièce Careful with that axe Eugene est mentionné sur sa playlist Spotify
(3)- Francois Cheng, Cinq méditations sur la mort (Livre de poche 2020)
(4)- Ricardo Langlois, Septième Ciel p 42. 2020.

Visitez son site alexhenryfoster.com  Album double comprenant DVD comprenant l’intégral du concert live au Festival International de Jazz de Montréal durée 2 heures 05. Disponible en vinyles également.

Ricardo Langlois est poète et critique littéraire sur lametropole. Son 3e recueil Septième Ciel est disponible. (Septième Ciel, 60 pages, 5 illustrations. 10$ argent ou chèque.  (Écrivez-lui en privé).

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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