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Sword entrevue Mike Larock 

Sword !
Le Metal façon Saint-Bruno !
Publié le 24 janvier 2021

 

Par Mike Lacombe

Quand je pense à ce band de métalleux québécois talentueux, je me souviens que dans le temps, y’a 35 ans de ça,  je trouvais tellement que ça sonnait MSG (Michael Schenker Group) ou Metallica à leur début (Trash Metal) ce qui par le fait même est une bonne chose en passant, puis une journée comme ca, BANG, plus rien !

Donc quand j’ai su que Sword faisait un nouvel album, j’ai tout de suite parler à quelques contacts et je me suis mis au travail.

Pandémie obligeant, on a fait une entrevue (Zoom), mais surtout une entrevue très agréable. J’ai découvert un homme amusant, maniaque de musique, et surtout un homme terre à terre. J’ai l’immense plaisir de vous présenter le bassiste original, et toujours membre en règle de Sword, Mike Larock.

Entrevue avec Mike Larock, le bassiste de Sword :

Wikipédia dit que vous avez commencé en 1980 ou 1985 selon l’article que tu lis. Peux tu nous éclaircir là-dessus ?

En 1980. Quand on a commencé, Mike Plant, le guitariste, moi et un batteur du nom de Robert Comeau, on avait un band qui s’appelait Galion. Ce band-là a fini en février 1980. Octobre 1980, Mike a rencontré Rick Hughes, le chanteur de Sword et Dan Hughes, le batteur de Sword. Je suis allé au primaire avec Rick, donc je le connaissais déjà et par un concours de circonstance, ils lui ont dit qu’ils cherchaient un joueur de basse et Mike leur a dit qu’il en connaissait un, donc voilà je ne suis jamais parti !

L’histoire de Sword c’est quoi au juste ?

Comme je disais tantôt, Rick est arrivé dans ma vie au primaire en 4ème année, et Rick étant Rick, y’était tellement drôle, c’était le style ‘’Mon chien a mangé mon devoir’’. Un peu plus tard j’ai rencontré Mike par l’intermédiaire de nos deux frères qui étaient amis à l’élémentaire et dans l’été entre la 5ème année et la 6ème année, entre 11 ou 12 ans, on s’est vite aperçus qu’on était tous les deux malades de musique. On trippait sur Kiss quand Love Gun a sorti. On achetait tous les magazines et on voulait tous les deux apprendre à jouer de la guitare. Le père de Mike jouait de la guitare et c’est lui qui nous a montré à jouer à Mike et à moi. Il nous a montré les accords et tout. Moi j’avais pas de guitare donc j’empruntais la guitare du père à Mike pour l’apporter chez nous pour pratiquer. Pas longtemps après mon père m’a dit : ok, je vais t’acheter une guitare.

Donc ce sont les débuts de Sword ?

Non c’était bien avant Sword ! C’est plus Mike qui a rencontré les frères Hughes, je me souviens plus vraiment comment, mais il a jammé avec eux, et dans ce temps-là, c’était leur cousin qui était sur la basse, il commençait. Donc Mike leur a dit qu’il connaissait un bassiste. C’est simple dans ces années-là, Mike et moi on jouait du Rush ensemble, style à 14 ou15 ans. Je suis donc allé jammer avec eux et je ne suis jamais parti ! Ce soir-là, je sais pas, il s’est passé quelque chose et ça a jamais arrêté.

Où alliez vous pour jammer ?

C’était chez Rick et Dan. Écoute leurs parent étaient patients en maudit. On jouait vraiment fort, tout bougeait dans la maison et eux écoutaient la télé et ils ne disaient rien.

À vos débuts comme groupe de métal, vous avez été amenés à jouer à la ‘’Moustache’’ (Bar de spectacle rock très célèbre à Montréal, juste en arrière du Forum de Montréal). Comment as-tu aimé jouer à la Moustache ?

C’est ce qui nous a partis finalement. Pour bien des Bands du Québec et d’ailleurs aussi, c’était la place. Surtout pour le Metal. Dans ce temps la on jouait tous du Judas Priest, Scorpions, Iron Maiden, Accept. Tous les bands jouait des covers, mais nous a la différence des autres bands, on a commencer a introduire des chansons originales. C’est a ce moment que le monde ont commencer a venir voir Sword pas seulement pour les covers, mais aussi pour les originales.

Comment avez vous fait pour jouer de l’original à la Moustache? Moi je me souviens qu’il n’était pas très friand à cette idée !

Simple ! Quand ça fait trois fois que tu joues là et qu’il y’a une file d’attente jusqu’au boulevard Maisonneuve, ils devenaient plus permissifs. (Rire). Les dernières fois que l’on a joué là, les files d’attentes atteignaient vraiment le boulevard Maisonneuve, donc on jouait pas mal ce que l’on voulait.

1986

Vous avez eu la chance de faire des premières parties mémorables de Metallica, Metal Church, MotorHead, Alice Cooper… laquelle crois-tu a été la plus trippante ? Peux-tu ne m’en nommer qu’une?

Oh Boy ! C’est sûr que du jour au lendemain tu passes de la ‘’Moustache’’, et qu’après tu pars avec Metallica en tournée au Québec, c’était quelque chose qu’on n’avait jamais vécu. Metallica n’était pas le band qu’il est aujourd’hui par contre. Mais quand on est arrivés avec Alice Cooper, c’était pu pareil. C’était des arénas comme le Saddle Dome de Calgary, le Maple Leafs Garden. Pour nous autres, ca a fait ‘’POW’’. On venait d’arriver dans les grandes ligues. Le seul qu’on a pas fait c’est le Forum de Montréal et on l’a manqué de peu, car le soir ou l’on était supposés y jouer, le club de hockey Le Canadien avait une partie. C’est certain par contre que si on avait suivi Metallica deux ans plus tard dans le temps du ‘’Black Album’’, ça aurait été tout autre chose ! 

 Avec Lemmy Kilmister de Motörhead

Et la tournée avec MotorHead, le Hammersmith Odeon ? Comment s’est passé cette tournée ?

 Motörhead, ça ce fut un autre trip complètement ! On jouait dans des petites places et des bars, mais ouff ! Ça ce fut une tournée intense. Beaucoup plus qu’avec Alice Cooper. On jouait pratiquement tous les soirs. C’était deux soirs ou trois soirs de suite, une soirée de congé, et ça a été comme ça toute la tournée. Ça c’était intense. Tu sais quand ils disent ‘’No sleep till Hammersmith’’ c’est en plein ça. La tournée c’est terminée avec deux soirs au Hammersmith, et le premier soir on a enregistré notre album LIVE.

1986

C’était payant ces tournées ?

Non pas vraiment. Ça payait nos dépenses. Ce qui est ironique maintenant avec la musique, c’est qu’avant tu faisais des tournées pour promouvoir ton album et maintenant tu fais un album pour promouvoir tes tournées ! Toute ta musique se retrouve sous toutes sortes de plateformes musicales et on sait tous qu’ils payent pratiquement rien, donc c’est pour ça que tu vois des vieux bands qui repartent en tournée, car ils ne font plus d’argent avec leurs droits d’auteurs. J’ai lu dernièrement que ‘’The Kinks’’ repartaient en tournée, écoute les gars ont tous 70 ans et plus, mais ça c’est une autre discussion.

Q- Donc vous avez été actifs de 1980 à 1990.

Après que je sois parti, Dan était déjà parti, Mike était déjà parti. L’âme, le son, et l’esprit n’était plus là. Il ne restait plus que Rick. Lui de son côté, il a fait d’autres projets.

Mais si je me rappelle bien les derniers show de Sword, c’était en 1995 ou 1996 ?

Les derniers show de Sword en tant que Sword c’était en 1990. Moi j’ai quitté en 1991.

Vous venez de sortir un single (In Kommand) tiré de l’album qui sort très bientôt. Comment peux tu me le présenter ? Et en sous question, d’où est partie l’idée d’un nouvel album ?

L’album est terminé, mixé et tout. Il ne reste qu’à Combat Records, notre maison de disques de le sortir. Pour te donner une idée de ce que ça sonne, c’est comme une ‘’claque sur la gueule’’. C’est dans l’esprit de ce que Sword est, et de ce Sword a toujours été.

Quand on s’est réunis en 2011 pour une pratique, non je te dirais plus un ‘’Jam’’, les premiers accords et les premières notes qu’on a joués on s’est tous regardé, et c’était comme si on ne s’était jamais séparés. Le son était là, tout était là !

Votre premier album Metalized, est considéré par plusieurs comme étant l’un des meilleurs albums Metal canadien de tous les temps. Le prochain est attendu avec une grande impatience. La question qui tue ; Sword de 1985 ou Sword de 2021 ? Lequel est le plus tight ?

Wow ! Vraiment une question qui tue ! Vous allez le voir dans le prochain album, la maturité musicale se ressent partout. C’est sûr que maintenant quand je joue, je ne joue plus de la même manière qu’il y’a 30 ans, et je ne te cacherai pas qu’il y’a des riffs sur l’album qui datent de 30 ans, mais c’était des chansons qu’on avait fait et oublié. En réécoutant, y’a des bouts où on s’est dit, Aie ! ce bout là est bon, on fait  quoi avec ça ? Donc tu auras la chance d’écouter ce riff vieux de 30 ans et celui qui est sur l’album et c’est complètement différent. Tu entends cette maturité musicale que je te parle. On est très fiers du résultat et on a très hâte de vous le faire découvrir.

L’album que tu as une préférence pour ? Je sais que tu risques de me dire le dernier, mais on parle pas du denier je parle des deux studios et du Live.

C’est sûr que Metalized c’est mon préféré, mais le dernier, je peux pas en parler, mais vous allez l’entendre, il est vraiment bon. L’autre chose c’est que Metalized a été composé en 5 ans, Sweet Dreams, en un an et demie environ, mais je pense qu’il est efficace quand même. Quand on joue toutes ces chansons Live, ça rentre au poste, les spectateurs s’en rappellent, ils chantent avec nous, c’est vraiment cool.

J’ai lu sur votre site que la micro-brasserie Le Presbytère brasse maintenant une bière à votre effigie. Peux tu m’en parler ?

Oui. C’est une Pastry Stout de 10% d’alcool, qui s’appelle la Metalized Dreams. Ça, c’est l’idée d’un fan fini de nous autres, Richard Martineau (Rich Metal) et ça adonne que lui et quelques uns de ses chums, se sont partis une micro-brasserie. Ils nous ont envoyé un message et nous ont demandé la permission, mais pense-y, qui dirait non a ça ? (rires). C’est sûr qu’on a pas choisi le style de la bière, mais c’est pas grave, j’ai très hâte d’y goûter.

J’ai remarqué que le logo c’est Metalized ?

En fait, tu as le logo de Metalized, mais tu as aussi le serpent de Sweet Dreams !

Après la pandémie, qu’est-ce qu’on peux attendre de Sword ? Show, Tournée ?

Écoute, y’a plein de monde qui nous demande de faire un genre de show virtuel, mais nous, on trouve ça impersonnel. Je sais pas, on va peut-être avoir une bulle qui va nous péter dans tête et on va se dire Ok ! on le fait. Mais je ne sais pas. J’ai ben hâte que l’album sorte pour vous faire découvrir les nouvelles tounes. 

Donc l’album sort très bientôt ?

Oui. Mais en fait, la balle est dans le camp de notre compagnie de disques, Combat Records. Les masters sont fait, l’album est complètement prêt à être sorti. Il reste seulement la mise en marché. Ils veulent le sortir en vinyle aussi. C’est tout ce qui reste à faire. Tu sais, tu es un fan de Metal comme moi, donc un album vinyle de Metal, c’est comme ça que ça s’écoute !

Tu sais que l’entrevue que je fais avec toi est pour Famille Rock.com, anciennement Pop Rock, et ça c’est Géo Giguère. Il m’a demandé de te demander si tu te souviens d’être venu à son émission Famille Rock sur le canal 9 ?

Eh Boy ! C’est vague mais je m’en rappelle et je l’ai vu je crois sur Youtube. Je ne me souviens pas avec qui j’étais, probablement Rick, je ne suis pas certain. Mais oui je me rappelle.

Pour moi ma toune favorite ça a toujours été Out of Control, ça sonne tellement ‘’Trash Metal’’. Pour toi c’est quoi ta meilleure toune de Sword ?

Oh ! J’aime bien sûr le deuxième album, la toune Caught in the Act. Elle aussi est assez ‘’Trash Metal’’. Elle a ‘’fessé dans le dash’’.

Moi sur le deuxième album c’est ‘’State of Shock’’ !

Toi tu aimes ça quand ca brasse ! (rires) 

Écoute dans le premier album j’entend des influences UFO ou Michael Schenker Group. Est-ce que je me trompe ?

Influence peut-être pas. Tu sais nos influences à moi et à Mike, c’était plutôt Kiss et Rush. Quand on est arrivés avec Sword, on était beaucoup dans les bands british comme Led Zeppelin. Après on a continué dans les bands british, mais plus dans le Metal comme Priest ou Maiden. Y’a aussi Scorpions qu’on a beaucoup aimé. Mais si tu écoutes bien nos albums ça sonne très européen.

C’est un peu ce que j’entend, mais moi j’ai quand même entendu souvent un feeling UFO dans vos tounes.

Je te dirais que oui quelques riffs s’apparent à UFO. Mais ça a pas été une influence majeure.

Votre façon de composer se profile de quelle manière ? Toujours les mêmes qui amènent les tounes ou si c’est plus un assemblage de petites choses ?

Généralement, on procède de la façon suivante : On commence avec des riffs et y’en a qui sont plus avancés que d’autres, mais sinon c’est vraiment des riffs que l’on monte jusqu’à ce qu’on arrive à une toune. 

Qui est le plus productif au niveau de l’écriture des chansons dans le band ?

C’est une collaboration de band. Les riffs, c’est moi et Mike, mais Rick a composé des riffs lui aussi, mais tous les arrangements, c’est Sword qui les faits ! C’est une collaboration constante

2018, Club Soda, Montréal (vidéo de Luc Grisé)

Donc pour le nouvel album c’est de cette façon que vous avez procédé 

Oui. On est parti de choses existantes, mais oui on a travaillé comme on le fait toujours. Je dirais que Mike Plant a fait une superbe job. La majorité de la production c’est lui qui l’a fait et c’est une superbe job. Il a réussi à tout mettre en place et ça sonne vraiment bien.

De 1980 à1990, tu es actif avec Sword, mais après que tu aies quitté, tu as comme disparu, qu’as-tu fait ?

Ok ! Ça c’est une excellente question. Mais bon….(pause)

Tu veux aller là ou tu préfères ne pas répondre ?

En fait y’a beaucoup de facteurs. Y’a eu un choix de management avec lequel on s’est trompé à l ‘époque. C’était supposé ouvrir le chemin vers de plus grandes choses et ça ne s’est pas fait. Y’a aussi eu des choses personnelles entre les membres du groupe. Tu sais, quand tu fais 10 ans, quatre gars ensemble presque 24/7…..Moi en 1988, j’avais déjà un enfant, ça a changé ma perspective. On a eu des différences personnelles a l’époque, mais c’est certain que le choix du management n’a pas aidé.

Mais de 1991 à 2011 quand vous avez fait votre premier ‘’Comeback’’ qu’as-tu fait ?

Écoute, moi en 1995 j’avais quatre enfants, donc je devais gagner ma vie, et je suis aller travailler en distribution. J’ai bien gagné ma vie, et je travaille encore, mais j’espère que si tout repart en fou en 2021 ou 2022, que l’on pourra faire des festivals, et c’est drôle que l’on fasse cette entrevue maintenant car, on regardait la liste des pays où l’on a des fans, et on en a partout. C’est incroyable. Au Chili, au Pakistan, partout. Tu sais, avec l’Internet, la planète est rendue minuscule pas à peu près. je trouve ça vraiment plaisant, moi j’aimerais bien aller faire un show en Argentine ou au Brésil ou une place comme ça !

2012 en Europe

2011 fut votre retour à La Baie, deux jours après vous êtes au festival d’été de Québec. 2012 ce fut au tour de l’Allemagne de revoir Sword, puis vous avez fait le Heavy Montréal la même année. Est-ce que ces shows sont à l’origine de la renaissance de l’aventure Sword ?

C’est vraiment en 2011 quand on est entrés dans le local et qu’on a commencé à pratiquer pour le show de La Baie et du festival de Québec que ça a fait Wow ! Tu sais, Mike et Rick et même Dan ont joué avec plein d’autres musiciens, mais ils m’ont dit que rien ne sonnait comme nous. Et honnêtement, quand vous irez télécharger notre single, vous entendrez que ça s’aligne comme ça tout le long de l’album. J’ai très hâte que le monde l’entende.

Ça va vraiment être comme le style du single ?

Le feeling est plus Metalized que Sweet Dreams. La maturité des musiciens et le son en font un album qui fait plus 2021. Je te dirais un peu plus ‘’progressif’’, même si on est pas un band progressif, mais je dirais plus près de Metalized.

Un grand Merci à toi, Mike Larock, bassiste émérite de Sword. As-tu quelque chose à ajouter Mike ?

C’était merveilleux. Ca m’a fait énormément plaisir. Merci !

Même chose pour moi Mike ! Salut mon Chum !

 

Donc on attend avec impatience le nouvel album de Sword qui devrait sortir sous toutes les plateformes numériques. Le Nouvel album devrait être en format CD pour commencer et devrait se retrouver en numérique suivi du format tant attendu, le vinyle.

Rock On !

 

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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